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Achat local: comment trouver de l’alcool d’ici

Par Frédéric Perron Mise en ligne : 16 Avril 2019  |  Magazine : 01 Mai 2019 Shutterstock.com

Shutterstock.com

Des bières de microbrasseries comme Oshlag à celles de grands brasseurs comme Molson Coors en passant par les spiritueux comme le Gin Thuya et les vins comme L'Orpailleur, vous trouverez facilement des alcools bien de chez nous sur le marché.

La multiplication des bières

Vous l’avez sans doute remarqué au dépanneur ou à l’épicerie du coin : l’offre de bière a explosé depuis quelques années. Rien d’étonnant, puisque le nombre de microbrasseries québécoises est passé de 125 en 2011 à 214 en 2018, selon la Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ). De Dieu du Ciel!, à Montréal, à Pit Caribou, à l’Anse-à-Beaufils (Gaspésie), en passant par la Brasserie Générale, à Québec, l’univers brassicole québécois est plus dynamique que jamais.

«Comme on l’a vu avec le vin et le fromage, le goût des Québécois pour la bière se raffine», constate David Cayer, cofondateur de la microbrasserie et microdistillerie Oshlag, à Montréal. D’après lui, cette curiosité gustative expliquerait pourquoi les parts de marché des microbrasseries sont passées de 4,5 % en 2007 à 12 % en 2017, selon l’Association des microbrasseries du Québec.

Néanmoins, le marché est toujours dominé par les grands brasseurs comme Molson Coors (détenu à 50 % par la famille montréalaise Molson), Labatt (filiale de la multinationale belge Anheuser-Busch InBev) et Sleeman (propriété du brasseur japonais Sapporo). Ces géants ont beau appartenir (en tout ou en partie) à des intérêts étrangers, ils brassent encore plusieurs de leurs bières ici.

Au fil des ans, les grands brasseurs ont aussi acquis des microbrasseries afin de diversifier leur offre. Sleeman a acheté Unibroue en 2004, Labatt a mis la main sur les activités de brassage d’Archibald en 2016 et Molson a fait l’acquisition du Trou du diable en 2017.

>> Lisez tous nos articles sur l'achat local: alimentationproduits d'entretien ménager, soins personnels, meubles, quincaillerie, véhicules, l'achat local c’est quoi et ce qui est le plus difficile à trouver.

Quelques grandes marques de bière brassées au Québec

POUR TROUVER DES MICROBRASSERIES PRÈS DE CHEZ VOUS

Association des microbrasseries du Québec

Des spiritueux qui se distinguent

Même si les ventes de spiritueux au Canada sont dominées à 69 % par de grandes marques importées comme Havana Club (rhum cubain), Absolut (vodka suédoise) et Bombay Sapphire (gin britannique), le Canada est reconnu pour certains de ses alcools, comme ses whiskys. Par exemple le Canadian Club, le JP Wiser et le Crown Royal. Ces spiritueux sont toujours fabriqués au pays, mais leurs marques appartiennent aujourd’hui à des multinationales – respectivement Beam Suntory, Corby et Diageo.

Le « whisky canadien » fait d’ailleurs l’objet d’une appellation géographique protégée exigeant notamment que l’alcool soit vieilli en fût au pays pendant au moins trois ans. Pour utiliser cette appellation sur sa bouteille, un distillateur doit donc respecter ces conditions.

À l’échelle de la province, de nombreuses microdistilleries locales ont vu le jour ces dernières années. Selon la RACJ, le Québec est passé de 19 distillateurs en 2014 à 44 en 2018. Et la qualité est au rendez-vous! Par exemple, le gin Thuya, de la microdistillerie Fils du Roy, a obtenu la meilleure note à notre test de gins paru en décembre 2017, devant des classiques britanniques comme le Beefeater et le Bombay Sapphire. Née au Nouveau-Brunswick en 2012, l’entreprise Fils du Roy possède aussi une distillerie à Saint-Arsène, dans le Bas-Saint-Laurent.

«Les distillateurs de gins locaux font preuve d’énormément d’imagination dans leur utilisation des arômes d’ici», observe Jean-François Pilon, chroniqueur spiritueux au journal Bières et Plaisirs. Par exemple, le gin Thuya est aromatisé de jeunes pousses de cèdre, alors que le gin St. Laurent est macéré dans des algues du fleuve dont il tire son nom.

Des cidres et des vins d’ici

Les cidres et cidres de glace fabriqués au Québec ont depuis longtemps acquis une bonne notoriété, qu’on pense par exemple aux produits de Michel Jodoin et du Domaine Pinnacle (propriété de Corby).

Mais les vins québécois ont aussi gagné en popularité; la production a d’ailleurs doublé en cinq ans, passant de 8 300 à 17 200 hectolitres de 2012 à 2017, selon le Conseil des vins du Québec (CVQ).

Selon Yvan Quirion, président du CVQ, la demande de vin québécois est plus importante que l’offre, tant dans les restaurants qu’à la SAQ et dans les épiceries. D’où la hausse constante de la production.

La sommelière Élyse Lambert estime que la qualité des vins québécois s’est grandement améliorée depuis cinq ans. «Les vignerons d’ici ont fait des pas de géant, dit-elle. Ils ont gagné en expérience et maîtrisent mieux toutes les étapes de la fabrication du vin.»

Quelques bons producteurs de vin, selon Élyse Lambert

Coteau Rougemont (Montérégie)
Domaine Bergeville (Estrie)
Domaine du Nival* (Montérégie)
Domaine St-Jacques (Montérégie)
Les Pervenches* (Montérégie)
L’Orpailleur (Montérégie)
Pinard et Filles* (Estrie)
Vignoble du Marathonien (Montérégie)

* Vous ne trouverez pas ces produits à la SAQ, mais plutôt dans certains restaurants et épiceries fines.

>> À lire aussi : Évaluation de 27 vins rosés

Trois indications géographiques protégées

De façon volontaire, les producteurs québécois peuvent faire certifier trois types d’alcools en vertu d’une indication géographique protégée (IGP) : « Cidre de glace du Québec », « Vin de glace du Québec » et « Vin du Québec ». Un fabricant qui emploie l’une de ces appellations sur ses bouteilles doit notamment démontrer qu’il utilise des ingrédients québécois et qu’il respecte des méthodes de production reconnues. D’ici la fin de l’année, des logos officiels liés à ces certifications devraient apparaître sur les bouteilles, selon Sylvie Marier, porte-parole du Conseil des appellations réservées et des termes valorisants.

Le Québec à la SAQ

Sources : SAQ, Le Soleil.

DES PRODUITS MIS EN VALEUR

En magasin et sur son site web, la SAQ présente les alcools locaux dans ses sections « Origine Québec » et « Produits du Canada ».

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Santé et alimentation

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