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La pandémie a des impacts surprenants sur la vente de véhicules

Par Gabrielle Brassard-Lecours
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Salles d’exposition fermées, usines de production au ralenti ou temporairement fermées : le secteur automobile, comme l’ensemble des ventes au détail, a subi les impacts de la pandémie de COVID-19, mais s’en est plutôt bien tiré en fin de compte. Et 2021 s’annonce encourageante pour les véhicules électriques et les VUS.

«Nous pensions, comme pour la crise de 2008, que le marché allait prendre quelques années à se remettre des impacts de la crise actuelle, mais c’est finalement loin d’être le cas. Les consommateurs sont venus en force l’été dernier pour acheter des véhicules, ce qui a même mené à une pénurie d’offres pour répondre à la demande», explique d’emblée George Iny, directeur de l’Association pour la protection des automobilistes (APA).

«En général, les ventes de voitures sont déjà plutôt saisonnières, mais ça a été encore plus le cas en 2020 à cause du contexte», poursuit-il. Comme les restrictions liées à la pandémie continuent, l’APA prévoit une situation semblable à celle du printemps passé, c’est-à-dire une forte période d’achat au printemps 2021.

«Pour les gens dont le revenu n’a pas été affecté par la pandémie, le surplus de liquidités accumulé grâce à l’épargne sur les voyages, les restaurants et les activités de loisir permet notamment d’acheter une voiture», explique George Iny.

Les voitures électriques et, surtout, hybrides!

Bien que, selon l’APA, les ventes de véhicules électriques représentent moins de 3 % du marché en ce moment, on se retrouve face à un problème de disponibilité pour ceux qui désirent s’en procurer un. «À cause de la remise gouvernementale de 13 000 $ sur l’achat d’une Tesla, cette dernière est très prisée par ceux qui ont les moyens de se la procurer», admet George Iny. La marque américaine domine encore largement le marché des véhicules électriques.

Suivant l’attrait pour des véhicules plus volumineux, le modèle utilitaire sport de Tesla, le VUS Y, est très populaire auprès des acheteurs de ce type de voitures.

«Les modèles hybrides fabriqués par d’autres concessionnaires sont aussi de plus en plus populaires. Ces derniers réduisent la consommation d’essence d’environ 30 % et il y a de la demande en ce sens», ajoute George Iny.

Toujours plus gros, et plus haut

Selon des données fournies par les Constructeurs mondiaux d’automobiles du Canada, les VUS ont été les meilleurs vendeurs au Québec en décembre 2020, ceux des marques Honda (4578), Hyundai (6979), Subaru (4802) et Toyota (6624) s’étant avérés les plus populaires. La tendance de délaisser les plus petits véhicules au profit de plus gros (et plus coûteux) est à la hausse. D’après l’APA, les petits VUS représentent la moitié des ventes en ce moment, et cette tendance ne semble pas s’essouffler.

Selon Alain McKenna, spécialiste en mobilité, plusieurs modèles compacts bas de gamme disparaîtront cette année au profit de modèles plus volumineux. George Iny confirme: «Les gens aiment bien être en hauteur sur la route; ça facilite l’accès ainsi que la vision. Il y a un effet d’entraînement en ce sens.» Il poursuit en soulignant l’influence des achats de nos voisins du Sud, eux aussi à la recherche de grands modèles.

Le directeur de l’APA constate également que, l’été dernier, la vente de modèles pouvant tirer des roulottes a grimpé en flèche, fait certainement lié à la COVID-19 et à l’envie des consommateurs de s’offrir des escapades locales à défaut de pouvoir voyager en avion. Les caravanes ont également connu une forte popularité. Une tendance qui continuera de croître dans la prochaine année puisqu’elle est liée à la vente de plus gros véhicules.

La popularité accrue des banlieues favorisera aussi certainement l’accroissement des ventes de véhicules. 

Retour à la normale?

L’été passé, l’APA a observé une augmentation d’achat de véhicules, surtout d’occasion, de la part des travailleurs essentiels et de gens de retour dans les bureaux. Si cette propension à retravailler dans les bureaux se fait et en considérant la protection individuelle qu’offre un véhicule par rapport aux populeux transports en commun, une croissance du parc automobile sera peut-être au rendez-vous, croit George Iny.

Cet effet, plutôt minoritaire pour l’instant, reste difficile à prévoir.

Précision 09/02/2021: nous avons remplacé les termes «camions légers» par VUS dans le 7e paragraphe de l'article, car c'est cette catégorie de véhicules qui s'est la plus vendue parmi l'ensemble des camions légers (camion léger désigne l'ensemble des véhicules de moins de 14000 livres, selon le glossaire de l'industrie canadienne de l'automobile.

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  • Par CLAUDE LAFONTAINE
    06 Février 2021

    «Les gens aiment bien être en hauteur sur la route; ça facilite l’accès ainsi que la vision.» Ce commentaire est le fondement de la tendance. Les voitures sont devenues trop basses. Il est malaisé d'y prendre place à bord, alors qu'il suffit de se glisser à bord d'un VU. De plus, les sièges des voitures sont au plancher alors que les sièges des VUs sont plus élevés par rapport au plancher. Position plus confortable, meilleure visibilité et facilité d'accès: une recette gagnante.

  • Par JACQUES ANCTIL
    05 Février 2021

    Je ne crois pas que Honda tout comme Subaru ou Hyundai produisent des camions légers il s'agit probablement de VUS si on avait parlé des modèles en question l'article aurait été plus clair. L'absence de donnée sur les vers réelles pour l'ensemble de l'année me laisse douter des informations de cet article.

    journalist
    Par CéLINE MONTPETIT de Protégez-Vous
    10 Février 2021

    Bonjour Monsieur Anctil,
    Merci de nous avoir écrit. En fait, selon le glossaire de l'industrie automobile canadienne, les termes de «camion léger» désignent tous les véhicules de moins de 14 000 livres. Toutefois, dans le contexte de l'article, il s'agissait plus des VUS comme vous le mentionniez. Nous avons fait le changement. Quant aux chiffres de ventes, les données que nous présentons nous viennent de l’industrie automobile.