Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

(5) Articles

(23) Produits

(0) Fiches

Les cépages des vins québécois

Par Mise en ligne : 19 juin 2019  |  Magazine : août 2019

Shutterstock.com

Shutterstock.com

Mieux adaptés à notre climat, les cépages hybrides sont à la base de plusieurs vins québécois. Mais les cépages européens de la variété vitis vinifera, aussi appelés «nobles», trouvent peu à peu leur place dans nos vignobles grâce à des techniques de production mises au point par les vignerons du Québec.

Cépages d’ici et d’ailleurs

La plupart des cépages utilisés dans les vins québécois sont des hybrides (croisements entre deux types de vignes), choisis pour leur rendement sur le territoire et leur résistance à notre climat capricieux. Les plus répandus du côté des vins blancs – le vidal, le seyval blanc, le frontenac gris, le frontenac blanc et le st-pépin – sont aussi les plus présents dans les vins de notre test de vins blancs du Québec

Depuis quelques années, les cépages européens des variétés vitis vinifera, souvent qualifiés de cépages « nobles » (pinot gris, sauvignon, chardonnay, etc.), prennent aussi leur place dans les champs de la Belle Province. Le secret de la réussite pour les cultiver ? Une technique toute québécoise, soit l'utilisation de géotextiles, qui consiste à recouvrir les vignes à l'automne pour récupérer la chaleur du sol pendant l'hiver. Grâce à cette méthode, jusqu'à 10 degrés Celsius peuvent être gagnés lors des grands froids.

Du vin produit au Québec est blanc
Le vin rouge compte pour 28 % de la production ; le rosé, 17 % ; les bulles, 7 % ; le vin de glace, 1 % ; les autres (par exemple, les vins fortifiés), 2 %.
Source: Conseil des vins du Québec (CVQ). 

Et les résultats valent les efforts déployés affirment les vignerons Daniel Lalande (Vignoble Rivière du Chêne) et Matthieu Beauchemin (Domaine du Nival), qui sont satisfaits du rendement de leur production et de la qualité des vins obtenus. De plus, ces cépages bien connus des amateurs facilitent la mise en marché, disent-ils. « Le coût de production est plus élevé avec les cépages européens, mais on en vend beaucoup plus, et à un prix plus élevé », témoigne Matthieu Beauchemin. Ce viticulteur cultive à la fois du vidal (pour le vin blanc), un cépage hybride, et du pinot noir (pour le rouge), un cépage dit « noble ».

Il est clair que pour beaucoup de gens, un cépage de l’espèce vitis vinifera représente une valeur sûre, admet Yvan Quirion, président du Conseil des vins du Québec (CVQ) et propriétaire du Domaine St-Jacques – dont le Pinot gris s'illustre parmi nos « meilleurs choix ».  Mais, surtout, « faire pousser des vitis vinifera envoie le message que nous avons le climat pour faire du vin au Québec, tout comme le terroir pour mettre ces cépages en valeur et afficher notre typicité », nuance-t-il.  

Mais cépage hybride ne veut pas dire vin de moindre qualité, clame le président du CVQ. Le vigneron vante par exemple les subtilités du st-pépin, un hybride qu'on trouve entre autres dans le meilleur produit de notre test de vins blancs québécois. D’ailleurs, quatre des cinq « meilleurs choix » élus par nos dégustateurs ne contiennent aucun cépage des vignes vitis vinifera.

En fin de compte, les vignerons peuvent compter sur un bel éventail de variétés pour se diversifier, et les amateurs, sur une foule de produits à explorer. 

>> Les vins blancs du Québec recommandés

Ajouter aux favoris
Ajouter aux favoris

Pour suivre toutes les mises à jour et nouveautés sur cet article, vous devez être connecté.

Santé et alimentation

Commentaires 0 Masquer

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier à commenter.