Quand un enfant est en deuil

Article d'un partenaire
de Protégez-Vous

Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 13 septembre 2017

Pixabay

Quand la mort survient autour d’un enfant, ses questions révèlent comment le deuil s’immisce dans sa vie.

Les enfants sont reconnus pour poser mille et une questions sur tous les sujets possibles. C’est ainsi qu’ils essaient de comprendre la vie et de maîtriser le monde. Quand la mort survient autour d’eux, leurs questions révèlent comment le deuil s’immisce dans leur vie.

Se sentir coupable : Ai-je fait mourir maman ?

Certains enfants se reprochent secrètement l’accélération de la mort d’un proche, mais l’extériorisent peu, car ils se sentent aussi coupables du chagrin de leurs parents. Une culpabilité qui peut perdurer et même laisser des traces à l’âge adulte. C’est pourquoi, lors d’un décès dans la famille, il importe que le ou les parents survivants insistent pour dire que tous ont de la peine et que personne n’est responsable de la mort de maman ou de la petite sœur.

Affronter l’insécurité : Es-tu vieux papa ?

Quand on perd un proche, les certitudes de la vie sont ébranlées. L’inimaginable est survenu. Il pourrait donc se reproduire. Le deuil s’imprègne ici d’un sentiment d’insécurité. On explique aux enfants que papi est mort parce qu’il était vieux et très malade. Les enfants n’en sont pas nécessairement rassurés, car à leurs yeux, leurs parents aussi sont vieux. « Mourras-tu toi aussi papa ? », s’enquerra le jeune inquiet. Puis, quelques semaines plus tard, survient la grippe ou la gastro dans la famille. Marie manifeste ses craintes d’un « Papi avait-il la grippe à l’hôpital ? »

Vivre la tristesse : Le soir, je pleure un peu tout seul…

Pour colmater la tristesse, des erreurs sont à éviter. On croit à tort se soulager et prolonger la présence d’un décédé en faisant une place excessive, prépondérante et immuable aux objets et photos rappelant le frère disparu. Ce quasi-sanctuaire s’avère suffocant pour les enfants qui ont l’impression que rien ne compte d’autre que ce frère mort. Le contraire est lui aussi nocif. En effet, faire disparaître du jour au lendemain tout ce qui rappelle maman, ses vêtements, ses photos, ses bijoux, crée un vide qui évacue indûment la décédée de la famille. Le souvenir et la mémoire affective sont ainsi mis en état de privation.

À des questions d’enfants… des réponses d’adultes

Les questions et mots d’enfants lorsque bien décodés par les adultes s’avèrent de précieux outils pour les aider. Les réponses des adultes se feront par des mots, caresses doucement prodiguées, visites au cimetière, photos regardées ensemble, dessins évacuant le trop-plein. À des questions d’enfants révélatrices du deuil… des réponses d’adultes sont nécessaires pour comprendre, réconforter et laisser espérer qu’il est possible de redevenir heureux.

Ce texte est le résumé. Lire l’article intégral sur le site de la FCFQ

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