Êtes-vous immortel? Les enjeux de la mort numérique

Article d'un partenaire
de Protégez-Vous

Par Option consommateurs Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 28 septembre 2018

Au cours de sa vie, chaque internaute laisse derrière lui une multitude de traces numériques : courriels, publications sur les médias sociaux, photos, conversations, commentaires… Toutes ces données sont enregistrées par les entreprises technologiques qui fournissent ces services.

Lors du décès d’une personne, cette masse de données peut être condamnée à l’éternité virtuelle. En effet, les conditions d’utilisation des entreprises technologiques prévoient généralement que les comptes de l’internaute resteront actifs, et ce, tant que l’entreprise n’a pas été dûment avisée du décès.

Votre mort numérique n’est donc pas synchronisée avec votre mort physique. À votre décès, vos comptes restent actifs et les données recueillies à votre sujet pourraient demeurer indéfiniment en ligne.

Un fardeau pour vos proches

Avez-vous prévu votre mort numérique? Si n’est pas le cas, consolez-vous, la majorité des Canadiens n’ont prévu aucune mesure à ce propos!

Lors du décès d’une personne, il n’est pas toujours aisé de connaître ses dernières volontés quant à ses comptes en ligne. Seules certaines entreprises technologiques, telles que Google et Facebook, offrent aux internautes de prévoir ce qu’ils souhaitent qu’il advienne de leurs données après leur mort.

Pour les proches, la gestion de la succession numérique peut causer bien des tracas. Ils doivent parvenir à identifier tous ses comptes en ligne, en plus d’obtenir l’accès à ceux-ci. Non seulement ce processus peut être particulièrement complexe et exigeant, mais bien des entreprises refusent, en toutes circonstances, de donner accès aux données d’une personne décédée à ses héritiers.

Un héritage numérique incertain

Le droit au Canada est mal adapté aux enjeux soulevés par la mort numérique. La loi ne prévoit pas expressément la possibilité, pour les consommateurs, d’émettre des directives sur ce qu’ils souhaitent qu’il advienne de leurs données après leur décès. De même, la loi reste incertaine quant à la possibilité, pour les héritiers d’une personne décédée, d’accéder à ses données.

Pour en savoir plus à propos des enjeux liés à la mort numérique, Option Consommateurs, en collaboration avec la Maison du développement durable, vous convie au panel Les consommateurs face à la mort numérique qui se tiendra le 18 octobre prochain à 17 h.

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