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Par Mathilde Roy
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La pandémie de COVID-19 a poussé bon nombre de personnes à vouloir couler leurs vieux jours à la maison. Une perspective qui ne va pas sans une bonne planification. Vous vous demandez par quel bout commencer? Voici les options qui vous permettront de profiter le plus longtemps possible de la quiétude de votre demeure.

Tout d’abord, vous devez savoir à quelle porte cogner pour obtenir les services auxquels vous avez droit. Bien sûr, le CLSC constitue le guichet principal pour tout ce qui concerne le maintien à domicile, mais d’autres organismes, parfois méconnus, viennent compléter l’offre de base.

Par ailleurs, qui dit vieillesse dit aussi apparition éventuelle de petits – et parfois de gros! – bobos qui viendront miner votre autonomie. Or, une foule d’appareils et d’accessoires conçus expressément pour vous faciliter la vie et rendre vos déplacements sécuritaires dans la maison sont vendus en magasin – et parfois même offerts en location. Aussi, si vous rénovez prochainement, pensez à réaménager l’espace en prévision de vos vieux jours!

Finalement, pour vous sentir en sécurité, vous lorgnez peut-être un bouton « d’alerte » ou « de panique ». Ce type de dispositif, relié à une centrale de télésurveillance, peut détecter les chutes et certains d’entre eux sont munis d’un GPS. Quels sont les forfaits offerts sur le marché et combien coûtent-ils? Notre guide d’achat détaille les services offerts par huit entreprises.

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Partie 1: Tout ce qu’il faut savoir pour vieillir à la maison
Les services à connaître pour bien vous entourer
Partie 1

Les services à connaître pour bien vous entourer

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Par Mathilde Roy

CLSC, soutien à domicile, aide aux repas et au ménage, accompagnement, crédits d’impôt : voici les services auxquels vous ou vos proches avez accès.

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Partie 2: Tout ce qu’il faut savoir pour vieillir à la maison
Comment adapter votre domicile
Partie 2

Comment adapter votre domicile

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Par Nathalie Kinnard

Si l’idée de vieillir à la maison séduit, encore faut-il que votre milieu de vie réponde à vos besoins. Barres d’appui, rampes d’accès, programme pour adapter votre domicile, etc. Voici une panoplie de solutions pour vous.

Surmonter l’orgueil
Milieu de vie sur mesure
Repensez votre intérieur
Si vous rénovez
Ajoutez des aides techniques
Pour vous déplacer
Pour vous laver
Pour dormir
Financer votre maintien à domicile
Prêts d’équipement
Crédits d’impôt

À l’heure actuelle au Québec, environ 97 % des personnes de 65 à 74 ans et 87 % de celles qui sont âgées de 75 à 84 ans vivent dans leur domicile, selon le ministère de la Santé et des Services sociaux. Or, vieillir à la maison n’est pas aussi simple que vous pourriez le croire. Même sans maladie ou incapacités importantes, l’autonomie décline à mesure que s’accumulent les années et les petits bobos. Il faut donc vous y préparer!

« Il faut commencer à planifier vos vieux jours le plus tôt possible, surtout si vous habitez seul et que vous n’avez pas de proches aidants », estime Isabelle Côté, ergothérapeute et coordonnatrice professionnelle au volet Soutien à l’autonomie des personnes âgées au centre local de services communautaires (CLSC) La Source, dans l’arrondissement de Charlesbourg, à Québec.

Surmonter l’orgueil

Néanmoins, les gens sont orgueilleux. « Ils attendent souvent d’avoir fait une chute et de se retrouver à l’hôpital pour se questionner sur leur avenir », témoigne Milton Romero, président de la Maison André Viger, une entreprise spécialisée dans l’équipement servant au maintien à domicile.

Et lorsqu’un tel accident arrive ou que la maladie frappe, plusieurs aînés croient que leur seule option est de déménager en résidence pour personnes âgées. « Bien des gens quittent leur maison en pensant qu’elle n’est pas adaptable à leur état, ce qui est faux », indique Geneviève Goyer, une designer d’intérieur spécialisée en vieillissement qui est également chargée de cours à la Faculté de l’aménagement de l’Université de Montréal.

Milieu de vie sur mesure

« Avant toute chose, faites appel à votre CLSC, qui vous enverra éventuellement un ergothérapeute pour évaluer la sécurité de votre domicile », conseille Isabelle Côté. Selon votre situation, ce spécialiste vous proposera de réaménager votre milieu de vie et d’y installer des aides techniques, comme des barres d’appui ou des rampes d’accès. « L’attente pour rencontrer un ergothérapeute du CLSC peut parfois être longue selon la situation : de quelques jours à un plus d’un an », avertit toutefois la professionnelle.

Vous avez des assurances privées ? Vous pourriez engager vous-même un ergothérapeute. C’est ce qu’a fait Jean-Marc, un retraité de 62 ans de la ville de Sherbrooke, quelques années après avoir reçu un diagnostic de sclérose en plaques. « J’ai obtenu un rendez-vous en quelques mois, dit-il. Cela aurait pu prendre deux ans si j’avais attendu une référence au public. »

Vous voulez adapter votre logis à vos besoins et à vos limitations physiques? Voici les principaux conseils donnés par des experts en vieillissement.

Repensez votre intérieur

Avant d’investir dans des accessoires ou de l’équipement spécialisé, Geneviève Goyer suggère de suivre les principes du design universel, qui vise à repenser l’environnement de vie pour éviter les chutes.

Les experts interrogés pour cet article proposent notamment ces conseils :

• Éliminez les seuils de porte en installant des biseaux (ou rampes) de seuil.

• Débarrassez-vous des carpettes, ou fixez-les solidement au sol à l’aide de ruban adhésif à double face ou des clous.

• Déplacez les meubles – ou enlevez-en quelques-uns – pour faciliter la circulation avec une marchette ou un fauteuil roulant.

• Installez de l’éclairage supplémentaire sur les comptoirs ainsi que dans les penderies, les couloirs et les aires de vie.

• Dans la cuisine, assurez-vous d’avoir tout à portée de main, en rangeant notamment les accessoires dans les tiroirs et les armoires du bas ; cela vous évitera de devoir utiliser un marchepied ou un petit escabeau.

• Changez votre causeuse pour des fauteuils dotés d’un mécanisme auto-souleveur, ce qui réduit les risques de chute.

Si vous rénovez

Vous entreprenez des rénovations autour de l’âge de la retraite ? Prévoyez vos modifications en pensant à long terme :

• Ramenez les activités essentielles sur le même plancher. Par exemple, remontez la salle de lavage du sous-sol au rez-de-chaussée.

• Élargissez les cadres de porte afin qu’ils aient un minimum de 81 cm (32 po) : cela facilitera la circulation avec un fauteuil roulant ou une marchette.

• Changez votre revêtement de sol actuel – par exemple la céramique – pour un matériau antidérapant, souple et confortable (comme du vinyle).

• Prévoyez des fonds de clouage dans la salle de bain. « Cela consiste à installer du contreplaqué en arrière du gyproc [ou plaque de plâtre] en vue d’y visser des barres d’appui », explique Manon Guay, ergothérapeute et chercheuse au Centre de recherche sur le vieillissement.

• Vous changez votre douche ? Installez un modèle sans seuil (ou avec très petit seuil), assez grand pour y faire entrer, un jour, un siège muni de pattes antidérapantes. « Choisissez une douche téléphone sur tige qui s’ajuste en hauteur et qui est dotée de contrôles thermiques facilement accessibles, au cas où vous auriez à vous laver en position assise », précise Manon Guay, qui est aussi professeure à l’École de réadaptation de l’Université de Sherbrooke.

Lorsqu’il a fait construire sa maison, il y a neuf ans, Jean-Marc et sa conjointe ont pensé à long terme. « Des corridors et des cadres de portes plus larges, des portes coulissantes dans le mur ainsi qu’une salle de bain annexée à la chambre principale, avec une douche sans seuil et de l’espace pour circuler en fauteuil roulant », énumère-t-il.

Ajoutez des aides techniques

Dès que vous rencontrez des limitations physiques, notamment de la difficulté à vous relever ou à monter les marches d’escalier, l’ajout de divers accessoires – appelés « aides techniques » dans le jargon médical – est de mise.

Il y a moyen de trouver des produits de base (barres d’appui, siège de bain, marchette, etc.) dans certaines chaînes de pharmacies. Vous avez même la possibilité d’en louer pour une courte période – le temps de vous remettre d’une chirurgie, par exemple – moyennant un tarif hebdomadaire. À titre indicatif, la location d’une marchette peut coûter de 7 à 15 $ par semaine. Pour plus de choix, ou de plus gros équipements, visitez une boutique spécialisée : Médicus, la Maison André Viger, En Mouvement, etc.

Pour vous déplacer

• Marchette, ambulateur, fauteuil roulant ou quadriporteur, selon les recommandations de votre ergothérapeute, physiothérapeute ou médecin. Ils sont parfois remboursés par la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ). Notez qu’il est possible de louer certains de ces équipements pour plusieurs mois, voire un an, chez certains fournisseurs.

• Siège d’escalier. Utile si monter les marches est difficile pour vous, mais que vous avez la capacité de vous asseoir ou de vous relever. Il peut en coûter de 3 500 à 5 000 $ environ pour l’installation d’un siège dans un escalier droit, et de 10 000 à 17 000 $ dans un escalier courbe. Ces prix varieront bien sûr selon votre cas particulier.

• Plateforme élévatrice pour fauteuil roulant ou ascenseur. Une plateforme élévatrice extérieure peut coûter de 12 000 à 15 000 $, et un modèle intérieur, de 50 000 à 120 000 $. « Assurez-vous que ces produits sont homologués par la Régie du bâtiment du Québec (RBQ) », précise Martyne Saint-Georges, copropriétaire de l’entreprise En Mouvement, spécialisée dans la vente de produits pour personnes à mobilité réduite. Vous trouverez la liste des appareils élévateurs homologués sur le site du la RBQ.

• Rampes d’accès vers la maison ou le patio (de 300 à 600 $ environ selon la longueur requise).

• Mains courantes dans les escaliers et le long des murs.

Pour vous laver

« La salle de bain constitue la pièce du domicile qui présente le plus grand risque de chutes chez les aînés », souligne Manon Guay. Pour sécuriser l’endroit, pensez à acquérir les éléments suivants.

- Deux barres d’appui de 61 cm (24 po) chacune, pour entrer dans le bain ou la douche et en sortir (de 20 à 45 $ chacune environ). « Installez-en une verticalement pour vous tenir en entrant et en sortant, et l’autre à l’horizontale ou en oblique pour vous appuyer durant les soins d’hygiène. Choisissez des modèles striés antidérapants », précise l’ergothérapeute. Installez également un tapis antidérapant à l’intérieur comme à l’extérieur du bain ou de la douche pour diminuer les risques de glissade suivie d’une chute. 

« Méfiez-vous des barres d’appui à ventouses », poursuit Manon Guay. Une telle barre doit être installée sur une surface propre et lisse, les ventouses doivent être en bon état et la solidité doit être testée avant chaque usage. La meilleure option consiste toujours à visser des barres dans les murs.

• Une chaise avec dossier (85 $ environ), pour vous asseoir dans le bain ou la douche; ou un banc de transfert vers le bain, pour éviter l’enjambement du rebord (150 $ environ); ou encore un siège élévateur de bain (1 000 $ environ). Évitez toutefois le bain avec portes : il y aura toujours un seuil difficile à enjamber. En plus d’être cher – entre 7 000 et 10 000 $ selon le modèle –, ce type de bain n’est pas pratique si un proche aidant doit vous aider à vous laver.

• Une chaise d’aisance 3 en 1. Elle peut s’installer par-dessus la toilette afin de la rehausser tout en offrant des appuis pour vous permettre de vous s’asseoir et de vous se relever plus facilement. Il y a aussi moyen de transporter ce siège dans la chambre, près du lit, pour réduire les déplacements vers la salle de bain (70 $ environ).

Pour dormir

• Un poteau d’appui vertical installé par pression entre le plancher et le plafond pour faciliter l’accès au lit.

• Des poignées de lit en forme de M (de 90 à 130 $ environ) qui s’installent entre le matelas et la base du lit pour vous aider à vous relever, à changer de position ou à descendre du lit.

Financer votre maintien à domicile

La Société d’habitation du Québec (SHQ) gère le Programme d’adaptation de domicile (PAD), qui subventionne le maintien à domicile des personnes en situation de handicap. L’aide maximale varie de 4 000 à 33 000 $ selon la nature des travaux à faire. « Notez que le PAD rembourse uniquement les aides fixes », précise Isabelle Côté, du CLSC La Source, à Charlesbourg. Ainsi, les sièges de bain ou les barres d’appui amovibles ne sont pas admissibles à ce programme.

Jean-Marc a bénéficié deux fois du PAD : d’abord en 2009, pour rénover la salle de bain de sa première maison, puis en 2011, pour faire construire sa maison adaptée. « Malgré les subventions, il faut s’attendre à débourser de sa poche », dit-il. Par exemple, l’ascenseur qu’il a fait installer pour se rendre au deuxième étage de sa maison n’a pas été subventionné, car toutes les pièces essentielles étaient regroupées au premier niveau (cuisine, salon, chambre et salle de bain adaptée).

Prêts d’équipement

Certains centres intégrés universitaires de santé et de services sociaux (CIUSSS) proposent des programmes de prêts d’équipement. « Les gens en perte d’autonomie peuvent obtenir gratuitement de l’équipement ou des aides techniques, comme un lit électrique, des ambulateurs ou des barres de lit », signale Isabelle Côté.

Souvent, il s’agit d’un prêt temporaire après une chirurgie, ou alors en attendant l’aide financière du PAD ou un achat personnel. Dans certaines situations, le prêt peut être à long terme, par exemple dans le cas d’un lit électrique pour une personne qui a besoin de recevoir des soins au lit.

Crédits d’impôt

Le provincial offre un crédit d’impôt pour frais médicaux qui pourrait vous permettre de déduire l’achat de certains produits de soutien à l’autonomie. Du côté fédéral, vous pourriez avoir droit au crédit d’impôt pour frais médicaux et/ou au crédit d’impôt pour l’accessibilité domiciliaire.

>> À lire aussi : notre article sur les maisons intergénérationelles

Note : Les prix des équipements sont approximatifs et ne sont donnés qu’à titre indicatif. Ils comprennent l’installation, s’il y a lieu.

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  • Par SOUHAIL EID
    21 Janvier 2021

    a l' heure ou la pandémie et le confinement sont omniprésents la consomation d' antidépresseurs monte en fléche .Je suggére a Protégéz-vous de faire un test de produits naturels disponibles avec effets relaxant ,aidant le sommeil tels que Camomille,tilleul,mente,vervaine.....etc