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Blanchiment des dents: ce qu'il faut savoir avant de succomber

Par Rémi Maillard Mise en ligne : 13 mai 2011

Shutterstock

Envie d’avoir un sourire de star? Même s’il existe de plus en plus de produits pour blanchir les dents, ne succombez pas trop vite à la tentation.

Offrez-vous le sourire de vos rêves»; «Laissez une impression inoubliable chaque fois que vous souriez»; «Sourire éclatant hollywoodien, la séduction est dans la blancheur!»… Depuis quelques années, ce genre d’annonces prolifère à la télévision, dans certains magazines et sur le Web. Avec succès: un sondage Pollara réalisé en 2007 montre que 14 % des Canadiens ont déjà acheté un produit de blanchiment en vente libre. Et selon l’American Academy of Cosmetic Dentistry, la demande pour se faire blanchir les dents a explosé de 300 % en 15 ans chez nos voisins du Sud.

Promesses et résultats

On trouve de plus en plus de «trousses» de blanchiment sur les tablettes des pharmacies, vendues de 30 à 55 $ environ. Elles contiennent du peroxyde d’hydrogène, «le même ingrédient sans danger pour l’émail que celui dont se servent les dentistes», proclament leurs fabricants.

Plusieurs centres dentaires ont également investi ce lucratif marché, sans parler des cliniques d’esthétique, spas et autres salons de coiffure. Les traitements qu’ils proposent coûtent entre 150 et 1 000 $ et leurs publicités vantent des «procédures brevetées», des techniques «élaborées scientifiquement» ou des «technologies avancées». Tantôt «ra­pide», «très rapide», «visible» ou «remarquable», la blancheur promise y est toujours «garantie», voire «garantie à 100 %».

Des résultats variables

Qu’ils soient vendus dans le commerce (bandelettes collantes, gels à placer dans des gouttières ou à appliquer au pinceau) ou offerts chez le dentiste, les produits de blanchiment agissent de la même façon: le peroxyde attaque et brise les molécules foncées qui se trouvent à l’intérieur de l’émail ou de la dentine, ce qui les fait paraître plus clairs. Toutefois, la teneur en peroxyde des agents actifs utilisés en cabinet, beaucoup plus élevée, permet d’obtenir un éclaircissement plus rapide qu’avec les produits commerciaux, surtout lorsqu’ils sont activés par une source de lumière ou de chaleur.

La durée du traitement dépend aussi du degré de coloration initiale de la dent et de son origine – alimentation, tabac, antibiotiques, vieillissement, etc. En gros, cela va d’une heure sur le fauteuil du dentiste à quelques semaines s’il est effectué à domicile, affirme la Dre Annie St-Georges, professeure à la Faculté de médecine dentaire de l’Université­ de Montréal­. «Lorsque les dents ont été colorées à la suite de la prise de tétracycline, par exemple, l’opération peut prendre jusqu’à six mois », précise-t-elle. De plus, «chez les patients dont l’altération de la couleur des dents est irrégulière, le blanchiment peut donner des résultats insatisfaisants», avertit l’Association dentaire canadienne (ADC).

«Les dents blanches, ça n’existe pas!»

Les spécialistes le savent, la couleur naturelle des dents varie d’un individu à l’autre. Certaines sont plus jaunes, d’autres plus grises, mais jamais elles ne sont tout à fait blanches, et encore moins d’un blanc uniforme. «Les dents blanches, ça n’existe pas! La blancheur parfaite relève du fantasme social», affirme Michel Goldberg.
Le problème, déplore-t-il, c’est que depuis quelques années, se faire éclaircir les dents est devenu une véritable contrainte sociale, qu’il s’agisse des relations professionnelles ou de la sphère privée. Une mode en provenance des États-Unis, «à la limite de l’obsession», entretenue «par la publicité des compagnies de cosmétiques, le cinéma, les séries télévisées, les magazines féminins et les journaux à potins».

Or, le «blanchiment» n’a rien à voir avec la santé buccale, s’insurge le chercheur. «Au contraire, quand vous gommez les différences de couleur sur une dent, vous détruisez la vie qui est à la surface. Sauf exceptions, par exemple dans les cas de coloration due à des accidents génétiques ou à la prise de certains médicaments, cette pratique devrait être abandonnée. On peut avoir un sourire charmant sans être obligé de ressembler à un clavier de piano!»

Effets à court terme

Une étude publiée en 2009 dans la revue Journal of Dentistry confirme que les produits vendus dans le commerce érodent très légèrement l’émail des dents. Elle montre aussi que, selon le type de traitement, celles-ci perdent une partie de leur (relative) élasticité.

Rien d’alarmant, estime cependant la Dre St-Georges. «On observe bien une légère érosion de l’émail dans les jours qui suivent un traitement, concède-t-elle. Mais comme il y a un échange constant de minéraux entre la salive et les dents, ceux-ci se redéposent assez vite et tout redevient normal.» Même son de cloche à Santé Canada, qui certifie que «les possibles effets indésirables des produits sur la structure de la dent ou la solidité de l’émail ne soulèvent aucune inquiétude».

Biologiste et chercheur en toxicologie à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (France), le professeur Michel Goldberg n’est pas de cet avis: «S’il n’y avait aucune altération de structure, on n’observerait pas d’éclaircissement dentaire. Au microscope électronique, la surface d’une dent blanchie ressemble à la façade d’un immeuble criblé de balles. Si les dentistes savaient qu’ils transforment l’émail en passoire, ils seraient épouvantés!»

Le chercheur pointe également l’existence de «phénomènes de corrosion à la marge» entre les amalgames d’argent ou de résine composite et la dent, «ce qui fragilise l’étanchéité de l’obturation, ouvre la porte aux micro-organismes et accroît le risque de caries». Il ne faut pas généraliser, tempère ­­­­Annie ­­St-Georges: «Oui, le blanchiment peut affecter certaines restaurations lorsqu’elles sont défectueuses, mais cela ne signifie pas pour autant qu’on est obligé de tout changer.»

Effets à long terme

Par ailleurs, Michel Goldberg s’inquiète des conséquences pour l’estomac de l’ingestion de peroxyde en cas d’utilisation fréquente: «Même si les cellules de la paroi stomacale et de l’intestin se renouvellent, le fait de les agresser en permanence risque de provoquer au moins une gastrite.» D’après le Comité scientifique des produits de consommation de la Commission européenne, «un utilisateur de produits de blanchiment des dents avale jusqu’à 25 % du peroxyde d’hydrogène appliqué».

De son côté, l’ADC rappelle sur son site Web que «les effets à long terme du blanchiment sont encore inconnus et doivent faire l’objet de recherches», surtout en cas de traitements à répétition. Une raison supplémentaire d’être prudent, croit Johanne­ Côté: «Même si nous vivons dans un monde où prime­ l’apparence, il faut employer tous ces produits avec parcimonie. C’est bien beau d’avoir un sourire plus éclatant, mais à quel prix? Une dent, ça ne se remplace pas si facilement!»

Conclusions du Comité scientifique des produits de consommation (CSPC) de la Commission européenne:

  • L’utilisation de dentifrices, de bains de bouche et de produits de blanchiment des dents contenant jusqu’à 0,1 % de peroxyde d’hydrogène ne présente aucun risque pour la santé du consommateur.
  • L’utilisation de produits de blanchiment contenant entre 0,1 et 6 % de peroxyde d’hydrogène peut comporter des risques, qui augmentent à mesure qu’augmentent la concentration en peroxyde et la fréquence d’application.
  • Les risques potentiels de l’utilisation de produits de blanchiment contenant entre 0,1 et 6 % de peroxyde d’hydrogène peuvent être limités si le traitement est appliqué convenablement avec l’approbation d’un dentiste et sous sa supervision. Le cas individuel de chaque patient doit être pris en compte avant le traitement.
  • On considère que l’utilisation de produits de blanchiment contenant plus de 6 % de peroxyde d’hydrogène n’est pas sûre pour les consommateurs.

Préoccupant pour les fumeurs

«Le peroxyde d’hydrogène peut agir comme un faible “promoteur de cancer”, c’est-à-dire qu’il peut légèrement stimuler la croissance ou la multiplication des cellules cancéreuses», estime le CSPC. En effet, «la consommation de tabac, l’abus d’alcool et certaines prédispositions génétiques augmentent le risque de cancer de la bouche. Le peroxyde peut dès lors augmenter encore ce risque, particulièrement lorsque le traitement est répété. Cela peut être préoccupant, dans la mesure où les fumeurs sont des candidats vraisemblables au blanchiment des dents». Toutefois, selon l’Agence internationale de recherche sur le cancer, la faible quantité de peroxyde utilisée dans les produits de blanchiment exclurait tout risque carcinogène chez l’humain. Source: GreenFacts (2008).

Conseils pour réduire les risque, selon l'Association dentaire canadienne, l'Ordre des dentistes du Québec et Santé Canada:

  • Consultez votre dentiste avant d’entreprendre un traitement de blanchiment, surtout si vous avez eu des infections buccodentaires, si vous venez de recevoir des soins ou si vous souffrez déjà de sensibilité des dents.
  • Lisez attentivement et suivez le mode d’emploi qui figure sur l’étiquette du produit.
  • Ne l’utilisez pas plus de deux semaines sans la supervision d’un dentiste.
  • Si vos dents deviennent sensibles, diminuez de moitié la durée recommandée d’application du produit. Si cela ne suffit pas, cessez de l’utiliser durant deux ou trois jours, puis reprenez le traitement. Si la douleur persiste, arrêtez tout et voyez un dentiste.
  • Évitez le tabac, le thé et le café durant le traitement et dans les semaines qui suivent.
  • Le blanchiment des dents est contre-indiqué pour les femmes enceintes ou qui allaitent et les enfants de moins de 12 ans. Il est également déconseillé dans les cas d’affection buccale ou gingivale.

Examen préalable

Johanne Côté, présidente et directrice générale de l’Ordre des hygiénistes dentaires du Québec, avertit: avant de vous précipiter à la pharmacie ou dans une clinique d’esthétique, consultez un professionnel de la santé buccodentaire pour faire évaluer la teinte de vos dents et vérifier qu’elles sont capables de supporter l’opération. «Appliquer du peroxyde sur une dent en mauvais état peut être très douloureux, dit-elle. Seul un examen permet de détecter un éventuel début de carie, un plombage défectueux, une fêlure, une racine exposée ou un problème de gencive qu’il faudra traiter au préalable.»

Ne vous fiez pas non plus aux publicités qui promettent des résultats «permanents». «Rien n’est permanent, même les dents naturelles changent de couleur, souligne Annie St-Georges. L’effet d’un traitement supervisé par un dentiste peut rester visible de quelques mois à plusieurs années. Cela varie d’une personne à l’autre et dépend, notamment, de l’hygiène de vie.» Avec les trousses vendues dans le commerce, il dure « environ six mois», indique Santé Canada. Enfin, sachez qu’un nettoyage accroît les chances de réussite du traitement, car le produit pénètre plus facilement l’émail en l’absence de plaque dentaire et de tartre.

Précision importante, il agit uniquement sur les dents naturelles, et non sur les obturations en composite, les couronnes ou les facettes. Après le blanchiment, vous devrez donc prévoir refaire celles qui sont visibles afin d’harmoniser les teintes, ce qui peut coûter plusieurs milliers de dollars. Et répéter le traitement chaque fois que son effet s’estompe…

Dents sensibles, s’abstenir

Les effets secondaires les plus courants liés à l’emploi du peroxyde sont une irritation des gencives et une sensibilité accrue des dents au chaud ou au froid – jusqu’à deux tiers des patients seraient affectés, selon l’Ordre des dentistes du Québec. En général, ces effets disparaissent au bout de quelques jours. Et lorsque le traitement est supervisé par un professionnel, ils sont moins fréquents qu’il y a quelques années, assure le Dr Serge Langlois. La raison? «Les concentrations de peroxyde sont moins élevées, explique le président de l’Association des chirurgiens dentistes du Québec. Au besoin, on peut aussi réduire le temps durant lequel le patient porte ses gouttières ou y ajouter un agent désensibilisant pour diminuer la douleur.»

Évitez les cliniques d’esthétique, spas et autres salons de coiffure, recommande la Dre St-Georges. «Ils pratiquent des prix très bas, parfois inférieurs à 100 $. Mais ces gens-là ne sont ni dentistes ni hygiénistes. Souvent, le peroxyde est mal appliqué et on a constaté de nombreux cas de sensibilité importante des dents et des gencives. En outre, une coiffeuse ou une esthéticienne ne peut pas faire grand-chose s’il y a un problème, car elle ignore tout de ce qui se passe dans la bouche de son client et pourquoi il a mal.»

Pour Johanne Côté, le problème vient d’abord des produits en vente libre: «Beaucoup de gens veulent que leurs dents blanchissent rapidement, alors ils en mettent plus et plus longtemps. Or, à la longue, si le peroxyde est appliqué en trop grande quantité ou trop souvent, la couche externe de la dent finit par être altérée, ce qui rend l’émail plus poreux et plus sujet aux taches.»

Allégations et publicités

Aucun des produits que nous avons trouvés dans le commerce n’indique sa teneur en peroxyde. Rien d’étonnant: au Canada, les agents de blanchiment des dents (sauf s’ils contiennent du fluorure) sont considérés comme de simples cosmétiques. À ce titre, ils bénéficient d’un cadre réglementaire peu contraignant. 

Pour qu’ils puissent être vendus au pays, le gouvernement se contente de demander leur formulation afin de vérifier qu’ils ne renferment pas de substances figurant dans la Liste critique des ingrédients dont l’utilisation est restreinte ou interdite dans les cosmétiques. «Santé Canada n’approuve pas les produits. C’est au fabricant de s’assurer de leur innocuité», précise le ministère. Seuls ceux qui contiennent plus de 3 % de peroxyde doivent être accompagnés de données scientifiques prouvant aux autorités sanitaires qu’on peut les utiliser sans danger. Santé Canada exige cependant que l’étiquette des trousses de blanchiment affiche les six mises en garde suivantes:

  • «Si une irritation des gencives ou de la bouche (comme une rougeur, un gonflement, une douleur) se fait ressentir, arrêter l’utilisation et consulter un dentiste.»
  • «L’utilisation de produits contenant des peroxydes n’est pas recommandée pour les enfants de moins de 12 ans.»
  • «N’utiliser pendant des périodes de plus de 14 jours que sous la supervision d’un dentiste.»
  • «Ne pas avaler.»
  • «Éviter tout contact du produit avec les yeux.»
  • «Éviter le contact direct de la surface active du produit blanchissant avec les gencives ou l’écoulement salivaire.»

Selon les lignes directrices de Santé Canada, un produit de blanchiment des dents peut afficher ces indications:

  • Blanchit les dents
  • Ravive la blancheur des dents
  • Rend les dents plus blanches / le plus blanc possible
  • Élimine les taches (au sens cosmétique)
  • Fait briller les dents
  • Donne de l’éclat aux dents

Par contre, les allégations suivantes sont inadmissibles:

  • Toute allégation thérapeutique
  • Décolore les dents
  • Blanchit les dents d’une blancheur absolue
  • Élimine / blanchit les taches causées par la tétracycline
  • Prévient la récurrence des taches (sans qualification)

Publicités: trop beau pour être vrai...

Protégez-Vous a demandé au Dr André Prévost, vice-doyen aux affaires étudiantes à la Faculté de médecine dentaire de l’Université de Montréal, de commenter quelques-unes des allégations qu’on trouve sur les produits de blanchiment.

Il y a différentes manières de se faire blanchir les dents: à domicile sous la supervision d’un dentiste, dans son cabinet, dans un institut de beauté ou en achetant des produits vendus dans le commerce.

1- Traitement chez le dentiste
Coût: Environ 800 $.
Produit: Solution de peroxyde d’hydrogène de 30 à 35 %, activée ou non par une source de lumière.
Résultat: Durée: ± une heure par séance, selon les cas*. Résultat rapide.
Remarques

  • La sensibilité au chaud et au froid est possible au cours des jours qui suivent.
  • Une deuxième séance «au fauteuil» est souvent nécessaire.
  • La combinaison avec une autre méthode peut être indiquée.

2- Ensembles vendus en cabinet
Comme un professionnel qualifié supervise le traitement, la concentration en peroxyde de ces produits est plus élevée que celle des produits de blanchiment vendus en pharmacie.
Coût: Environ 500 $.
Produit: Solution de peroxyde d’hydrogène à 3 %, 6 % ou 9 % (jour) ou de peroxyde de carbamide à 10 %, 16 % ou 20 % (jour ou nuit) à placer dans une gouttière à l’aide de seringues.
Résultat: Durée: ± deux semaines, selon les cas*. Résultat progressif.
Selon les recommandations du dentiste, la quantité de produit et le temps de traitement quotidien doivent être respectés (30 minutes, une heure ou toute la nuit, en fonction du produit).
Remarques

  • Une visite de contrôle chaque semaine est nécessaire.
  • Le dentiste prend les empreintes de vos dents pour fabriquer des gouttières en plastique sur mesure (moules buccaux), ce qui limite les risques d’écoulement de la solution de peroxyde. Les gouttières peuvent aussi être utilisées pour l’application d’agents désensibilisants (fluorure de sodium neutre, dentifrice pour dents sensibles, etc.).

3- Produits vendus en pharmacie
Bandelettes collantes, gels avec gouttières, gels à appliquer au pinceau.
Coût: De 6 à 55 $ environ.
Produit: Ingrédient actif en plus faible concentration que celui qui est utilisé chez le dentiste (entre 3 % et 6 % de peroxyde d’hydrogène, en moyenne).
Résultat: Durée variable. Résultat progressif. Blanchiment de léger à moyen. Les bandelettes collantes donnent un meilleur résultat (de quelques jours à quelques semaines). Résultat limité lorsqu’un nettoyage professionnel n’a pas été effectué au préalable.
Remarques

  • Les bandelettes collantes ne couvrent pas toutes les dents. Lorsque celles-ci ne sont pas bien alignées, celles qui sont en retrait risquent de ne pas être aussi blanches que les autres.
  • Les gouttières sont de taille standard. Il faut les tremper dans l’eau chaude pour pouvoir les mouler, d’où un ajustement approximatif. Avec le risque qu’une partie du peroxyde s’échappe pour couler dans la bouche, ce qui entraîne une irritation de la gorge et de l’estomac.
  • Le gel à appliquer au pinceau ou avec un coton-tige est facile à utiliser, mais rien ne protège les lèvres et les gencives du peroxyde. De plus, il se mélange rapidement avec la salive.
  • Tous ces produits permettent de blanchir l’émail des dents à des degrés divers. Ils peuvent être utiles pour des retouches ou pour aider à conserver un blanchiment professionnel.
  • Un nettoyage professionnel accroît les chances de réussite, car le peroxyde pénètre plus facilement l’émail en l’absence de plaque dentaire et de tartre.

4- Produits offerts par la publicité ou Internet
Traitements dans un institut de beauté, salon de coiffure, spa, etc.
Produit: Ingrédient actif de concentration comparable à celle des produits vendus en pharmacie.
Résultat: Variable. Limité lorsqu’un nettoyage professionnel n’a pas été effectué au préalable.
Remarques:

  • Une concentration non contrôlée de peroxyde peut causer des dommages aux dents et aux tissus mous de la bouche.
  • Les gouttières mal adaptées occasionnent un risque d’avaler le produit, ce qui irrite la gorge et l’estomac.
  • La qualité du produit et sa provenance sont souvent inconnues.

5- Autres produits «blanchissants»
Dentifrice, gomme à mâcher, rince-bouche, soie dentaire.
Produit: Action mécanique d’abrasifs doux.
Résultat: Ces produits agissent uniquement sur les taches légères et superficielles de la dent    
Remarque: Ces produits peuvent être utiles dans le cadre d’un programme de maintien d’un blanchiment professionnel.

* Durée à titre indicatif; variable selon l’intensité et l’origine de la coloration.
Sources: Dre Annie St-Georges; Ordre des dentistes du Québec; Ordre des hygiénistes dentaires du Québec.

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Santé et alimentation

Commentaires 8 Masquer

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  • Par Audrey Cyr | 22 septembre 2012

    Que pensez-vous du blanchissement au laser?

    Par Michelle Ouellette | 15 janvier 2016

    Blanchiment au laser = Peroxide activé par la lumière.

  • Par Valérie Petitjean | 26 février 2014

    Petite rectification...
    Le peroxyde d'hydorgène et le peroxyde de carbamide, deux produits utilisés pour le blanchiment des dents, ne sont pas cancérigènes. Cependant, ils augmentent le potentiel cancérigène du tabac. C'est pourquoi les fumeurs ne doivent pas utiliser de produit blanchissant professionnel ni commercial.

    Autre note: les concentrations sont toujours indiquées sur les produits professionnels.

    Dre Valérie Petitjean, dentiste

    journalist Par REMI MAILLARD de Protégez-Vous | 28 mai 2015

    En effet, ni le peroxyde d'hydrogène ni le peroxyde de carbamide ne sont cancérigènes. Ce n'est d'ailleurs pas ce que dit le Comité scientifique des produits de consommation de la Commission européenne, cité par Protégez-Vous.
    Le CSPC affirme seulement que «le peroxyde d’hydrogène peut agir comme un faible “promoteur de cancer”, c’est-à-dire qu’il peut légèrement stimuler la croissance ou la multiplication des cellules cancéreuses». Le Comité précise ensuite que «la consommation de tabac, l’abus d’alcool et certaines prédispositions génétiques augmentent le risque de cancer de la bouche. Le peroxyde peut dès lors augmenter encore ce risque, particulièrement lorsque le traitement est répété. Cela peut être préoccupant, dans la mesure où les fumeurs sont des candidats vraisemblables au blanchiment des dents».
    Toutefois, rappelle Protégez-Vous, selon l’Agence internationale de recherche sur le cancer, la faible quantité de peroxyde utilisée dans les produits de blanchiment exclurait tout risque carcinogène chez l’humain.

  • Par PIERRE BEAUCAGE | 26 octobre 2014

    oui avec les gouttières en plastique faites sur mesure. Ça fonctionne parfaitement, De plus, on peut acheter une seringue de produit à la fois ( une par année) pour $30 pour maintenir une certaine blancheur.

  • Par DORIS COURTEMANCHE | 07 mai 2013

    Je viens de prendre rendez-vous grâce à une offre sur internet (vente en groupe) pour un blanchiement au laser. 3 traitements en une séance pour 280$... Je vous en redonne des nouvelles! J'ai déjà utilisé les traitements en pharmacie et je ne les finissais pas, je n'étais pas assez disciplinée pour endurer les gouttières.

    Par GREGORY RAMAROSON | 13 novembre 2017

    Bonjour,
    Cette méthode est la pire pour les gencives. Imaginez-vous le dégât que peut faire un laser dans les mains des personnes qui n'ont pas suivi d'études reliées au domaine de la santé buccale. N'importe qui peut faire le blanchiment au laser tel que les esthéticiennes ainsi que toutes personne ayant suivi une formation de quelques heures à ce sujet. Je ne veux enlever rien à personne mais après avoir eu des informations peu concluantes à ce type de techniques, je vous invite à le vérifier auprès des dentistes. Le fait même qu'aucun dentiste n'utilise cette méthode est à réfléchir.

  • Par Sylvie Dionne | 05 janvier 2012

    non, mais j'y pense beaucoup !!!