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Votre épicerie vous coûtera 1 000 $ de plus en 2022

Par Catherine Crépeau
epicerie Shutterstock.com

Les prix des aliments, qui ont augmenté de 3,9 % en 2021 au Canada, devraient monter de 5 à 7 % l’an prochain. Une famille de quatre personnes devra donc payer 966 $ de plus pour se nourrir, selon le Rapport annuel des prix alimentaires 2022, publié le 9 décembre.

Les produits laitiers et les repas aux restaurants connaîtront la plus forte augmentation, soit de 6 à 8 %, selon le rapport produit par les Universités de Dalhousie, de Guelph, de la Saskatchewan et de la Colombie-Britannique. Les légumes et les produits de boulangerie devraient coûter de 5 à 7 % plus cher, les fruits, de 3 à 5 %, et la viande et les fruits de mer, de 0 à 2 %.

Les auteurs du rapport prévoient que, pour une famille de quatre personnes composée de deux adultes de 31 à 50 ans, d’un adolescent de 14 à 18 ans et d’une fillette âgée de 9 à 13 ans, les dépenses alimentaires atteindront 14 767,36 $. C’est 966,08 $ de plus que le coût annuel observé en 2021.

Il s’agit de la plus importante hausse anticipée en 12 ans, soit depuis que ce rapport est publié.

Elle s’explique essentiellement par les effets de la pandémie et des mesures sanitaires sur les chaînes d’approvisionnement. Les auteurs mentionnent, notamment, les coûts élevés de transport, la réduction de la capacité du transport maritime et la main-d’œuvre qui coûte plus cher. Les conditions de sécheresse et les incendies de forêt survenus en 2021 ont également contribué à la hausse du prix des aliments.

Plusieurs de ces facteurs seront encore à l’œuvre en 2022, souligne le rapport. S’ajouteront les effets de la taxe carbone, qui passera de 40 $ la tonne de GES en 2021 à 50 $ la tonne en 2022. Elle contribue à la hausse des coûts à tous les niveaux.

Hausse des demandes d’aide

Le rapport souligne que l’augmentation du prix des aliments touchera davantage les personnes moins nanties, de même que les femmes, les populations autochtones, les personnes de couleur et les autres populations vulnérables. Il prévoit ainsi une augmentation des demandes dans les banques alimentaires puisque les salaires n’augmentent pas suffisamment.

Ces mêmes organismes pourraient avoir plus de mal à répondre à ces nouvelles demandes, alors que le prix des denrées grimpe et que leur budget stagne, indique aussi le rapport.

Pénuries annoncées

Les tablettes vides et la réduction du nombre de produits disponibles en épicerie risquent de devenir «une vision courante en raison de la combinaison des problèmes logistiques et de main-d’œuvre», peut-on lire dans le rapport.

Les restaurateurs pourraient aussi être amenés à restreindre le nombre de plats sur leur menu pour diminuer les pertes.

Augmentation anticipée en 2022

• Produits laitiers: 6 à 8 % 
• Restaurants: 6 à 8 % 
• Boulangerie: 5 à 7 % 
• Légumes: 5 à 7 % 
• Fruits: 3 à 5 % 
• Autres: 2 à 4 %
• Fruits de mer: 0 à 2 % 
• Viandes: 0 à 2 % 

>> À lire aussi: Gaspillage alimentaire: ce que cachent vos poubelles et L’achat local de plus en plus privilégié

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