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Enquête de satisfaction: vos épiceries préférées

Par Mise en ligne : 12 septembre 2016  |  Magazine : octobre 2016

Quel supermarché offre les denrées les plus fraîches ou la plus grande variété de produits québécois ? Où trouverez-vous le personnel le plus courtois et les allées les plus propres ?

Quelque 3 600 membres de notre communauté de consommateurs DataConso ont répondu à notre questionnaire.

Même si certains supermarchés sont globalement plus appréciés que d’autres, aucun n’est parfait en tout point. Par exemple, les boutiques d’aliments naturels Avril obtiennent la meilleure note d’appréciation générale (8,3 sur 10), mais elles ont reçu la cote « mauvais » au chapitre de la diversité des produits de marques maison, puisqu’elles en offrent très peu, ainsi qu’en ce qui a trait aux prix et aux soldes.

Pas chers, mais peu appréciés

Sans surprise, les chaînes qui offrent les meilleurs prix (Walmart, Maxi & Cie et Super C) échouent à la plupart des autres points évalués, comme l’offre de produits biologiques, la courtoisie du personnel et le temps d’attente aux caisses.

Seul Costco, qui obtient la note de 8,2 sur 10, parvient à offrir des prix avantageux et des produits frais et de qualité. Mais même chez ce détaillant, vous devrez faire des compromis, quant à la diversité des produits notamment, dont celle des articles bio et québécois. Le long temps d’attente aux caisses constitue aussi un irritant pour les répondants.

Fraîcheur et qualité des produits : une priorité

La fraîcheur des produits (76 %) et leur diversité (58 %) sont deux critères très importants quand vient le temps de choisir un supermarché. C’est chez Costco et au Marché Adonis que nos répondants disent trouver les fruits, les légumes, la viande, le poisson et les produits de la mer les plus frais et de la meilleure qualité. IGA, IGA Extra et Metro Plus s’en tirent également bien à ce chapitre, tout comme Avril, dont on apprécie particulièrement la qualité et la fraîcheur des fruits et légumes.

À l’inverse, les consommateurs sondés se sont dits très déçus de la qualité des produits offerts au Maxi et au Maxi & Cie. Les Super C, Walmart, Provigo et L’intermarché ne font pas très bonne figure non plus.

Le règne de la diversité

De l’avis des consommateurs que nous avons sondés, chaque chaîne semble avoir sa spécialité. Du côté de Rachelle-Béry et d’Avril, par exemple, nos lecteurs apprécient l’offre d’aliments bio, alors que chez Provigo Le Marché et Costco, ce sont la qualité et la diversité des produits de marques maison qui leur plaisent. En revanche, la variété ferait défaut au Marché Adonis, au Walmart et à L’intermarché.

Si le supermarché de votre quartier ne vend pas votre confiture préférée ou la sauce pour pâtes dont un ami vous a vanté les mérites, n’hésitez pas à demander au patron de les commander. Même si la majorité des produits sont les mêmes d’une succursale à l’autre dans les grandes chaînes, « les marchands ont la liberté d’offrir des produits populaires auprès de leur clientèle », explique Marie-Noëlle Cano, de Sobeys Québec (IGA).

Même chose au Metro et au Provigo : « Les franchisés peuvent ajouter d’autres [produits], comme des fromages locaux, en fonction de la demande des clients et de particularités ethniques ou régionales », précise Charles Valois, vice-président promotions pour les Provigo et Provigo Le Marché.

La marge de manœuvre est plus restreinte dans les Maxi, Super C et Walmart. Chez Walmart, les produits varient d’une province à l’autre, indique Alex Roberton, directeur principal aux affaires corporatives. Par exemple, il y a plus de fromages dans les magasins québécois que dans ceux des autres provinces. Et si des ententes sont signées avec des producteurs locaux, elles toucheront souvent plusieurs magasins d’une même région.

Vive les produits d’ici

Au total, 46 % des personnes sondées disent que la présence de produits québécois est un facteur important dans le choix de leur supermarché. IGA Extra et Metro Plus obtiennent la meilleure note sur ce plan. Tout l’inverse de Marché Adonis, spécialisé dans l’alimentation moyen-orientale, libanaise et méditerranéenne, et des entrepôts de Costco, qui sont jugés « très mauvais » en ce qui concerne la diversité des produits québécois.

Les représentants de trois grandes chaînes – IGA, Metro et Provigo – nous ont affirmé accorder une grande importance à la présence des produits québécois sur leurs tablettes. Les marchands utilisent d’ailleurs souvent leur marge de manœuvre pour conclure des ententes avec des producteurs de leur région afin de vendre en magasin leurs fruits, leurs légumes, leurs fromages ou leur miel, par exemple.

Autre initiative : une trentaine de supermarchés Metro, Metro Plus et Super C de la province servaient de point de dépôt pour les paniers écologiques d’Équiterre durant la saison 2015 (les chiffres de 2016 n’étaient pas compilés au moment de notre enquête). Et plusieurs supermarchés IGA permettent à des producteurs de fraises ou de maïs de leur région d’installer un kiosque dans leur stationnement.

« Avec l’engouement des consommateurs pour l’achat local, les produits du Québec sont presque devenus une valeur ajoutée pour les supermarchés. Ces derniers font des efforts pour les mettre de l’avant parce que c’est vendeur », souligne André Plante, directeur général de l’Association des producteurs maraîchers du Québec.

Même constat du côté des chaînes à bas prix. Glenn Acton, vice-président promotions et allocation pour Maxi et Maxi & Cie, dit même contribuer à faire connaître les produits québécois ailleurs au Canada. Ainsi, les fraises d’automne de l’île d’Orléans et les viandes Lacroix de Saint-Hyacinthe sont distribuées dans certaines succursales de l’Ontario et des Maritimes.

Chez Walmart, les produits québécois représentent environ 30 % de l’offre sur l’année, bien que ce pourcentage fluctue selon les saisons, souligne M. Roberton. Des chiffres impossibles à vérifier, déplore Annie Tessier, conseillère en commercialisation à l’Union des producteurs agricoles. Les supermarchés refusent de dévoiler leurs chiffres. « On voit les efforts pour mettre les produits locaux à l’avant-scène, parce que les consommateurs le demandent, mais on ne peut pas savoir si les chaînes en achètent et en vendent plus qu’il y a cinq ou dix ans », dit-elle.

Producteurs sous pression

Cette lutte des supermarchés pour offrir des produits du Québec et des bas prix a un effet pervers : les producteurs d’ici sont soumis à une forte pression pour diminuer leurs prix. « Certains producteurs doivent soumissionner toutes les semaines pour pouvoir vendre leurs produits, chose qu’ils faisaient avant une fois par saison. Ça crée de l’incertitude pour la planification des récoltes et ajoute une pression à la baisse sur les prix et sur la rentabilité des exploitations agricoles », explique Annie Tessier.

« Les grandes chaînes ont un gros pouvoir sur les producteurs, ajoute André Plante. La seule bouée de ces derniers est l’exportation. Et depuis deux ans, la baisse du dollar canadien et la sécheresse qui sévit en Californie ont fait monter les prix des fruits et légumes sur la côte est américaine. Nos producteurs peuvent donc y vendre leurs produits à des prix intéressants, ce qui les place en meilleure position pour résister aux demandes de baisse de prix des supermarchés. »

Les produits québécois n’ont jamais été aussi demandés, mais il y a des ratés. « Même si on leur donne les dates de récolte, les détaillants ont tendance à se protéger et à commander des produits importés pour le début et la fin de la saison, au cas où les fraises n’arriveraient pas à la date prévue ou qu’un gel précoce vienne écourter la saison à l’automne », explique André Plante.

Par contre, on voit de moins en moins de produits du Québec placés en concurrence avec leur équivalent importé vendu à prix très bas pendant la saison estivale, souligne Annie Tessier. Les chaînes risquent tout de même de continuer à offrir des fraises ou des bleuets du Québec à côté de ceux de la Californie, lorsque les Américains cherchent à écouler leurs surplus à bas prix, ou « pour répondre à la demande, qui est supérieure à l’offre, même en saison », explique Geneviève Grégoire, porte-parole de Metro.

Pêche responsable et durable

En matière de pêche durable, les supermarchés sont inégaux. La politique de Loblaw (Provigo, Maxi), qu’on peut lire sur son site Web, est sans doute la plus affirmée avec son engagement de n’offrir « que des produits issus de la pêche durable et de l’aquaculture responsable ». Actuellement, c’est 94 % des produits de la mer – surgelés, frais et en conserve – qui proviennent de sources certifiées, de sources acceptables à certaines conditions ou de sources en bonne voie de devenir durables, indique Johanne Héroux, des Compagnies Loblaw limitée. Près de 200 produits certifiés durables et responsables par le Marine Stewardship Council (MSC) et l’Aquaculture Stewardship Council (ASC) sont offerts, précise-t-elle.

Metro, par ailleurs, a retiré 16 espèces ou groupes d’espèces de ses présentoirs, notamment le mérou, la morue de l’Atlantique­ Nord-Ouest, le requin, le thon rouge et le vivaneau rouge. Cette politique s’applique aux espèces sauvages et d’élevage et aux produits frais et surgelés, souligne Geneviève Grégoire, en précisant que vous pouvez le vérifier sur les étiquettes des produits frais de la poissonnerie, qui affichent le nom scientifique de l’espèce, la provenance de la pêche ou de l’élevage ainsi que le type de pêche.

Quant à IGA et à Walmart, ils n’ont pas d’objectif concernant la quantité ou la proportion de produits issus de la pêche responsable, bien que le critère soit pris en considération lors des achats.

Consultez le rapport de Greenpeace sur la durabilité des aliments de la mer, intitulé Classement des supermarchés 2014.

 Parmi nos 3 669 répondants:

Comment choisissez-vous votre supermarché ?
Voici les principaux critères* qui guident les consommateurs dans leur choix.

* Selon les résultats de notre enquête menée sur le site DataConso.ca du 10 au 31 mai 2016.

Méthodologie

Du 10 au 31 mai 2016, nous avons mené une enquête sur la satisfaction des consommateurs envers leur supermarché. Au total, 3669 personnes ont répondu à notre sondage sur le site DataConso.ca, la communauté de consommateurs de Protégez-Vous.

Seules les chaînes de supermarchés visitées à au moins trois reprises au cours des six derniers mois et citées par plus de 100 répondants ont été retenues. Pour chacun des supermarchés, nous avons interrogé les consommateurs sur les points suivants :

  • La qualité et la fraîcheur des fruits et légumes
  • La qualité et la fraîcheur des viandes
  • La qualité et la fraîcheur des poissons et fruits de mer
  • L’offre de produits québécois
  • La quantité et la diversité des produits biologiques
  • La qualité et la diversité des produits de marque maison
  • Les prix courants
  • Les soldes
  • La courtoisie du personnel
  • Le temps d’attente aux caisses
  • La propreté des magasins
  • L’ergonomie des magasins
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Santé et alimentation

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