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Comparatif des méthodes de contraception «classiques»

Par Amélie Cléroux Mise en ligne : 15 août 2019  |  Magazine : septembre 2019 Shutterstock.com

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Il existe divers moyens de contraception «classiques» : hormones combinées (pilule contraceptive, timbre, anneau vaginal), hormone progestative seule (minipilule, injection Depo-Provera, stérilet), condom, diaphragme, cape cervicale, éponge, spermicides et gel contraceptif. Comparatif de leur niveau d'efficacité, de leurs effets secondaires et de leurs risques pour la santé.

1. Méthodes hormonales (hormones combinées)
2. Méthodes hormonales (hormone progestative seule)
3. Stérilet
4. Condom
5. Autres méthodes (diaphragme, cape cervicale, éponge, spermicide, gel)

L’information sur l’efficacité des méthodes de contraception présentées dans cet article provient du site Internet lesexeetmoi.ca et de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC). L’expression « utilisation parfaite » fait référence à l’efficacité théorique du contraceptif, tandis que l’« utilisation typique » est fondée sur l’usage courant et prend en compte, par exemple, l’oubli occasionnel du contraceptif ou un manque de rigueur dans son utilisation. 

Les « risques pour la santé » et les « effets secondaires possibles » énumérés sont les plus fréquents. Plusieurs contre-indications médicales existent. Consultez un professionnel de la santé pour votre cas précis.

Il est à noter que les informations ont été validées par Isabelle Savard, infirmière praticienne spécialisée (IPS) et professeure adjointe à l’Université du Québec en Outaouais.

>> Lisez tout notre dossier: Quel moyen de contraception est pour vous? et nos articles à propos de la contraception naturelle, de la contraception définitive et de l'avenir de la contraception

Du côté des méthodes hormonales (hormones combinées et hormone progestative seule), des hormones synthétiques, qui « imitent » les hormones naturelles de la femme, empêchent l’ovaire de relâcher un ovule, font épaissir la glaire cervicale pour que les spermatozoïdes aient de la difficulté à atteindre l’ovule et modifient la paroi interne de l’utérus (l’endomètre), ce qui rend difficile l’implantation de l’ovule dans l’utérus. Au début, une période d’ajustement allant parfois jusqu’à 12 semaines peut donner des menstruations irrégulières, mais l’effet contraceptif n’en est pas altéré.

1. Les méthodes hormonales (hormones combinées)

Ces moyens contraceptifs font appel à deux types d’hormones : un œstrogène et un progestatif, dont la concentration et le type exacts varient non seulement selon le produit (pilule, anneau, timbre), mais aussi selon la marque utilisée. En temps normal, une « pause » de sept jours, à la quatrième semaine du mois, permet d’avoir ses règles. L’efficacité reste la même pendant cette période.

Effets secondaires possibles : maux de tête, nausées, sensibilité aux seins, etc.

Risque pour la santé : la présence de l’œstrogène augmente le risque de caillots sanguins, particulièrement chez les femmes ayant des troubles sanguins (anomalies de la coagulation, par exemple), chez celles qui ont des antécédents familiaux de caillots sanguins et chez les fumeuses de plus de 35 ans. Ce risque augmente aussi avec l’âge et est plus élevé au cours des six premiers mois d’utilisation du contraceptif.

Efficacité : 99,7 % (utilisation parfaite) ; 91 % (utilisation typique).

Où se les procurer : en pharmacie, avec une ordonnance.

pilules

Pilule

• Comment ça marche ? C’est un comprimé à avaler quotidiennement – idéalement à la même heure –, qui libère des hormones dans l’organisme. Certains produits peuvent être pris en continu pendant trois mois, ou encore sans aucune interruption ; d’autres permettent une pause de deux jours seulement (plutôt que sept, comme c’est le cas pour la pilule traditionnelle).

• À savoir : il faut parfois passer par une période d’essais-erreurs pour trouver la bonne combinaison d’hormones afin de minimiser les effets secondaires.  

• Prix* : entre 15 et 25 $ par mois environ. Couverte par la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) – quelques marques ne sont pas couvertes – et par la plupart des régimes d’assurance privés.
* Les prix sont approximatifs et varient d’une pharmacie ou d’un commerce à l’autre.

timbres

Timbre

• Comment ça marche ? On parle ici d’un carré plastifié qui se colle sur la peau et qui relâche des hormones. Il doit être changé chaque semaine, idéalement le même jour.

• À savoir : le timbre peut être collé sur les fesses, le bas du ventre, dans le dos ou sur un bras près de l’épaule, mais pas sur les seins. Il résiste à l’eau (douche, bain, baignade, transpiration) la plupart du temps, mais s’il se décolle, il n’est plus efficace. Ce produit peut irriter la peau de certaines personnes.

• Prix : environ 25 $ par mois. Couvert par la RAMQ et par la plupart des régimes d’assurance privés.

anneaux

Anneau vaginal

• Comment ça marche ? Il s’agit d’un anneau souple, fait de silicone, que la femme insère elle-même dans son vagin et qui libère des hormones en continu. Il doit être changé une fois par mois.

• À savoir : l’anneau est efficace, peu importe sa position dans le vagin, mais il sera plus confortable près du col de l’utérus. Il peut être retiré jusqu’à trois heures sans que son effet soit altéré, par exemple en cas d’inconfort lors d’une relation sexuelle.

• Prix : entre 22 et 24 $ par mois environ. Couvert par la RAMQ et par la plupart des régimes d’assurance privés.

2. Les méthodes hormonales (hormone progestative seule)

Ces moyens contraceptifs font appel à un seul type d’hormones : un progestatif, dont la concentration et le type exact varient selon le produit (minipilule, injections, stérilet hormonal). Ces contraceptifs conviennent aux femmes chez qui la prise d’œstrogènes est contre-indiquée ; celles qui allaitent ou qui ont des troubles sanguins, par exemple.

minipilule

Minipilule

• Comment ça marche ? C’est un comprimé à avaler quotidiennement – idéalement à la même heure – qui libère un progestatif dans l’organisme. Il doit être pris en continu (sans « pause », contrairement aux hormones combinées).

• Effets secondaires possibles : saignements menstruels irréguliers, maux de tête, acné, sautes d’humeur, etc.

• Efficacité : 99,7 % (utilisation parfaite) ; 91 % (utilisation typique).

• Où se la procurer : en pharmacie, avec une ordonnance.

• Prix : entre 20 et 22 $ par mois environ. Couverte par la RAMQ et par la plupart des régimes d’assurance privés.

injections

Injections (depo-provera)

• Comment ça marche ? Il faut recevoir l’injection, qui contient un progestatif, toutes les 12 à 13 semaines (quatre fois l’an).

• À savoir : une période de plusieurs mois est nécessaire avant un retour à la fertilité.

• Effets secondaires possibles : saignements menstruels irréguliers, maux de tête, acné, sautes d’humeur, dépression, changement de la libido, etc.

• Risque pour la santé : diminution de la densité minérale osseuse (réversible, mais ce traitement est contre-indiqué chez certaines personnes ou au-delà d’un certain nombre d’années, selon les cas).

• Efficacité : 99,8 % (utilisation parfaite) ; 94 % (utilisation typique).

• Comment se le procurer : il faut une prescription pour acheter le produit. Les injections, faites par un professionnel de la santé, ont habituellement lieu en clinique, dans un CLSC ou dans certaines pharmacies (avec infirmière sur place).

• Prix : entre 40 et 45 $ par mois environ. Couvert par la RAMQ et par la plupart des régimes d’assurance privés.

3. Le stérilet

Le dispositif intra-utérin (DIU) est un petit objet en plastique en forme de T qu’on insère dans l’utérus. L’intervention, relativement simple et sans anesthésie, ne prend que quelques minutes, mais elle est douloureuse pour la plupart des femmes.

À savoir : selon le modèle choisi, le stérilet peut rester en place de 5 à 10 ans (5 ans en général).

Risques pour la santé : perforation de l’utérus lors de l’installation ou rejet du stérilet quelque temps après. Risque accru d’infection pelvienne lors de l’installation (surtout si la personne a une infection transmissible sexuellement [ITS]).

Comment se le procurer : les médecins omnipraticiens, les gynécologues et les infirmières spécialisées en soins de première ligne (IPSPL) peuvent installer le stérilet. Tournez-vous d’abord vers votre médecin de famille, si vous en avez un. Si l’omnipraticien vous dirige en gynécologie, le processus complet — de votre demande à l’installation comme telle  — peut prendre quelques mois. Vous n’avez pas de médecin de famille? Selon l’organisation des soins de santé de votre région, vous pourriez être dirigé vers un médecin ou une IPSPL.

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Stérilet de cuivre (sans hormone)

• Comment ça marche ? Le fil de cuivre le recouvrant crée un milieu hostile qui affecte la mobilité et la survie des spermatozoïdes, et donc prévient la fécondation. Il provoque également une inflammation de l’endomètre qui empêche l’implantation d’un ovule fécondé. Pour cette raison, il est parfois utilisé comme contraceptif d’urgence (jusqu’à sept jours après une relation sexuelle non protégée).

• Effets secondaires possibles : augmentation de l’intensité des crampes menstruelles, du flux et de la durée des menstruations.

• Efficacité : 99,2 %.

• Prix : entre 80 et 100 $ environ. Non couvert par la RAMQ et rarement couvert par les régimes d’assurance privés.

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Stérilet avec hormone progestative

• Comment ça marche ? Un petit cylindre intégré au stérilet libère progressivement une hormone progestative, le lévonorgestrel. À noter que ce type de stérilet fait aussi partie de la famille des méthodes hormonales (hormone progestative seule).

• Effets secondaires possibles : menstruations irrégulières, légères ou absentes ; maux de tête ; acné ; sautes d’humeur ; etc.

• Efficacité : 99,8 %.

• Prix : entre 300 et 420 $ environ. Couvert par la RAMQ et par la plupart des régimes d’assurance privés.

4. Les condoms

Ce sont les seuls contraceptifs qui servent aussi à se prémunir contre les infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS). Ils doivent être portés avant tout contact entre les parties génitales, et lors des relations sexuelles vaginales, orales ou anales. Les préservatifs sont donc souvent utilisés en complément d’une autre méthode de contraception.

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Condom externe (ou « masculin »)

• Comment ça marche ? Le condom enveloppe le pénis comme une seconde peau et emprisonne le sperme pour l’empêcher de se frayer un chemin jusqu’à l’ovule. La plupart sont fabriqués en latex (naturel ou synthétique), mais certains sont faits de polyuréthane et de polyisoprène, des produits de synthèse hypoallergènes. Plusieurs sont lubrifiés et certains incorporent un spermicide.

• À savoir : pour être confortable et efficace, le condom doit bien épouser la forme du pénis. Un condom trop grand peut s’enlever inopinément, alors qu’un modèle trop petit peut causer de l’inconfort, voire se déchirer. Il faut parfois essayer plusieurs modèles de diverses tailles pour trouver celui qui convient le mieux.   

• Effets secondaires possibles : en cas d’allergie au latex (sensation de brûlure, le plus souvent) ou d’irritations liées à une intolérance au lubrifiant ou au spermicide présents sur le condom.

• Efficacité : 98 % (utilisation parfaite) ; 82 % (utilisation typique).

• Où se le procurer : en vente libre en pharmacie, dans plusieurs dépanneurs et machines distributrices (dans les toilettes publiques, de bars ou de restaurants), et gratuit dans quelques maisons des jeunes et certains centres de santé (milieux scolaires, cliniques communautaires, etc.).

• Prix : entre 10 et 15 $ environ la boîte de 12 unités, selon la marque. Non couvert par la RAMQ et par les régimes d’assurance privés.

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Condom interne (ou « féminin »)

• Comment ça marche ? Il s’agit d’une gaine souple et plus ample que le condom externe qui s’insère dans le vagin et qui emprisonne le sperme, l’empêchant ainsi de féconder l’ovule. Ce condom est lubrifié et fait de nitrile ou de polyuréthane.

• À savoir : il peut être inséré dans le vagin jusqu’à huit heures avant l’acte sexuel. Il faut s’assurer qu’il est bien en place pendant la pénétration.

• Effets secondaires possibles : irritations liées à une intolérance au lubrifiant.

• Efficacité : 95 % (utilisation parfaite) ; 79 % (utilisation typique).

• Où se le procurer : ce produit est peu distribué. Il est en vente sur Internet, dans certaines cliniques spécialisées en santé sexuelle et en pharmacie sur commande spéciale (sans ordonnance).

• Prix : environ 25 $ la boîte de six. Non couvert par la RAMQ et par les régimes d’assurances privés.

5. Les autres méthodes (diaphragme, cape cervicale, éponge, spermicide, gel)

D’autres produits existent, mais ils sont difficiles à trouver en raison d’une faible demande et d’une efficacité typique moindre. Consultez un pharmacien, une infirmière ou un médecin pour en savoir plus.

diaphragmes

Diaphragme, cape cervicale et éponge

• Comment ça marche ? Ces petits dispositifs servent de barrière physique entre le sperme et l’utérus. Ils sont installés sur le col utérin avant la relation sexuelle et s’utilisent avec du spermicide. L’éponge (faite de polyuréthane) contient déjà du spermicide libéré en continu pendant 24 heures, alors que la cape cervicale (en silicone) et le diaphragme (en latex ou en silicone et nylon) nécessitent l’ajout d’un spermicide. Ils doivent être laissés en place dans le vagin au moins six heures après la relation sexuelle.

• À savoir : plus d’une relation sexuelle est possible après l’installation du dispositif, mais il faut réappliquer du spermicide chaque fois (sauf pour l’éponge).

• Effets secondaires possibles : irritations des parties génitales des deux partenaires sous l’effet du spermicide ; allergies au matériel (latex ou silicone) ; risque accru d’infections récurrentes des voies urinaires.

• Risques pour la santé : syndrome du choc toxique possible. Augmente le risque de transmission du VIH (en raison de l'irritation causée par le spermicide).

• Où se les procurer : sur Internet et en pharmacie sur commande spéciale (sans ordonnance). Un modèle de diaphragme est aussi offert en pharmacie, sous ordonnance ; un gynécologue doit mesurer le col de l’utérus pour prescrire la bonne taille.

• Efficacité : dans le cas du diaphragme et de la cape cervicale, il n’y a pas de données chiffrées sur leur efficacité au Canada à l’heure actuelle. Le site Internet de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada mentionne que ces méthodes ont un taux d’échec supérieur à celui des autres méthodes de contraception. Éponge : chez les femmes qui ont déjà accouché, on parle d’un taux d’efficacité de 80 % (utilisation parfaite) et de 76 % (utilisation typique). Chez celles n’ayant jamais accouché : 91 % (utilisation parfaite) et 88 % (utilisation typique).

• Prix : non couverts par la RAMQ et par la plupart des régimes d’assurance privés. Il faut aussi ajouter le coût du spermicide (sauf dans le cas de l’éponge). Diaphragme (1-2 ans) : entre 80 et 100 $. Cape cervicale (1 an) : environ 100 $. Éponge (24 h) : environ 20 $ pour trois unités.

spermicides

Spermicides et gel contraceptif

• Comment ça marche ? Ce sont des produits qui agissent principalement en détruisant les spermatozoïdes, ou alors en les rendant inactifs (dans le cas du gel contraceptif). Ils figurent parmi les méthodes les moins efficaces de toutes et devraient toujours être utilisés avec un autre moyen de contraception, comme la cape cervicale, le diaphragme ou le condom.

• Où se les procurer : en vente libre en pharmacie ou sur Internet (avec la cape cervicale, par exemple).

• Effets secondaires possibles : irritations des parties génitales des deux partenaires.

• Risque pour la santé : augmente le risque de transmission du VIH (en raison de l'irritation causée par le spermicide).

• Efficacité : 82 % (utilisation parfaite) ; 72 % (utilisation typique).

• Prix : environ 25 $ pour 15 utilisations. Non couvert par la RAMQ et par les régimes d’assurance privés.

Le contraceptif d’urgence (pilule du lendemain)

Ce n’est ni une méthode de contraception ni une méthode d’avortement. Le contraceptif d’urgence, connu sous le nom de « pilule du lendemain », empêche plutôt la fécondation – un peu comme le font les contraceptifs hormonaux réguliers, mais avec des doses beaucoup plus élevées.

Quelques marques de contraceptif d’urgence sont vendues sans ordonnance en pharmacie, dans les CLSC, en milieu scolaire ou auprès d’un médecin de famille. Son efficacité est optimale dans les 24 premières heures suivant une relation sexuelle non protégée, et elle diminue au fil du temps. Il est quand même recommandé jusqu’à cinq jours après le rapport sexuel. Un autre produit semblable, vendu celui-là sous ordonnance, permettrait une efficacité accrue dans certaines situations, par exemple lorsque le délai de 24 heures est passé (mais toujours jusqu’à cinq jours après la relation sexuelle).  Pour savoir quel produit vous convient le mieux, consultez un professionnel de la santé.

Prix : entre 18 et 37 $ environ. Certains produits sont couverts par la RAMQ (Plan B, Yuzbe) et la plupart des régimes d’assurances privées, mais une ne l’est pas (Ella).

>> Lisez tout notre dossier: Quel moyen de contraception est pour vous? et nos articles à propos de la contraception naturelle, de la contraception définitive et de l'avenir de la contraception

Cet article a été modifié le 4 septembre 2019 afin de clarifier le paragraphe qui explique comment se procurer un stérilet. 

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Santé et alimentation

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