Nous venons de publier un test de crème solaire. La bonne nouvelle, c’est que la majorité des produits se sont révélés bons ou très bons en matière de protection contre les UVA et les UVB. La mauvaise nouvelle est que nous avons relevé plusieurs produits qui ne devraient tout simplement pas figurer sur les tablettes.
Des produits de beauté coréens qui ne se conforment pas à la réglementation d’ici
Nous avons voulu suivre la tendance et inclure dans notre test des produits de beauté coréens dans notre sélection. Nous avons donc visité le magasin THEKSHOP, qui offre une grande variété d’articles qu’on ne trouve pas dans les pharmacies traditionnelles. Nous avons choisi d’acheter un écran solaire FPS 50 de la marque Beauty of Joseon, un produit très populaire auprès des influenceuses sur les réseaux sociaux. Or, quelle ne fut pas notre surprise de constater que le tube ne comporte aucun NPN (numéro de produit naturel) ni DIN (numéro d’identification de médicament), pourtant obligatoires pour que le produit puisse être vendu au Canada.
En examinant de plus près la liste des ingrédients, nous avons également constaté la présence d’éthylhexyl triazone, un filtre solaire non autorisé au Canada. Cet écran solaire ne devrait donc pas être offert à la vente sur notre marché.
Les produits québécois ne sont pas à l’abri
On aurait pu croire que les écrans fabriqués localement respecteraient davantage la réglementation, mais ce n’est malheureusement pas le cas. La crème solaire de la marque québécoise TANIT, chouchou de plusieurs de nos lectrices, s’est, elle aussi, révélée non conforme.
Nous avons acheté la version FPS 30 du produit et avons constaté que son emballage affichait une concentration de 19 % d’oxyde de zinc, alors que la fiche de Santé Canada indiquait plutôt une concentration de 12 %. Or, il est interdit de modifier la composition d’un écran solaire après l’obtention de l’autorisation de Santé Canada pour une formulation précise.
Plus préoccupant encore, le produit FPS 50 affiche une concentration de 30 % d’oxyde de zinc sur son emballage, bien que sa formulation soit permise à seulement 12 %. Cette situation est d’autant plus inquiétante que la limite maximale d’oxyde de zinc autorisée au Canada est de 25 % pour des raisons de sécurité.
Ainsi, ces deux produits ne sont pas conformes à la réglementation en vigueur, et ils ne devraient pas eux non plus prendre place sur les tablettes. Nous avons communiqué avec TANIT afin d’obtenir des explications, mais nous n’avons jamais reçu de réponse.
Nous avons aussi contacté Santé Canada pour les informer de la présence de ces trois produits problématiques sur le marché. L’institution fédérale nous a assuré qu’elle prendrait les mesures nécessaires.