Éviter le gaspillage alimentaire

Article d'un partenaire
de Protégez-Vous

Par Maison du développement durable Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 25 septembre 2017

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Voici nos conseils pour tester des habitudes de consommation saines, économiques et écologique et relever le défi d’éviter le gaspillage alimentaire.

En décembre dernier, on nous annonçait qu’en 2017 une famille canadienne moyenne devrait débourser 420$ supplémentaires pour son épicerie. Jeter des aliments alors que ceux-ci nous coûtent si cher peut paraître un non-sens, pourtant cette même famille canadienne moyenne jette pour environ 1000$ d’aliments annuellement, soit 25% de ses achats. Le gaspillage alimentaire à la maison peut être difficile à estimer ; on jetterait de 3 à 5 fois plus d’aliments que ce que l’on croit ! Lutter contre ce fléau en changeant nos habitudes de consommation peut être un bon moyen de réduire sa facture d’épicerie. On peut aussi le faire pour des raisons environnementales. En effet, le gaspillage alimentaire produirait jusqu’à 23% des gaz à effet de serre du monde. Étant responsables de 51% des pertes alimentaires, les consommateurs peuvent avoir un réel impact positif sur cet enjeu en modifiant leurs habitudes.

Le faire chez soi en 5 étapes :

1. Mieux planifier ses achats

Le manque de planification des achats est la principale cause de gaspillage alimentaire à la maison. Le meilleur truc : pensez à vos repas des prochains jours avant d’aller à l’épicerie, faites-vous une liste et tenez-vous-en le plus possible à celle-ci lorsque vous faites vos achats. Une fois à la maison, affichez dans un endroit bien visible (idéalement sur le réfrigérateur !) la liste de vos idées de repas pour la semaine afin de ne rien oublier. Utilisez en premier les aliments qui ne se conservent pas longtemps (poissons, viandes et volailles), ou achetez ceux-ci à la dernière minute.

2. Mieux comprendre les dates de péremption

La deuxième cause de gaspillage alimentaire à la maison est l’expiration des aliments avant leur utilisation. « Meilleur avant » veut-il vraiment dire « à jeter après » ? Sauf pour certains aliments plus fragiles (poissons, viandes et volailles), de nombreux aliments peuvent être consommés après la date à condition d’avoir été conservés correctement (au froid par exemple). Sachez que seuls les aliments se conservant moins de 3 mois doivent obligatoirement avoir une date de péremption. Pourquoi des biscuits ou des pâtes alimentaires ont-ils une date alors ? Probablement pour que vous les jetiez et en achetiez de nouveaux.

3. Mieux conserver ses aliments

La méthode d’entreposage des aliments influence grandement leur durée de vie. Les fruits, par exemple, sont bien particuliers. En effet, certains fruits sont dits « climactériques » car ils ont la capacité de mûrir après la cueillette. C’est le cas des suivants : abricot, avocat, banane, cantaloup, kiwi, mangue, papaye, pêche, poire, pomme, prune, tomate. Ils doivent être laissés à température ambiante jusqu’à ce qu’ils aient atteint un mûrissement adéquat, après quoi vous pourrez les conserver au réfrigérateur. Les autres fruits, ainsi que les légumes, ne peuvent pas mûrir et doivent donc être gardés au frais, toujours à l’écart des fruits climactériques car leur présence les fera dépérir plus rapidement.

4. Cuisiner les aliments fatigués et certaines parties négligées

Pas de raison de jeter une carotte un peu molle ou encore quelques pommes abîmées. Les légumes fatigués sont excellents en potage, en sauce ou en ratatouille, alors que les fruits oubliés sont parfaits pour les smoothies, croustades, compotes ou muffins !

Nous jetons aussi plusieurs parties tout à fait comestibles de nos fruits et légumes. C’est le cas, par exemple, des feuilles de plusieurs légumes racines (carottes, navet, radis, betterave) qui se cuisinent très bien en soupe, en salade ou en pesto. Vous pouvez aussi conserver vos retailles de légumes et vos tiges de fines herbes afin d’en faire un excellent bouillon de légumes maison.

5. Acheter des fruits et légumes « moches »

Au Québec, les producteurs maraîchers doivent déclasser chaque année environ 25% des aliments qu’ils produisent, car ceux-ci ne correspondent pas aux critères de « beauté » de l’industrie alimentaire. Cela correspond à 400 000 tonnes de fruits et légumes qui sont mis de côté parce qu’ils sont supposément « moches ». Depuis quelques temps, de nouveaux réseaux de distribution s’organisent afin de sauver ces produits du gaspillage alimentaire (ex. : les paniers de fruits et légumes SecondLife, les fruits et légumes Hors-la-loi en vente chez Métro). Ils sont aussi bons que les produits réguliers, mais vous coûteront jusqu’à 30% moins chers.

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