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Enquête sur la chirurgie des yeux au laser

Par Mise en ligne : 11 janvier 2016  |  Magazine : février 2016

Enquête - Chirurgie des yeux au laser

Déterminé à subir une chirurgie au laser pour corriger un problème de vision  comme la myopie, l’hypermétropie ou la presbytie? Nous avons évalué le service et les renseignements dans des cliniques comme Lasik MD, Michel Pop, Clinique Laservue et 100% Vision.

Voyez ce que nos clients-mystères ont découvert et consultez notre évaluation des cliniques visitées. Pour prendre la bonne décision, voyez aussi en quoi consiste la chirurgie des yeux au laser.

Pour notre enquête, nous avons évalué la qualité des services et des renseignements transmis oralement dans neuf cliniques à Montréal (Lasik MD, Michel Pop, Laservue, FocusVision, Institut de l’œil), à Laval (Clinique ophtalmologique Iris), à Québec (Institut Laser Visuel), à Sherbrooke (100% Vision) et à Trois-Rivières (Chirurgivision).

Chaque année, plus de 100 000 Canadiens ont recours à la chirurgie de correction de la vue au laser. Des chiffres qui augmentent de 5 à 10 % annuellement, selon des données fournies par Lasik MD qui possède des cliniques dans tout le pays. C’est que l’apparition de nouveaux types de laser et le perfectionnement des techniques d’intervention ont permis d’élargir le bassin de candidats potentiels.

Ainsi, il est désormais possible de traiter la presbytie (vision floue pour les objets rapprochés, qui survient habituellement à partir de 40 ans), en plus de la myopie (vision de loin embrouillée), de l’hypermétropie (vision de près embrouillée) et de l’astigmatisme (courbure anormale de la cornée qui induit une déformation des images).

Grâce à la chirurgie réfractive, qui regroupe tous les types d’opérations de correction de la vue au laser, l’ophtalmologiste peut retirer une fine couche de tissu cellulaire à la surface de la cornée afin d’en modifier la courbure. Et selon l’endroit où le tissu est retiré, différents défauts optiques peuvent être corrigés, explique le Dr Michel Podtetenev, chargé d’enseignement clinique au Département d’ophtalmologie de l’Université de Montréal­ et fondateur de la clinique FocusVision, à Montréal.

Les progrès techniques ont aussi permis de diminuer les effets secondaires de la chirurgie – notamment les halos, éblouissements et images fantômes qui perturbaient la vision nocturne des patients dans les mois suivant l’intervention, ainsi que la sécheresse oculaire. À peine 5 % des patients resteraient avec des yeux secs après un an, soit le temps nécessaire pour que les nerfs de la cornée, sectionnés lors de la chirurgie, se régénèrent.

Malgré tout, l’intervention comporte des risques que plusieurs cliniques tendent à minimiser. C’est ce qu’ont constaté les deux clients-mystères que nous avons envoyés dans neuf cliniques du Québec où l’on réalise ce type d’intervention. Ils ont aussi remarqué que les ophtalmologistes qui pratiquent les opérations ne donnent pas toujours toutes les informations nécessaires à un consentement éclairé.

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