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4 bons conseils pour choisir votre poisson

Par Amélie Cléroux
poissons

Outre les logos qui identifient les produits certifiés québécois, durables ou biologiques – une décision volontaire des producteurs – et les listes d’espèces à privilégier ou à éviter établies par des organismes comme Seafood Watch, quelques astuces vous permettront de choisir votre poisson de façon écoresponsable.

1. Misez sur les produits locaux et de saison

Un poisson qui a été pêché ou élevé – on parle ici d’aquaculture – au Canada ou au Québec va généralement de pair avec l’utilisation de méthodes responsables, indique Jean-Claude Brêthes, professeur émérite à l’Institut des sciences de la mer de Rimouski de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR). Les règlements et les normes (quotas, volume, maillage des filets, etc.) sont stricts et hautement surveillés, explique l’expert. L’achat local permet par ailleurs de limiter les impacts écologiques du transport.

Pour vous assurer de consommer des espèces d’ici, consultez le calendrier d’arrivage de produits frais présenté par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) sur son site internet Pêchés ici, mangés ici, propose Michel Bélanger, conseiller en commercialisation au MAPAQ. « Si vous achetez un filet de poisson frais d’une espèce que l’on trouve dans les eaux du Saint-Laurent, mais hors saison, il y a moins de chances qu’il soit d’ici !  » illustre-t-il. Par exemple, le flétan du Groenland pêché en province est offert entre les mois de mai et d’octobre, informe l’outil web.

2. Achetez des poissons les moins transformés possible

S’il n’est pas toujours facile d’identifier avec exactitude l’espèce de poisson et d’en connaître la provenance, ce l’est encore moins si celui-ci figure dans une longue liste d’ingrédients. « Pour vous assurer de savoir ce que vous mangez, voire éviter la fraude alimentaire, achetez du poisson peu ou pas transformé », recommande le nutritionniste Bernard Lavallée. Si vous n’êtes pas à l’aise avec l’idée d’apprêter le poisson entier ou avec la peau, demandez au poissonnier de le faire pour vous.

3. Diversifiez votre menu

Pour éviter une pression accrue sur les espèces populaires reconnues pour leur poids écologique – par exemple le saumon de l’Atlantique – ou comme menacées – le thon rouge, entre autres –, découvrez-en de nouvelles et variez vos recettes. Dans son livre Sauver la planète une bouchée à la fois (Éditions La Presse), Bernard Lavallée propose notamment de cuisiner les petits poissons, comme le hareng, le maquereau et la sardine, qui sont souvent utilisés pour fabriquer la moulée donnée aux poissons d’élevage carnivores (tel le saumon de l’Atlantique). Se nourrir de ces petits poissons serait ainsi plus écoresponsable, relève le nutritionniste ; en outre, ils sont nutritifs et économiques, en plus de contenir très peu de contaminants.

4. Posez des questions… et exigez des réponses

Vous avez un doute quant à l’origine du filet de truite que vous avez en main ? La meilleure chose à faire est de questionner le poissonnier ou un employé du commerce. Ainsi, vous devriez toujours pouvoir obtenir des informations de base – non seulement l’espèce et sa provenance, mais aussi sa fraîcheur – grâce à un étiquetage précis ou aux informations de quelqu’un sur place, insiste Bernard Lavallée. Si vous n’obtenez pas de réponse, soulignez l’importance d’obtenir ces informations à un responsable qui pourrait faire bouger les choses.

>> À lire aussi : Choisir votre poisson : que veulent dire les différents logos et allégations ?

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