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Photothérapie: lumière sur un mythe

Par Rémi Maillard Mise en ligne : 05 Décembre 2013  |  Magazine : Janvier 2014

Photo: Shutterstock

Les appareils de photothérapie à domicile, conçus entre autres pour traiter les rides, les rougeurs ou l’acné, sont de plus en plus accessibles. Peut-on se fier aux allégations des fabricants, telles que «inversez les signes du temps» ou «inoffensif, indolore et efficace»?

Non, estime le Dr Daniel Barolet, porte-parole de l’Association des dermatologistes du Québec et professeur adjoint à l’Université McGill. Certes, ces appareils utilisent des diodes électroluminescentes (DEL) ou de la lumière pulsée (LIP), comme dans les cliniques de dermatologie. «Ils sont toutefois de cinq à dix fois moins puissants. Ni Santé Canada ni la Food and Drug Administration des États-Unis n’obligent leurs fabricants à mener des études cliniques prouvant leur efficacité, ou à les faire certifier. Ces dispositifs ne sont pas dangereux, mais ils ne permettent pas d’obtenir un résultat durable.»

Suivre un traitement en clinique revient de deux à trois fois plus cher qu’acheter un appareil domestique. «Mais le traitement par un professionnel sera plus efficace et ses effets dureront plus longtemps», souligne le Dr Barolet. Un point de vue qui rejoint celui énoncé dans notre test d’appareils de photoépilation: aucun produit évalué n’avait alors prouvé son efficacité.