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Les répercussions de la pandémie sur les emplois des femmes

Article d'un partenaire de Protégez-Vous

Par Conseil du statut de la femme Partenaire de Protégez-Vous Mise en ligne : 16 Juillet 2020

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La crise de la COVID-19 agit comme un révélateur de la vulnérabilité économique de plusieurs femmes et laisse entrevoir des conséquences plus lourdes pour elles.

Depuis la mi-mars, la pandémie jette un puissant éclairage sur la valeur des emplois occupés principalement par des femmes, non seulement dans le domaine de la santé, mais aussi dans ceux de l’éducation à la petite enfance, de l’enseignement, du service à la clientèle ou encore de l’entretien ménager. Quelle reconnaissance peut-on espérer pour ces travailleuses lors de l’élaboration des mesures pour la relance économique? Afin de réfléchir aux pistes de solution, voici quelques faits à considérer.

Les femmes et la chute de l’emploi

Entre février et avril 2020, 821 000 emplois ont été perdus au Québec, ce qui correspond à un recul de près de 19 %, le plus important des provinces et territoires du Canada. Les données de Statistique Canada révèlent que les femmes ont été plus rapidement touchées par cette situation : au Québec, entre février et mars, 120 200 d’entre elles ont perdu leur emploi, comparativement à 55 100 hommes. 

Le secteur des services, majoritairement occupé par des femmes (54 %), est le plus durement touché avec la perte de 255 000 emplois. C’est tout particulièrement le cas dans les services d’hébergement et de restauration, du commerce de gros et de détail, ainsi que de la culture.

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Les femmes et la précarité des emplois

Selon les résultats de l’Enquête sur la population active (EPA) de Statistique Canada d’avril 2020, les pertes d’emploi ont continué à être plus prononcées dans les postes précaires, où les femmes sont souvent surreprésentées.

De fait, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à occuper un emploi à temps partiel ou un emploi à faible salaire. En 2019, 25 % des femmes travaillaient à temps partiel contre 13 % des hommes. De plus, une travailleuse sur quatre occupe un emploi à bas salaire.

Il est à noter que plusieurs emplois bien rémunérés ont été épargnés par la crise du fait qu’ils peuvent être exercés en télétravail. C’est le cas du secteur des services professionnels, scientifiques et techniques, dont les emplois généralement bien rémunérés sont occupés à 60 % par des hommes.

Les femmes entrepreneures

L’EPA d’avril indique que les petites entreprises sont celles qui écopent le plus de la crise actuelle. Or, c’est dans celles-ci que tend à se concentrer l’entreprenariat féminin. Selon un sondage réalisé par Femmessor en avril 2020 auprès de femmes entrepreneures du Québec, 94 % des entreprises appartenant aux répondantes comptaient 20 employé·e·s ou moins. Ce sondage révèle également qu’une répondante sur cinq estime que son entreprise risque de ne pas survivre à la crise. Plusieurs femmes entrepreneures sondées rapportent aussi que leur entreprise ne se qualifie pas aux programmes d’aide gouvernementaux.

L'après-COVID-19

Nul ne peut prévoir la progression de la crise actuelle ni sa durée. Bien que celle-ci soit sans commune mesure avec la crise financière de 2008-2009, un coup d’œil sur les mesures alors mises en œuvre afin de relancer l’économie démontre que celles-ci ont davantage profité aux hommes qu’aux femmes. De fait, le plan de relance qui a suivi la récession concentrait d’importants investissements dans des projets favorisant des emplois masculins.

Collectivement, travaillons cette fois-ci pour une relance économique élaborée avec et pour les femmes.

Pour en savoir plus, consultez la section Travail du dossier Les femmes et la pandémie.

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Le Conseil du statut de la femme est un organisme gouvernemental de consultation et d’étude. Il conseille la ministre responsable de la Condition féminine et le gouvernement du Québec sur tout sujet lié à l’égalité. De plus, il informe et sensibilise la population québécoise sur toute question en cette matière.