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Produits sans OGM, gluten, gras trans, etc.: comment s'y retrouver

Par Céline Montpetit

À l’épicerie, vous fiez-vous aux allégations des fabricants pour faire vos choix ? Attention, il ne faut pas croire tout ce que prétendent les emballages.

Parmi les tendances fortes dans le domaine du marketing alimentaire, il y a le clean label, ou étiquette propre, qui se traduit par une foule de produits « sans » : sans OGM, sans gluten, sans gras trans, sans colorants artificiels, sans agents de conservation, etc. Une tendance qui multiplie les allégations comme « fait avec des ingrédients simples », « artisanal » ou encore « naturel ». Ce dernier mot est même utilisé pour vendre des boissons gazeuses, par exemple le Coca-Cola Life, édulcoré au stevia et présenté dans un contenant vert.

Le but de l’opération ? « Répondre à la demande des consommateurs qui sont préoccupés par leur santé », explique William Menvielle, professeur de marketing à l’Université du Québec à Trois-Rivières. « Et qui sont méfiants envers l’industrie alimentaire et les ingrédients qui se retrouvent dans les produits qu’ils achètent », renchérit Bernard Lavallée, auteur du blogue Le nutritionniste urbain. Bref, les gens recherchent des aliments sains, exempts d’additifs chimiques de synthèse et d’autres substances qui viennent allonger inutilement la liste des ingrédients. Mais l’industrie parvient-elle à les satisfaire ?

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Pas vraiment, répond Bernard Lavallée. « Retirer les additifs et raccourcir les listes d’ingrédients est avant tout une stratégie de marketing, dit-il. Les fabricants veulent que les produits aient l’air santé, pas qu’ils le soient véritablement. Le problème, c’est que le consommateur risque d’en acheter davantage parce qu’il les perçoit comme étant meilleurs pour la santé. Pourtant, il s’agit souvent de produits transformés qui sont riches en sucre, en gras et en sel. »

Cela dit, « certaines entreprises ont le souci d’offrir des aliments réellement nutritifs et sains, précise la nutritionniste Guylaine Guevremont. Mais ils sont souvent plus chers que les autres, notamment parce que les fabricants doivent investir en recherche et développement pour trouver, par exemple, des solutions de rechange aux agents de conservation chimiques ».

Les experts que nous avons interrogés sont unanimes : ne vous fiez pas aux allégations inscrites en gros sur les boîtes. Prenez le temps de lire les listes d’ingrédients – préférez les listes courtes composées d’ingrédients simples – et les tableaux de valeur nutritive.

Nous avons analysé six produits qui se donnent des airs « naturels » pour voir s’ils méritent le détour. Surprises à l’horizon !

 
Sucre, gras, sel: combien par jour?

Les produits transformés sont souvent trop salés, trop sucrés et trop gras. Un adulte qui ingère environ 2 000 calories par jour ne devrait pas dépasser les quantités journalières suivantes:

Par ailleurs, une femme de 19 à 50 ans devrait consommer en moyenne 25 g de fibres par jour, tandis qu’un homme a besoin de 38 g.

Sources : Santé Canada, Organisation mondiale de la santé.

Trop beau pour être vrai

La nutritionniste Marie-Josée LeBlanc, coordonnatrice d’Extenso, le Centre de référence sur la nutrition de l’Université de Montréal, a analysé pour nous la valeur nutritive des six produits suivants afin de savoir s’ils sont vraiment meilleurs que les autres.

Croustilles Viva de Yum Yum

Plusieurs éléments sur ce sac de croustilles laissent croire que celles-ci sont plus saines que les chips ordinaires, notamment la mention « 100 % ingrédients naturels » écrite en grosses lettres, la présence de tomates séchées, de basilic et d’épinards de même que l’allégation « 0 gras trans ». Qu’en est-il vraiment ? « Les épinards et les tomates sont réduits en poudre ; ils ont donc subi plusieurs transformations, dont un traitement à haute température qui affecte leur contenu en éléments nutritifs », explique Marie-Josée LeBlanc.

S’il vous arrive de ressentir une fringale de chips, sachez que selon notre évaluation de juin 2013, les croustilles cuites au four sont généralement beaucoup moins grasses que celles qui sont frites. Ainsi, les Viva de Yum Yum contiennent 15 g de lipides par portion de 50 g, soit cinq fois plus que les Original Cuites au four de Lay’s, qui en fournissent 3 g. Les Viva sont aussi plus salées, avec 520 mg de sodium par portion, c’est-à-dire plus du double que ce qu’on trouve dans la version cuite au four de Lay’s (qui en contient 230 mg).

>> À voir sur notre site: évaluation de plus de 550 croustilles

- Les croustilles Viva de Yum Yum sont beaucoup plus grasses et salées que les Original Cuites au four de Lay’s.

Bacon naturel de Lafleur

Qu’est-ce que ce bacon a de plus « naturel » que les autres ? Mis à part le fait qu’il contient 38 % moins de sodium que le produit ordinaire (selon le fabricant), le reste est sensiblement pareil : du porc, de l’eau, du sel et du sucre. « La principale différence tient aux agents de conservation, dit Marie-Josée LeBlanc. Le bacon ordinaire contient du phosphate de sodium, de l’érythorbate de sodium et du nitrite de sodium, tandis que la version naturelle renferme de la poudre de céleri, du vinaigre et du jus de citron. Toutefois, même si ce produit est sans nitrite de synthèse ajouté — réputé nocif pour la santé —, il contient tout de même des nitrites, qui sont naturellement présents dans la poudre de céleri », ajoute-t-elle.

Au bout de compte, du bacon, c’est du bacon : une charcuterie salée et grasse à ne pas mettre trop souvent au menu.

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Pochettes pizza Trois fromages de McCain Marché

Peut-être avez-vous vu la publicité télévisée, diffusée à l’automne 2016, qui présente ces mini-pizzas comme des collations nutritives. Sur la boîte, McCain a pris soin d’inscrire : « ingrédients nutritifs », « vrai fromage » et « sans colorants ni saveurs artificielles ». Il est vrai qu’elles contiennent du fromage et qu’elles sont sans colorants ni saveurs artificielles. « Mais l’allégation “ingrédients nutritifs” est à prendre avec un grain de sel, car le produit ne contient ni aliments frais, ni fruits et légumes, ni viande ou substituts [comme des légumineuses], ni céréales à grains entiers », souligne la nutritionniste. Cette pizza « trois fromages » renferme 15 g de lipides (dont 5 g de gras saturés) et 680 mg de sodium. Elle est trop calorique, grasse et salée pour constituer une saine collation. « Optez plutôt pour un muffin salé ou un bagel grillé garni de votre fromage préféré », suggère Marie-Josée LeBlanc.

- L’allégation « ingrédients nutritifs » qui apparaît sur cet emballage est à prendre avec un grain de sel, car le produit ne contient ni aliments frais, ni fruits, ni légumes, ni viande.

>> À voir sur notre site: évaluation de près de 100 pizzas

Barres Déjeuner Carrés remplis de fruits de Quaker Nature

Ce carré appétissant fait d’avoine et de « vrais fruits » devrait-il figurer au menu d’un petit-déjeuner sain et nutritif ? Pas sûr, dit Marie-Josée LeBlanc. Dans la liste d’ingrédients, les flocons d’avoine viennent après le remplissage aux fraises, qui est fait de concentré de purée de fraises et de poudre de pomme auxquels on a ajouté du sucre et de l’huile de palme. « Malgré la mention “nature” écrite en gros sur la boîte, explique-t-elle, on est très loin des fruits frais ! De plus, pour vous soutenir, un petit-déjeuner devrait fournir de 12 à 15 g de protéines, alors que ce produit n’en contient que 3 g. Sans oublier qu’un carré renferme 13 g de sucre, dont une grande partie ne vient pas des fruits, mais a été ajouté. »

Quand vous n’avez vraiment pas le temps de déjeuner, optez plutôt pour une des barres collation recommandées dans notre évaluation de septembre 2016, par exemple celle aux petits fruits de la gamme Boîte à lunch de Val Nature. Elle est moins sucrée, moins grasse, plus protéinée et plus riche en fibres et en fer que les Carrés remplis de fruits de Quaker Nature. « Mieux encore, attrapez au vol une poignée de muesli avec noix, un yogourt grec et une banane : vous aurez alors un petit-déjeuner complet », suggère la nutritionniste.

>> À voir sur notre site: évaluation de plus de 200 barres de céréales

- Malgré la mention « nature » inscrite sur l’emballage, ces Carrés remplis de fruits de Quaker sont un moins bon choix pour le petit-déjeuner que la gamme Boîte à lunch de Val Nature.

Biscuits tendres à l’avoine Maxi Fruits de Dare

Si les « vraies fraises » montrées sur l’emballage vous font envie, passez votre tour. Car le premier ingrédient de la liste, c’est le sucre ! Les « vraies fraises » sont en réalité une garniture faite de sucre, de purée de fraises, de purée de pommes et d’huile. Quant à l’allégation « source de folate », « tous les biscuits qui contiennent de la farine de blé en renferment à peu près les mêmes quantités. Ce produit ne se distingue pas des autres sur ce plan », explique Marie-Josée LeBlanc. Déçu ? Vous pourriez vous tourner vers les Biscuits à l’avoine Bleuets et amandes de Quaker, « faits avec de l’avoine Quaker à grains entiers ». « Effectivement, les flocons d’avoine sont le premier ingrédient sur la liste, contrairement à ceux des Maxi Fruits, qui arrivent après la garniture aux fraises et la farine de blé », souligne la nutritionniste.

- Les flocons d’avoine arrivent après la garniture et la farine de blé dans la liste des ingrédients des Maxi Fruits. Dans les biscuits de Quaker, ils figurent en premier.

Craquelins aux patates douces et grains anciens Breton Artisanal de Dare

Les mots « artisanal », « patates douces » et « grains anciens », ainsi que les photos d’aliments crus qui figurent sur la boîte, donnent l’impression que ces craquelins ont été peu transformés. On croirait aussi qu’ils renferment beaucoup de fibres parce qu’on y voit un épi de blé et que la liste d’ingrédients comprend du seigle et du quinoa. Pourtant, c’est la farine blanche, donc raffinée, qui arrive en premier dans la liste. Les craquelins Breton Artisanal ne sont pas parmi les plus riches en fibres : seulement 1 g par portion de quatre biscuits, comparativement à 2 g pour les Triscuit de Christie ou à 3 g pour les biscottes de marque Finn Crisp, par exemple. « Quant aux patates douces, elles ont été déshydratées, et on y a ajouté de la maltodextrine et de l’amidon de maïs (pour leur donner de la texture), ainsi que de la lécithine de tournesol (pour lier le tout). Or, plus un aliment est transformé, plus il y perd en valeur nutritive », prévient Marie-Josée LeBlanc.

Quand vous achetez des craquelins, préférez les produits dont la liste des ingrédients met au premier rang des céréales complètes ou des grains entiers.

>> À voir sur notre site: évaluation de plus de 300 craquelins

Allégations sous surveillance

Les mentions comme « naturel », « fait maison » ou « sans [ceci ou cela] » peuvent influencer vos choix à l’épicerie. Mais elles ne devraient pas être trompeuses ou vous induire en erreur. L’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) encadre l’utilisation de plusieurs d’entre elles, dont les trois suivantes :

« Naturel » : Un aliment ou un ingrédient qualifié de « naturel » ne devrait contenir aucun minéral nutritif (comme le calcium, le fer ou le magnésium), aucune vitamine, aucun agent aromatisant artificiel ni aucun additif alimentaire ajouté. De plus, il ne doit pas avoir été soumis « à des procédés entraînant un maximum de modifications physiques, chimiques ou biologiques », selon l’ACIA. Par exemple, une salade de fruits à laquelle on aurait ajouté un édulcorant ne pourrait pas porter la mention « naturel ».

« Fait maison », « fabrication artisanale » : L’expression « fait maison » décrit un aliment qui n’est pas fabriqué dans un établissement commercial, explique l’ACIA. Toutefois, les fabricants peuvent jouer avec les mots et utiliser des formules telles que « genre maison » ou « comme à la maison ». Quant à la mention « fabrication artisanale », elle devrait désigner « un produit fabriqué en petites quantités ». Il pourrait s’agir, par exemple, de la boulangerie du coin qui fabrique des pains qu’elle vend sur place et qui ne sont pas distribués dans les grandes chaînes.

« Sans » : Cette allégation signifie que l’aliment ne contient pas l’élément en question ou qu’il en renferme une quantité tellement faible que son effet est négligeable sur la valeur nutritionnelle. La déclaration ne doit pas donner l’impression que le produit est différent de ses concurrents alors que ce n’est pas le cas. Par exemple, la mention « aucun colorant ajouté » dans les saucisses laisse supposer que d’autres saucisses pourraient en renfermer quand, dans les faits, il est interdit d’en incorporer, souligne l’ACIA.

Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA):
L'étiquetage des aliments pour l'industrie
Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ): 
Pour signaler une mention erronée ou mensongère
Par téléphone : 1 800 463-5023

>> À lire aussi: Faut-il se méfier des additifs alimentaires

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  • Par JEAN-PIERRE ROY
    01 Mars 2017

    OUF !!!

     2
  • Par louise tremblay
    16 Mars 2017

    Je trouve que c'est très instructif J'aime beaucoup lire les étiquette sur les produits vos trucs me rend un grand service merci pour votre bon travail.

     1