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Comment choisir entre trottinette, tricycle, draisienne et vélo pour enfant

Par Frédéric Perron Mise en ligne : 17 mai 2019  |  Magazine : juin 2019 Photos: Shutterstock, Réjean Poudrette

Photos: Shutterstock, Réjean Poudrette

Avec le retour du beau temps, votre enfant est impatient d’aller rouler à l’extérieur. Trottinette, tricycle, draisienne ou vélo : par où commencer ? Quels sont les prix, avantages et inconvénients de chacun? On vous explique aussi comment choisir un bon casque.

Les experts à qui nous avons parlé sont unanimes : la draisienne – une bicyclette sans pédales que l’on pousse avec ses pieds, aussi appelée « vélo d’équilibre » – constitue une excellente préparation au vélo.

« Elle permet à l’enfant de développer son équilibre et sa propulsion », précise Claude Dugas, professeur au Département des sciences de l’activité physique de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR). Selon lui, l’enfant peut ensuite passer directement au vélo sans petites roues de support à l’arrière, et ce, assez facilement.

Sylvain Beaudoin, coordonnateur technique du secteur BMX à la Fédération québécoise des sports cyclistes, partage cet avis, mais suggère aussi de faire un peu de tricycle pour apprendre à pédaler avant de passer à la bicyclette. Il rappelle toutefois que la notion de plaisir est également très importante. « Je n’empêcherais jamais un enfant de faire de la trottinette s’il aime ça, même si, selon moi, la draisienne est une meilleure préparation au vélo », dit-il.

Selon Claude Dugas, la draisienne, le tricycle et la trottinette conviennent bien aux enfants de 2 à 4 ans. Quant au premier vélo, il s’adresse de préférence aux enfants de 4 à 8 ans. « Mais le développement et la capacité à prendre des risques étant différents d’un enfant à l’autre, ces tranches d’âge sont données à titre indicatif seulement », nuance-t-il.

Suzanne Lareau, PDG de Vélo Québec, abonde dans le même sens. « Certains jeunes vont commencer le vélo à 5 ans, et d’autres à 8 ans, constate-t-elle. À chacun son degré de maturité. Il faut les laisser évoluer à leur rythme et selon leur motivation. »

Où acheter ?

On trouve des draisiennes et des bicyclettes pour enfants dans les grandes surfaces et les boutiques spécialisées dans les vélos. Quant aux tricycles et aux trottinettes, ils sont surtout vendus dans les grandes surfaces.

Selon Suzanne Lareau, il est préférable d’acheter une draisienne ou un vélo chez un marchand spécialisé. « Dans les grandes surfaces, les vendeurs s’y connaissent rarement bien en vélo, dit-elle. En boutique, vous aurez un service plus personnalisé et de meilleures explications sur les différents modèles. »

Comme les enfants grandissent vite, ils doivent changer de vélo tous les deux ou trois ans environ. Votre budget est limité ? Recherchez des produits d’occasion en bon état sur des sites comme Kijiji ou LesPAC.

draisienne

La draisienne (vélo sans pédales)
Âge de l’enfant : 2 ans ou plus
Prix : de 80 à 300 $

Une draisienne est un vélo sans pédales. Pour se déplacer, l’enfant pousse avec ses pieds sur le sol. Quand il atteint une certaine vitesse, il peut lever ses pieds et se laisser porter. Ces apprentissages l’aident à développer son équilibre.

La hauteur de la selle est ajustable sur la plupart des draisiennes. En magasin, réglez la selle au niveau le plus bas et demandez à l’enfant de s’asseoir. Il devrait pouvoir poser ses pieds bien à plat sur le sol ; sinon, optez pour un modèle plus petit.

Les draisiennes les plus abordables ont un cadre en acier, tandis que celui des modèles les plus chers est fait en aluminium, un matériau plus léger qui a l’avantage de ne pas rouiller. Certaines draisiennes viennent avec un cadre en bois.

Marc-André Lebeau, propriétaire des boutiques Bicycles Quilicot, estime qu’il n’est pas nécessaire d’opter pour les modèles les plus chers. « Le type de matériau n’a pas une grande importance, car une draisienne, ce n’est jamais très lourd », juge-t-il. Par ailleurs, l’enfant n’utilisera la draisienne que deux ou trois ans, après quoi il passera au vélo. Dans la plupart des cas, un modèle vendu de 100 à 200 $ devrait faire l’affaire.

tricycle

Le tricycle
Âge de l’enfant : 2 ans ou plus
Prix : de 60 à 600 $

Parce qu’il est relativement stable, le tricycle ne permet pas à l’enfant de développer son équilibre. Il l’amènera toutefois à apprendre comment pédaler.

Les modèles les plus abordables, peu sophistiqués, devraient convenir à la plupart des enfants. À l’opposé, les plus chers (comme ceux de marque Bentley, aussi connue pour ses voitures de luxe) s’apparentent plutôt à des poussettes. Ils sont dotés d’un dossier, d’un harnais, d’un pare-soleil et de poignées à l’arrière, ce qui permet aux parents de les pousser quand l’enfant est fatigué. Ces composantes peuvent ensuite être enlevées pour transformer le véhicule en tricycle régulier.

>> À lire aussi: comment choisir un siège de vélo pour enfant

trotinette

La trottinette
Âge de l’enfant : 2 ans ou plus
Prix : de 50 à 400 $

Tout comme la draisienne, la trottinette est un excellent moyen pour le petit de travailler son équilibre. « Certains enfants conservent leur trottinette pendant très longtemps parce qu’ils préfèrent cette façon de se déplacer, constate Claude Dugas, de l’UQTR. Ceux qui ont fait beaucoup de trottinette font la transition vers le vélo quasi naturellement, car ils ont développé leur équilibre et leur musculature. » Le tricycle ne représente donc pas un passage obligé.

Sur le marché, on trouve des modèles à deux et à trois roues ; ces derniers sont plus stables, mais ils sont moins susceptibles d’encourager l’équilibre. « Comme les roues des trottinettes sont plus petites que celles des draisiennes, elles sont plus vulnérables aux fissures sur le trottoir ou la route, ce qui peut occasionner des chutes », souligne Suzanne Lareau, de Vélo Québec.

Certaines trottinettes sont pliables, ce qui en facilite le transport et le rangement. Assurez-vous que la hauteur du guidon est ajustable : cela permettra à votre jeune d’utiliser sa trottinette pendant quelques années.

Comme c’est le cas pour les draisiennes et les tricycles, les modèles les plus abordables devraient convenir à la plupart des enfants. Les trottinettes les plus chères, notamment celles de marque MGP, sont dotées de composantes durables, adaptées aux sauts et autres manœuvres périlleuses. Elles s’adressent à des enfants de 6 ans ou plus, estime Myriam Seers, adjointe à la direction au planchodrome intérieur Le Taz, à Montréal.

velo

Le vélo
Âge de l’enfant : 4 ans ou plus
Prix : de 90 à 700 $

Les vélos pour jeunes enfants sont vendus avec deux petites roues stabilisatrices à l’arrière. Votre enfant pourra commencer à utiliser le vélo avec ces miniroues – le temps d’apprendre à maîtriser ses déplacements et à pédaler –, après quoi vous pourrez les enlever.

L’utilisation de telles roues pour l’apprentissage du vélo fait toutefois l’objet d’une certaine controverse. « Le vélo avec roues stabilisatrices ralentit la capacité de l’enfant à développer son équilibre, affirme Claude Dugas, du Département des sciences de l’activité physique de l’UQTR. Idéalement, l’enfant devrait passer de la draisienne au vélo à pédales avec un siège très bas, sans petites roues. La transition est facile à faire. »

Cependant, Suzanne Lareau, de Vélo Québec, est d’avis que les roues stabilisatrices ne sont pas à bannir. « Il s’agit d’un simple accessoire, dit-elle. On les retire lorsque l’enfant est prêt à le faire. Il ne faut pas le forcer s’il a peur. Il doit être motivé à apprendre le vélo sans petites roues. »

Les vélos destinés aux jeunes enfants ont une seule vitesse, et le freinage s’effectue par rétropédalage, plutôt qu’avec une manette sur le guidon. Le diamètre des roues d’un premier vélo variera de 30 à 40 cm (de 12 à 16 po), selon la grandeur de l’enfant et son âge. Marc-André Lebeau, des boutiques Bicycles Quilicot, estime que les vélos avec des roues de 30 et 35 cm (12 et 14 po) conviennent aux tout-petits de 2 à 5 ans, alors que ceux avec roues de 40 cm (16 po) sont adaptés aux enfants de 4 à 8 ans.

En magasin, faites asseoir l’enfant sur la selle du vélo réglée à la hauteur la plus basse. Il devrait avoir les pieds bien à plat au sol ; si ce n’est pas le cas, choisissez un modèle plus petit.

Les vélos les plus abordables sont en acier, un matériau qui peut rouiller. Les modèles un peu plus chers, en aluminium, sont plus légers et résistants à la corrosion.

« En moyenne, les gens changent le vélo de leur enfant tous les deux ou trois ans – à mesure que les enfants grandissent –, après quoi ils peuvent revendre la bicyclette sur le marché de l’occasion, dit Marc-André Lebeau. Les vélos les moins chers trouvent moins facilement preneurs, car leurs roues tendent à crochir et leur acier à rouiller. Les vélos un peu plus haut de gamme ont de meilleurs composants et sont plus durables. Ils ont donc une meilleure valeur de revente. »

>> À lire aussi: notre test de sièges de vélo, demi-vélos et barre tandem

Comment choisir un casque pour enfant

Tout d’abord, assurez-vous que le casque porte l’une des certifications suivantes : Groupe CSA, ASTM International, Consumer Product Safety Commission (CPSC) ou Snell B90 (ou B95). La plus courante est celle de la CPSC, une agence américaine. Cette certification signifie que le casque a subi des tests de résistance rigoureux et offre une excellente protection.

En magasin, faites essayer le casque à votre petit. Ajustez le casque avec la molette de réglage située à l’arrière, puis demandez à votre enfant d’agiter la tête. Le casque devrait bien tenir en place ; sinon, optez pour un modèle moins grand.

Claude Dugas, professeur au Département des sciences de l’activité physique de l’Université du Québec à Trois-Rivières, recommande le port du casque avec tout type de véhicule pour enfant, pour une simple question de sécurité. L’avis de Suzanne Lareau est moins tranché. « Un casque en tricycle ou sur une draisienne, je trouve ça plutôt inutile, car les enfants sont assis bas et ne vont pas très vite. C’est comme si on mettait un casque à un enfant qui court. »

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