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Comment reconnaître les produits biologiques?

Par Céline Montpetit
Dossier - Les produits bio, comment les reconnaître?

Vous ne savez plus à quel logo vous fier pour reconnaître un produit réellement certifié biologique? Voici comment y voir plus clair.

La protection de l’environnement et une saine alimentation sont des valeurs auxquelles adhèrent de plus en plus de Québécois, et cela se traduit par un engouement grandissant pour les produits biologiques. À preuve, le nombre d’abonnés aux paniers bio d’Équiterre est passé de 250 en 1996 à plus de 13 200 en 2015, et les supermarchés agrandissent sans cesse leur rayon bio.

Mais à l’épicerie, vous devez rester vigilant pour faire un choix éclairé. Les tablettes sont remplies de produits tapissés d’une multitude de logos et parfois d’allégations floues comme « Ingrédients naturels », qui n’est pas une appellation contrôlée. De plus, les entreprises ne respectent pas toujours les règles d’étiquetage. Résultat : en 2014, les autorités réglementaires québécoises ont ouvert plus d’une centaine de dossiers de non-conformité qui visaient principalement des produits bio importés.

Voici un petit guide qui vous aidera à comprendre les règles entourant la certification, l’étiquetage et les mécanismes de surveillance des aliments dits biologiques. Notre premier conseil : pour reconnaître un produit bio, lisez bien les étiquettes et ne vous laissez pas berner par le concert de logos et d’allégations de toutes sortes.

Qu'est-ce qu'un produit bio?

Pour qu’un produit puisse être certifié biologique, il doit respecter des normes strictes. Voici ce qu’il en est.

L’agriculture biologique fait référence à un mode de production qui préconise la protection de l’environnement. Les fruits et légumes sont cultivés sans pesticides, herbicides ni fertilisants de synthèse, et ils ne proviennent pas de semences génétiquement modifiées.

Dans les fermes d’élevage, les animaux ne reçoivent ni antibiotiques ni hormones de croissance et leur diète est composée d’aliments biologiques. Les animaux disposent de suffisamment d’espace pour bouger et ont un accès à la lumière du soleil et à de l’air frais. Quant aux produits transformés, par exemple la farine, ils sont fabriqués avec des ingrédients certifiés biologiques et ne contiennent aucun colorant, agent de conservation, additif ou arôme artificiels.

La certification

Pour qu’une entreprise québécoise puisse utiliser l’appellation « biologique », elle doit être certifiée par un des six organismes accrédités par le CARTV (voyez l'organigramme ci-dessous). Ces organismes, qui répondent à la norme internationale ISO/CEI 17065, doivent s’assurer que l’entreprise qui cultive, transforme ou distribue des produits biologiques respecte une réglementation stricte contenue dans un cahier des charges.

Les produits vendus sur les marchés interprovinciaux canadiens ou provenant de l’extérieur du Canada doivent être certifiés, quant à eux, par un des 19 organismes accrédités par l’ACIA. Les aliments importés peuvent aussi avoir été certifiés dans les pays avec lesquels le Canada a signé un accord d’équivalence, c’est-à-dire les États-Unis, les pays de l’Union européenne, le Costa Rica, le Japon et la Suisse. Les produits bio provenant de ces pays n’ont pas besoin de la certification canadienne. Ils doivent cependant afficher le nom d’un organisme certificateur accrédité par le pays d’où ils proviennent.

Un processus strict

Toute terre en attente de certification ne doit avoir reçu aucune substance interdite en production biologique pendant au moins trois ans. Avant d’être certifié, le producteur doit démontrer qu’il est capable de cultiver sa terre en respectant le cahier des charges, qui bannit notamment l’utilisation de pesticides, d’herbicides, d’engrais synthétiques ou d’OGM.

Le défi peut s’avérer difficile à relever : « Il suffit qu’un insecte vienne endommager les champs pour qu’un agriculteur en attente de certification prenne panique et arrose avec un pesticide de synthèse pour ne pas perdre sa culture, explique Anne-Marie Granger Godbout, présidente-directrice générale du CARTV. Ce n’est pas facile pour eux de se convertir au mode bio. Ils font face à des coûts de main-d’œuvre élevés lorsqu’ils doivent, par exemple, embaucher des travailleurs pour désherber les champs, les herbicides de synthèse étant interdits. »

La surveillance

Une fois certifiée bio, l’entreprise reçoit au moins une visite annuelle de l’organisme certificateur. « L’inspecteur vérifie notamment les registres [comme les factures d’achats, les calendriers d’ensemencement et de récolte], les champs, bâtiments, équipements et produits utilisés ainsi que la pharmacie dans les fermes d’élevage », explique France Gravel, vice-présidente d’Ecocert, un des six organismes certificateurs accrédités par le CARTV. L’inspecteur s’assure aussi que la zone tampon d’au moins huit mètres entre deux cultures (par exemple deux champs de fraises, un bio et l’autre pas) est respectée pour éviter toute « contamination ».

Où trouver des produits bio?

Au Québec, près de 50 % des aliments bio sont vendus dans les supermarchés. On peut toutefois s’approvisionner ailleurs que dans les grandes surfaces, notamment dans les magasins d’aliments naturels, les épiceries bio en ligne et les réseaux de distribution de paniers.

Les « fermiers de famille » d’Équiterre constituent sans doute le réseau de distribution de paniers le plus connu. Créé en 1995, il comptait en 2015 plus de 13 200 abonnés desservis par 105 fermes participantes, dont huit fermes d’élevage. Comment ça marche ? Il suffit de vous rendre sur le site d’Équiterre, puis d’entrer votre adresse, ville ou code postal dans le moteur de recherche. Vous serez alors dirigé vers la fiche d’une ferme ou d’un collectif de fermes qui dessert votre localité. Tous les renseignements sur les points de livraison, les produits, les prix, les modes de paiement, la certification biologique, etc., s’y trouvent.

Il existe également des épiceries en ligne, comme celles du Jardin des Anges à Laval, de la Coopérative de solidarité NORD-Bio dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean ou de la Ferme Coopérative Tourne-Sol en Montérégie. Quant aux Fermes Lufa, qui cultivent des aliments en serre sur les toits urbains à Montréal et à Laval, elles offrent des fruits et légumes produits sans pesticides, herbicides ni fongicides de synthèse, mais elles ne sont pas admissibles à la certification biologique, qui est réservée aux cultures produites au sol.

Finalement, les marchés publics, comme le marché Jean-Talon à Montréal, regroupent généralement quelques comptoirs de produits bio, mais étant donné que ces derniers sont rarement emballés, impossible de se fier aux étiquettes. N’hésitez pas à demander au commerçant de voir le certificat de conformité bio si celui-ci n’est pas affiché.

Voici quelques adresses utiles pour trouver des produits certifiés biologiques au Québec­ : Répertoire des produits biologiques certifiés du Québec et Centre Nature et Santé : le portail de la santé naturelle au Québec et Équiterre.

Les logos de certification bio

Au Québec et au Canada, deux organismes travaillent de concert à encadrer la certification biologique des produits vendus ici. Au Québec, c’est le Conseil des appellations réservées et des termes valorisants (CARTV) qui fait office de chien de garde du bio.

Mandaté par le gouvernement provincial, le CARTV accrédite les organismes (ils sont six ) habilités à certifier les entreprises qui respectent les normes de production biologique. Le CARTV travaille de concert avec l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), qui joue un rôle semblable au fédéral.

L’ACIA a sa propre liste d’organismes certificateurs (19, y compris les six du Québec). Les normes du Conseil et de l’Agence sont harmonisées depuis 2012. Le hic, c’est que les 19 organismes certificateurs chapeautés par les deux ordres de gouvernement ont tous leur propre logo, qui vient s’ajouter à ceux des autorités gouvernementales d’ici et d’ailleurs (comme Biologique Canada, BIO Québec ou USDA Organic) et aux mentions des fabricants. Difficile pour un néophyte d’y voir clair parmi les dizaines de logos en circulation au pays.

logos-produits-bio

Signification des sigles

Au Canada

Les ententes internationales (accords d'équivalence):

   Pays de l’Union européenne : Agriculture biologique de l’Union européenne
   Japon : Japanese Agricultural Standard (JAS)
   États-Unis : USDA Organic
   Costa Rica : Organico Certificado Eco-Logica
   Suisse : Bio Suisse

Les 13 organismes accrédités par l’ACIA :

    British Columbia Association for Regenerative Agriculture (BCARA)
    CCOF Certification Services, LLC
    Centre for Systems Integration (CSI)
    Consorzio per il Controllo dei Prodotti Biologici Società a responsabilità limitata (CCPBSRL)
    Fraser Valley Organic Producers Association (FVOPA)
    Global Organic Alliance
    International Certification Services Incorporated (ICS)
    Oregon Tilth Incorporated (OTCO)
    Organic Certifiers
    Organic Producers Association of Manitoba Co-operative Incorporated (OPAM)
    Pacific Agricultural Certification Society (PACS)
    Quality Certification Services (QCS)
    TransCanada Organic Certification Services (TCO Cert)

Au Québec

    Organisme de certification Québec Vrai (OCQV)
    Ecocert Canada
    Pro-Cert Organic Systems Ltd. (Pro-Cert)
    Quality Assurance International Incorporated (QAI)
    Organic Crop Improvement Association (OCIA)
    LETIS S.A.

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  • Par DENIS FOURNIER
    17 Mai 2016

    Je me méfie beaucoup des certifications.
    Dans certain cas, le fabricant appose sa propre certification maison. Il est le seul à en effectuer le contrôle.
    Dans d'autre cas, le fabricant achète une certification et l'appose sur son produit. (Certaines certifications canadiennes sont vendues sans qu'aucun contrôle ne soit fait sur le produit).
    Finalement, tout ces logos certifient que vous paierez plus cher pour le produit et non que le produit est 100% bio.

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  • journalist
    Par Stéphanie Perron de Protégez-Vous
    17 Mai 2016

    Bonjour Monsieur Desjardins, les codes PLU (codes d’appel de prix) sont effectivement une façon de reconnaître les fruits et légumes biologiques, en plus de la mention «certifiée par». Ces codes internationaux à 4 chiffres servent à identifier des denrées précises. La banane, par exemple, a le code 4011. Lorsqu'il s'agit d'un fruit ou d'un légume biologique, le chiffre 9 est ajouté au début du code. Ainsi, le code de la banane biologique deviendra 94011. Ces codes sont attribués par la Fédération internationale pour la codification des fruits et légumes (IFPS). Au Canada, c'est l'Association canadienne de la distribution de fruits et légumes (ACDFL) qui en assure la coordination.

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