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Par Fédération des coopératives funéraires du Québec Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 26 octobre 2018

Crédit photo: François Lafrance, pour la FCFQ

Crédit photo: François Lafrance, pour la FCFQ

Muni de son bâton de pèlerin, Jean-Pier Gravel s’est donné pour mission de rechercher dans tous les recoins du Québec des parcelles de bonheur. Nous l’avons rencontré.

Un des moments les plus précieux de ma vie a été vécu au décès de la personne que j’aimais le plus au monde, ma grand-maman maternelle, la belle Thérèse. À l’automne 2014, j’apprends qu’elle entre à l’hôpital et qu’elle n’en sort pas. Notre intuition n’est pas très bonne. Finalement, on lui diagnostique un cancer agressif, tant et si bien qu’en trois semaines, c’était fini. Dans les derniers jours, elle était aux soins palliatifs, et je suis parti de Montréal pour aller la voir en Abitibi. À mon arrivée, elle était dans le coma. Pendant deux jours, je suis resté à ses côtés, littéralement assis sur son lit, avec d’autres membres de ma famille. On a ri, on a pleuré, on a bu du vin et on s’est raconté nos vies. Je crois qu’on a fait ce qu’elle aurait voulu qu’on fasse.

Le dimanche, vers l’heure du souper, l’infirmière est venue nous dire que c’était le temps d’appeler tout le monde pour les adieux. J’avais tenu la main de ma grand-mère toute la journée et je ne voulais pas que personne ne prenne ma place. Évidemment, lorsque mon grand-père est arrivé, je me suis tassé. Quand il a déposé un baiser sur les lèvres de l’amour de sa vie, ma grand-mère lui a rendu son bec alors qu’elle était dans le coma. Puis, elle s’est envolée tout de suite après. Imaginez, elle s’est envolée sur un baiser.

Au même moment, malgré le temps gris qu’il faisait dehors, un rayon de soleil est venu la toucher directement sur son cœur. Ça ne s’invente pas. Et comme si ce n’était pas assez, l’infirmière nous a invités à la rejoindre près de la porte patio pour voir un immense arc-en-ciel qui partait du sol jusqu’au ciel. Comme je suis un grand sensible, c’était trop pour moi. Je suis parti en courant et en pleurant vers la rivière Harricana, qui était juste derrière. Quand j’ai levé les yeux, le ciel était en feu. Seul et sanglotant, je me suis entendu dire : Moi, quand ma grand-mère monte au ciel, le feu pogne. C’était ça ma grand-mère.

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