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Pilule pour hommes et implant sous-cutané: pour bientôt?

Par Mise en ligne : 15 août 2019  |  Magazine : septembre 2019

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Que nous réserve l'avenir en matière de contraception? Voici ce qu'il faut savoir à propos de l'implant contraceptif sous-cutané et de la fameuse pilule pour hommes.

Canada : l’implant contraceptif à l’horizon

Avec les deux types de stérilets et les méthodes définitives (vasectomie et ligature des trompes de Fallope), l’implant contraceptif sous-cutané est l’une des méthodes les plus efficaces, soutient la Dre Édith Guilbert, médecin-conseil à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et professeure associée au Département d'obstétrique, de gynécologie et de reproduction de l’Université Laval.

Il consiste en un petit bâtonnet de la taille d’une allumette qu’on insère sous la peau du bras et qui libère dans l’organisme une hormone progestative pendant trois ans. « 

Ce contraceptif, entre autres utilisé en France, n’est pas autorisé au Canada, mais il semble vouloir se pointer le bout du nez prochainement », explique la spécialiste. Santé Canada indique de son côté que l’implant Nexplanon est en cours d’examen – innocuité, efficacité, qualité – et qu’une décision à son sujet sera rendue d’ici un an.

Pour la Dre Guilbert, la venue d’une option aussi efficace et durable constituerait une excellente nouvelle pour les Canadiennes. À suivre !

>> Lisez tout notre dossier: Quel moyen de contraception est pour vous? et nos articles à propos des méthodes classiques (pilule, stérilet, etc.), de la contraception naturelle et de la contraception définitive

La fameuse pilule pour hommes

« La pilule » version masculine pourrait-elle révolutionner la contraception ? Peut-être… mais elle n’est pas encore au point. Cette méthode consiste pour les hommes à prendre chaque jour un comprimé qui bloque deux hormones de fertilité masculine (formules abrégées : LH et FSH), réduisant ainsi la production de spermatozoïdes et de testostérone. La pilule simule aussi l’effet de la testostérone afin de contrebalancer sa diminution dans le reste du corps.

Deux études cliniques préliminaires réalisées aux États-Unis démontrent que le produit n’a pas d’effets secondaires importants sur la santé, du moins pas à court terme. Parmi les inconvénients subis, quelques participants ont mentionné la fatigue, l’acné, la prise de poids, les maux de tête et, plus rarement, une baisse de libido ou des épisodes de dysfonction érectile légère.

Le médicament n'a pas été donné aux sujets assez longtemps – 28 jours dans le cas de l’étude la plus récente, menée par le Los Angeles Biomedical Research Institute (LA BioMed) et l’Université de Washington à Seattle, aux États-Unis – pour que les chercheurs puissent voir une réelle diminution du nombre de spermatozoïdes. Toutefois, une baisse des taux de LH et de FSH chez tous les participants a été observée, sauf chez ceux qui avaient pris un placebo. Les effets se sont avérés réversibles après l’arrêt de la médication. Ces données laissent croire à une probable commercialisation du produit, mais pas avant au moins 10 ans, avancent les scientifiques. Des études à plus long terme, menées avec des couples actifs sexuellement, seront nécessaires pour conclure à son efficacité.

Selon Sylvie Lévesque, sexologue et professeure à l’Université du Québec à Montréal, « il y a longtemps que la contraception orale pour hommes aurait pu être développée ». Selon elle, c'est un manque d'intérêt, et non un manque de savoir, qui justifie qu'on ait pris tant de temps pour obtenir ces avancées. « Mais est-ce que les femmes voudront faire confiance à ces pilules et dépendre de leur partenaire en matière de contraception ? » s’interroge la Dre Édith Guilbert. Pour Sylvie Lévesque, toute offre supplémentaire de contraception est la bienvenue. Et « ce sera une bonne façon de conscientiser les hommes aux enjeux de la contraception et à leur prise de responsabilités », conclut-elle.

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Santé et alimentation

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