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Miel: décoder les étiquettes

Par Clémence Lamarche Mise en ligne : 23 mai 2017  |  Magazine : juin 2017

Voici quelques informations pertinentes pour mieux comprendre les étiquettes des pots de miel (pasteurisation, brut, naturel, pur, biologique, etc.).

Pasteurisé ou pas

À cause de sa faible teneur en humidité et de son acidité, qui empêchent la prolifération bactérienne, le miel n’a pas besoin d’être pasteurisé pour se conserver longtemps. La pasteurisation du miel vise surtout à ralentir le processus naturel de cristallisation. Des 36 produits que nous avons évalués, 10 sont pasteurisés, 16 ne le sont pas et 10 n’en font pas mention sur leur étiquette.

Attention toutefois, une bactérie – la Clostridium botulinum, qui est responsable du botulisme – peut survivre dans le miel. C’est pourquoi Santé Canada recommande de ne pas donner de miel, pasteurisé ou non, aux enfants de moins d’un an. Selon ce ministère, trois des 42 cas de botulisme infantile qui sont survenus au Canada depuis 1979 étaient liés à la consommation de miel.

Brut, naturel, pur

Selon l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA), un miel « brut » n’a fait l’objet d’aucun traitement ou transformation, comme la pasteurisation ou le filtrage. La mention « naturel », quant à elle, peut être utilisée sur les aliments qui ont subi une transformation minimale et qui ne contiennent aucun arôme artificiel ou additif alimentaire. Le terme « pur » désigne pour sa part un produit auquel rien n’a été ajouté ; il ne devrait jamais figurer sur un mélange, un composé, une imitation ou un succédané.

Biologique

Comme il est difficile de savoir précisément où les abeilles vont butiner, comment savoir si le miel « biologique » que vous achetez l’est vraiment ? Selon les normes d’Ecocert Canada, qui certifie des miels biologiques, les ruchers doivent être séparés des sources de contamination par une zone tampon de trois kilomètres. Cette distance serait suffisante pour empêcher les abeilles d’aller s’approvisionner sur des terres arrosées de pesticides.

Canada no 1, no 2, no 3

Les mentions « Canada no 1 », « no 2 » ou « no 3 » que vous voyez sur les pots de miel à l’épicerie signifient-elles que le produit vient d’ici ? Eh bien, non : elles concernent seulement la qualité du miel (apparence, goût, odeur, quantité d’eau, etc.) et non sa provenance. Ainsi, huit miels parmi ceux testés sont étiquetés « Canada no 1 », bien qu’ils proviennent d’Australie, du Brésil, de Thaïlande, de l’Inde et de Nouvelle-Zélande.

Miel chinois : un cartel démantelé

La Chine, le plus grand producteur de miel au monde, est connue depuis longtemps pour ses pratiques douteuses en matière d’apiculture: utilisation d’antibiotiques interdits ailleurs, ajout de sirop de maïs, dilution avec de l’eau, technique de production entraînant une contamination aux métaux lourds, etc. L’Union européenne a d’ailleurs banni l’importation de miel chinois sur son territoire. Pour contrer cette image négative (ou pour éviter certains tarifs douaniers), des producteurs se sont lancés dans un système de « blanchiment » de miel en faisant transiter leurs produits par d’autres pays et en falsifiant l’étiquetage.

Un de ces « cartels » du miel a été démantelé en 2008 à Chicago dans ce qui a probablement été la plus grande fraude alimentaire démasquée aux États-Unis: plus de 600 chargements de miel chinois faussement étiquetés ont été interceptés. À l’été 2016, le Conseil canadien du miel a mis en garde les consommateurs canadiens après avoir remarqué l’arrivée massive de miel en provenance de pays comme le Vietnam, la Thaïlande et même l’Arabie Saoudite, la Moldavie et la Zambie. L’organisme soupçonnait qu’une bonne partie de ce miel provenait de Chine.

Il est toutefois difficile de déterminer en laboratoire la provenance géographique du miel. Nous avons bien tenté d’utiliser une nouvelle méthode par analyse multi-isotopique qui permet de déterminer l’origine géographique du miel en comparant les proportions des isotopes C13, N15 et H2 à des valeurs de référence connues pour chaque région. Malheureusement, notre laboratoire manquait de données pour un nombre trop élevé de régions (dont le Canada) pour que ces tests soient concluants.

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Santé et alimentation

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