Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Salubrité à New-York: des restos cotés A, B ou C

Par Lise Bergeron
Votre resto préféré est-il coté A, B ou C? iStockphoto

Beaucoup d’intoxications alimentaires sont liées aux repas pris au restaurant. Les restos d’ici devraient-ils, comme ceux de New York et de Los Angeles, afficher une cote de salubrité?

À partir de juillet, les restos de New York afficheront bien en vue la cote qu’ils ont obtenus lors de leur plus récente inspection sanitaire. D’un coup d’oeil, les clients pourront voir si le resto choisi respecte les consignes de propreté exigées par la ville.

C’est par une lettre (A, B ou C) affichée sur la devanture ou dans le vestibule que les restaurants feront connaître leur classement. Un A est accordé à ceux qui obtiennent un score parfait ou presque, un B est assigné à ceux qui fautent sur plusieurs points et un C traduit de sérieux manquements à l’hygiène.

Près de la moitié des 76 millions d’intoxications alimentaires qui surviennent chaque année aux États-Unis sont liées à un problème d’hygiène et de manipulation inadéquate des aliments dans les restaurants. L’instauration d’une cote de salubrité a déjà fait ses preuves: à Los Angeles, ou la chose se fait depuis plus de 10 ans, la proportion de restaurants ayant les plus haut standards de salubrité est passée de 40 à 80 %. On y a aussi observé un déclin des hospitalisations liées aux toxi-infections alimentaires.

Applicable au Québec?

Au Québec, exception faite de Montréal, qui jouit d’un statut particulier, c’est le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) qui s’assure que les restos se conforment aux règles sanitaires. Le ministère publie d’ailleurs sur son site la liste des contrevenants.

Pourquoi ne pas adopter ici le système de cote qui réussit si bien aux Américains? Surtout quand on sait que près de la moitié (45,5 %) des malaises signalés au MAPAQ en 2007-2008 sont survenus à la suite d’un repas pris au restaurant, l’autre moitié (47,8 %) était liée à des aliments consommés à la maison. Nous avons posé la question à la direction du MAPAQ, qui n’a pas été en mesure de nous répondre.

Pour porter plainte ou rapporter une toxi-infection alimentaire, communiquez avec le Centre québécois d’inspection des aliments et de santé animale au 1 800 463-5023. On vous dirigera vers le bureau le plus près de chez vous. La Ville de Montréal publie aussi le nom des établissements fautifs sur son site Web. Vous pouvez voir si votre resto préféré y figure, et même s’il a été pris en faute à répétition.

Si un aliment vous rend malade ou que vous êtes témoin de pratiques ou de conditions insalubres dans un restaurant, une épicerie, une cantine, etc., communiquez avec l’Inspection des aliments en téléphonant au 514 280-4300 ou par le biais du formulaire de plainte en ligne. Toutes sources confondues, la Ville reçoit environ 1600 plaintes chaque année.

Par ailleurs, une grande partie des restaurants fautifs sont répertoriés dans la section «Alimentation» des condamnations publiées par Protégez-Vous.

  Ajouter un commentaire

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

  • Par CLAUDE PARENT
    19 Mai 2013

    Vous avez cette liste par région?

     29
  • Par MYRIAM FRECHETTE
    19 Février 2013

    L'Ontario a mis un système similaire en place il y a plusieurs années. Une excellente idée, mais un problème est rapidement devenu évident: le manque d'inspecteurs pour assurer l'inspection globale et répétée. Espérons que le Québec apprendra du voisin...

     8
  • Par ROBERT RIENDEAU
    18 Avril 2013

    Lorsque j'habitais les Sherbrooke, plusieurs cas d'hépatite ont été signalées à la même période. On a trouvé un dénominateur commun à tous ces cas. Les personnes atteintes étaient toutes allées manger au même restaurant assez chic. Pour transmettre ce virus, il faut que le cuisinier ne prenne pas le temps de se laver les mains après avoir visité le petit coin. L'établissement dût fermer peu de temps après.
    Récemment, à Montréal, je suis allé à un comptoir de restauration rapide. Le gars qui servait portait des gants de latex. Sauf qu'il y avait des taches de nicotine sur l'index et le majeur. À quoi servent des gants de latex qu'on garde pour fumer...et peut être même pour satisfaire d'autres besoins?

     8