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7 mythes et réalités au sujet des allergies alimentaires

Par Rémi Leroux
Guide pratique alimentation regimes et allergies - Allergies et intolerances alimentaires - Mythes et realites

Les études scientifiques nous aident à mieux comprendre les allergies alimentaires et pourtant, certains mythes circulent encore, qu’il est essentiel de dissiper.

«Allergique un jour, allergique toujours.»
C’est faux. Certaines allergies apparaissent dans l’enfance et disparaissent par la suite. Pour le lait, 15 % des enfants allergiques le sont encore à huit ans. Pour les œufs, 50 % des cas sont résolus à l’âge cinq ans. Environ la moitié des personnes qui restent allergiques aux œufs et au lait les tolèrent dans les mélanges cuits. Des réactions allergiques peuvent se manifester pour la première fois à l’âge adulte; l’allergie aux fruits de mer en est un exemple.

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«En très petite quantité, un aliment auquel je suis allergique ne peut me nuire.»
C’est faux. L’ingestion d’une infime quantité (trace) de l’aliment peut avoir des conséquences graves. Si l’étiquette d’un produit contient la mention «traces de…» (noix, arachides, etc.), il est essentiel de ne pas en consommer. Dans les cas les plus extrêmes, il peut même arriver que la seule inhalation de certaines protéines en suspension dans l’air entraîne une réaction allergique. À l’inverse, il arrive qu’une personne allergique au lait ou aux œufs tolère certaines formes de préparation de ces aliments (s’ils sont cuits au four, par exemple). Ne pas consommer l’aliment est la façon la plus sûre d’éviter une réaction allergique.

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«La simple odeur de l’allergène peut provoquer une réaction anaphylactique.»
Pas exactement. L’odeur de l’aliment provient de particules organiques volatiles et non de protéines, qui sont en cause dans les réactions allergiques. Les protéines peuvent toutefois se retrouver en suspension dans l’air au moment de la cuisson (évaporation) et causer une réaction allergique. Les aliments les plus à risque lors des cuissons sont les poissons et les fruits de mer. L’odeur seule peut entraîner de la panique ou de l’anxiété, mais pas de réaction allergique.

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«En évitant totalement l’allergène, on a plus de chance de résoudre l’allergie.»
Certains articles scientifiques ont montré que les expositions et réactions allergiques accidentelles répétées semblaient nuire à la résolution de l’allergie. «Il est donc préférable de prôner l’élimination totale des formes d’allergènes auxquelles on réagit», précise la Dre Anne Des Roches, du service Immunologie et Allergie de la Clinique pédiatrique du CHU Sainte-Justine. Il arrive cependant qu’une personne allergique au lait ou aux œufs les tolère sous certaines formes de préparation (cuits au four par exemple). Dans ce cas, des études ont démontré que l’ingestion de ces formes d’allergènes n’influence pas de façon négative l’évolution naturelle de l’allergie, qui pourrait finalement disparaître avec le temps.

Allergies alimentaires: comment prévenir les réactions

«À chaque exposition, les réactions allergiques risquent d’être de plus en plus graves.»
Les symptômes sont imprévisibles et varient d’un épisode à l’autre et d’un individu à l’autre. Le niveau de la réaction dépend également de la dose ingérée et du produit lui-même. Le risque de faire une réaction plus sévère et d’avoir besoin d’un auto-injecteur d’adrénaline augmente avec le nombre d’expositions et de réactions allergiques. Cela a été clairement démontré pour les arachides et les noix (source: Journal of Allergy and Clinical Immunology, 2001).

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«Les ustensiles de cuisine peuvent provoquer une allergie»
Lorsqu’une personne est allergique, il est essentiel d’éliminer toutes les sources possibles de contamination à la maison. L’ingestion d’un allergène peut en effet se produire par l’intermédiaire d’un ustensile de cuisine contaminé.

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«Aliment cru ou cuit: il n’y a aucune différence pour les allergies.»
Pour les arachides, le sésame et le poisson, le risque pour la personne allergique demeure le même que l’aliment soit cuit ou cru. Dans le cas des œufs et du lait, de nombreuses personnes allergiques vont les tolérer lorsqu’ils sont cuits dans des mélanges. «Cela s’explique parce que certains allergènes retrouvés dans le lait, les œufs, les fruits et les légumes sont thermosensibles», indique Dre Anne Des Roches. Il faut néanmoins que les personnes allergiques soient évaluées par leur allergologue pour déterminer si elles peuvent supporter les formes cuites de ces allergènes.

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À noter: cet article a initialement été publié dans notre guide «Alimentation, régimes et allergies».

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