Onil planifie sa retraite grâce à la consultation budgétaire

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Par François Décary Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 05 février 2018

Alors que la génération des baby-boomers se dirige vers la retraite, bon nombre d’entre eux sont peu préparés financièrement. En conséquence, de nombreux Canadiens, y compris ceux qui vivent avec de faibles revenus, se tournent vers des programmes d’encadrement financier pour obtenir de l’aide en vue d’atteindre une stabilité financière à la retraite.

Onil Duguay, de Thetford Mines, a pu bénéficier d'une séance d’encadrement financier individuel auprès de l’ACEF Appalaches-Beauce-Etchemins (ABE). Cette démarche lui a permis d’établir un budget, auquel il s’est tenu, et d’apporter quelques modifications à son orientation financière.

La longue expérience des petits revenus

Onil, âgé de 66 ans, est très ingénieux. Malgré un niveau de revenu insuffisant, il a toujours réussi à maintenir la tête haute.

Au cours des dernières années, Onil s’était imposé une discipline budgétaire stricte, chaque jour, il inscrivait chacune de ses dépenses. Avec des revenus avoisinant 800 $ par mois, il n’avait pas de marge d’erreur. Comme son 65e anniversaire approchait, Onil s’est réjoui d’apprendre que sa situation financière allait s’améliorer considérablement avec la pension de vieillesse (587 $) et le supplément de revenu garanti (876 $).

Après s'être privé, il pourrait se permettre quelques petits extras, comme un nouveau chapeau, et peut-être allait-il pouvoir changer de logement.

En homme prudent et pour éviter de prendre des décisions trop hâtives, Onil a consulté l’ACEF-ABE, où on l'a aidé à établir son budget et à calculer son nouveau revenu. Avant même ses 65 ans, il savait combien d'argent il recevrait et sa marge de manoeuvre détaillée. « J’étais toujours à bout de souffle. Ma rencontre avec l’ACEF m’a permis de voir comment je pouvais mieux m’organiser et surtout m'a confronté de manière objective avec des choix. Ma situation allait s'améliorer, mais je ne pouvais pas tout avoir tout de suite ».

Diminuer l'anxiété

Avec les faibles revenus qu'il avait dans le passé, Onil n'arrivait pas toujours à remplir armoires et réfrigérateur d'aliments sains en quantité suffisante. En ayant fait des choix qui laissent le budget respirer, il lui est maintenant plus facile de bien manger.

Comprendre sa situation financière est important. Onil raconte : « Je me suis senti rassuré, moins anxieux. Les intervenants sont si humains et expérimentés ». Finalement, Onil a décidé de rester dans son appartement, son petit chez lui plutôt que dans un appartement plus cher (et surement plus dispendieux à entretenir et à chauffer). Il a attribué une part des nouveaux revenus au remplacement de son très vieux véhicule par une auto en meilleur état. Accompagné dans l'analyse de ses besoins, il a conclu que cette dépense, moins considérable qu'un changement de logement, lui donnerait une marge financière qu'il n'avait jamais eue.

Depuis cette expérience, Onil s'est peu à peu impliqué dans l'association, jusqu'à intégrer le conseil d'administration. Normand Roy, conseiller budgétaire à l'ACEF depuis plus de trente ans s'en réjouit : « Nous avons beaucoup de chance d'avoir quelqu'un comme Onil qui peut nous donner un coup de main, mais aussi qui a beaucoup de recul sur les enjeux de pauvreté, de préjugés, de sécurité alimentaire. Ça nous permet d'être meilleurs et plus sensibles ».

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