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5 pistes pour soulager le mal de gorge

Par Bruno Geoffroy Mise en ligne : 19 Janvier 2011 Shutterstock

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Depuis deux jours, le mal de gorge vous tenaille, vous empêche de travailler ou même de vous reposer. N’y tenant plus, vous foncez à la pharmacie. Une fois arrivé au rayon des pastilles et vaporisateurs, comment choisir? Cinq pistes pour vous éclairer.

Choisissez le bon traitement

«Ce qu’il faut bien comprendre avec le mal de gorge, c’est qu’il est causé par une infection virale dans près de 80 % des cas. Dans ces conditions, l’utilisation d’antibiotiques n’est pas possible», explique le Dr Jean Pelletier, médecin de famille à la clinique Notre-Dame et directeur du Département de médecine familiale et de médecine d’urgence à l’Université de Montréal. Dans ce cas, on peut simplement soulager la douleur par un traitement palliatif, comme des pastilles ou un vaporisateur. Néanmoins, «si vous ressentez un mal de gorge intense et une fatigue généralisée combinés à une fièvre très élevée (au-dessus de 40 °C) et à une impossibilité d’avaler pendant plusieurs jours, il faut consulter», précise-t-il. L’infection est alors peut-être d’origine bactérienne et elle nécessite d’être traitée adéquatement. Surtout chez les enfants de trois à 10 ans, où elle peut cacher une pharyngite à streptocoque bêta hémolytique de groupe A.

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Pastille ou vaporisateur, faites le bon choix

«Les pastilles proposées en pharmacie favorisent la salivation et l’hydratation. Indirectement, elles permettent de lubrifier les muqueuses et d’atténuer l’inflammation», dit Diane Lamarre, pharmacienne et présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec. Le choix d’un vaporisateur en lieu et place des pastilles est dicté par les préférences du consommateur. L’effet obtenu est similaire, bien que les pastilles permettent une salivation plus prolongée.

Au besoin, optez pour un produit avec du menthol

Certains produits qui contiennent du menthol ou de l’eucalyptus contribuent à masquer la douleur sans pour autant s’attaquer à l’inflammation. «Chez les enfants de deux à 18 ans, deux études rigoureuses viennent de montrer que le miel pasteurisé peut être préconisé pour son effet antitussif et de soulagement des maux de gorge», précise Mme Lamarre.

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Ne confondez pas antibactérien et anesthésiant!

Les antibactériens, comme le cétylpyridinium, ajoutés dans les produits sont peu efficaces, puisque la majorité des infections sont d’ordre viral. De même, la présence d’un anesthésique, comme la benzocaïne, le phénol ou la dyclomine, a un effet de courte durée, mais peut aider au confort de la personne. «Dans tous les cas, ils ne sont pas meilleurs qu’une prise d’acétaminophène ou d’un anti-inflammatoire, comme l’ibuprofène», précise le Dr Pelletier. Prudence tout de même avec ces anesthésiques.

«Il est recommandé de ne pas boire de boisson chaude tout de suite après la prise d’un produit qui en contient. Le risque de brûlures est important, car la sensation de chaud est annulée par l’effet d’anesthésie locale. On peut aussi rencontrer des difficultés de déglutition. La prise après le repas est donc tout indiquée pour éviter l’étouffement, surtout chez les personnes âgées», précise Mme Lamarre. Un conseil: surveillez votre tolérance aux allergies vis-à-vis de ces ingrédients ajoutés et lisez bien les étiquettes. Car, dans bien des cas, une même marque de produit proposera des molécules d’anesthésiques différentes dans ses pastilles et dans ses vaporisateurs.

«Après avoir vérifié que les ingrédients actifs de deux produits sont identiques, le consommateur peut faire le tri selon ses préférences. En termes d’efficacité, il n’y a pas de grosse différence», dit le Dr Pelletier. «Dans le doute ou si les symptômes persistent, il ne faut pas hésiter à s’informer auprès de son pharmacien. Il saura vous conseiller ou vous rediriger vers un médecin si nécessaire», conclut Mme Lamarre.

Suivez ces quelques conseils de base

Humidifiez l’air et hydratez-vous en buvant des jus de fruits ou de l’eau. Privilégiez des aliments froids et mous comme le yogourt ou la crème glacée.