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Un spa avec chéri et...plusieurs bactéries!

Par Catherine Mainville-M.
Un spa avec cheri et plusieurs bacteries

Vous avez prévu fêter la Saint-Valentin dans un spa avec votre douce moitié? Vous pourriez partager ce moment d’intimité avec une faune…bactérienne.

Selon une étude québécoise publiée en janvier dernier dans l’International Journal of Environmental Health Research, 26 % des bains à remous publics présentent des «concentrations préoccupantes» de bactéries. Les chercheurs de la faculté de médecine de l’Université Laval et de l’Institut national de santé publique du Québec en sont venus à cette conclusion après avoir analysé en 2008 l’eau de 95 bains à remous dans 75 hôtels, auberges, gîtes touristiques, campings et centres de relaxation et de mieux-être des régions de Québec, de l’Estrie et de Chaudière-Appalaches.

Leur analyse a notamment démontré la présence d’un groupe de bactéries appartenant au genre Legionella, à l’origine de la maladie du légionnaire et de la fièvre de Pontiac, dans 23 % des cas. La bactérie Pseudomonas aeruginosa, responsable d’infections cutanées, a été trouvée dans 41 % des endroits visités, et la présence de la bactérie E. Coli a été observée dans 2 % d’entre eux.

>> À lire aussi: Se la couler douce, un spa à la maison

L’étude a aussi révélé des lacunes dans l’entretien: 32 % des exploitants n’effectuaient pas la vidange du bassin et le nettoyage des parois au moins une fois par mois. De plus, les chercheurs ont noté que deux répondants sur trois ignoraient les règlements au sujet de l’entretien d’un spa public et qu’à peine 5 % avaient suivi une formation adéquate sur leur opération.

Situation sous contrôle?

Depuis 2008, le chercheur principal, Nicholas Brousseau, croit qu’il y a probablement eu des progrès quant à la qualité de l’eau des spas. «Comme aucune vérification n’a été effectuée depuis, je ne peux pas dire s’il y a eu une amélioration notable», précise celui qui est maintenant à l’emploi de la Direction de la santé publique de la Mauricie et du Centre-du-Québec. Mais il estime que des pas ont été faits dans la bonne direction pour améliorer la qualité de l’eau des bains à remous publics.

«Selon les recommandations de l’étude, une campagne d’information auprès de tous les opérateurs de spas publics de la province a mis à jour les bonnes pratiques d’exploitation, souligne-t-il. Les ministères de l’Environnement et de la Santé ont également conçu une affiche visant à rappeler aux utilisateurs de spas les règles d’hygiène, de santé et de sécurité. De plus, des modifications seront apportées au Règlement sur la qualité de l’eau des piscines et autres bassins artificiels afin de resserrer les règles d’entretien des bains à remous pour limiter la présence de bactéries.»

Le chercheur explique que la qualité de l’eau des spas se dégrade plus rapidement que celle des piscines en raison du grand nombre de baigneurs dans un petit volume d’eau. «La température élevée de l’eau de ces bassins (plus de 32 °C) les rend aussi plus propices à la multiplication des bactéries», précise M. Brousseau.

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Spas pour tous?

Comme il est quasi impossible d’assurer l’absence totale de bactéries dans un spa public, les personnes ayant un système immunitaire affaibli de façon sévère devraient éviter de s’y baigner. C’est le cas, par exemple, de celles qui reçoivent des traitements de chimiothérapie ou qui prennent des médicaments immunosuppresseurs. Mais il ne faut pas en conclure que les spas constituent un risque pour la population en général, nuance Nicholas Brousseau. «La concentration de bactéries trouvée en 2008 ne représentait pas nécessairement un danger pour les utilisateurs. Les gestionnaires doivent toutefois demeurer rigoureux pour éviter qu’à long terme les bactéries se multiplient et entraînent des risques pour la santé.»

Quelques précautions à prendre

Si vous êtes un adepte des bains à remous publics, assurez-vous toujours que le registre d’entretien des spas de l’entreprise est bien tenu et que les vérifications et l’entretien sont effectués plusieurs fois par jour. «Vous devriez toujours être en mesure de voir le fond du bain. Si ce n’est pas le cas, prévenez le responsable», conseille Nicholas Brousseau.

«Il ne faut pas avoir peur de s’informer ou de poser des questions sur les tests d’eau qui sont effectués, indique Lucie Brosseau, présidente, directrice générale de l’Association québécoise des spas et de l’Alliance Spas Relais santé. Mais, de façon générale, on ne se trompe pas lorsqu’on va dans un établissement qui a pignon sur rue depuis plusieurs années, qui est connu et bien implanté dans son milieu.» Elle précise que la bannière Spas Relais santé constitue aussi un gage de qualité, car les membres de l’Alliance doivent obtenir une certification et se soumettre annuellement à des évaluations, notamment quant à la salubrité de l’eau de leurs bains à remous.

Règles d’hygiène et de santé à respecter dans un spa

• Prenez une douche et savonnez-vous avant la baignade;
• Évitez de consommer de la nourriture et des boissons dans la zone du spa;
• Évitez de vous baigner si vous avez des symptômes de diarrhée ou de nausée, des infections de la peau ou des plaies ouvertes;
• Respectez le nombre maximal de baigneurs permis;
• Évitez de mettre la tête sous l’eau;
• Évitez d’ingérer l’eau;
• Restez dans l’eau un maximum de 15 minutes à la fois pour les adultes et de 10 minutes à la fois pour les enfants;
• Consultez un médecin avant de vous baigner si vous avez un problème de santé particulier;
• Signalez au responsable tout problème comme l’absence ou le bris du couvercle d’un drain, de l’eau douteuse, etc.;
• En tout temps, les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, surtout dans les trois premiers mois de grossesse, devraient éviter d’aller dans un bain à remous.

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  • Par PIERRETTE RENAUD
    03 Février 2014

    Je demeure en outaouais et je ne me baigne jamais dans l'eau de nos plages publiques, il est moins question de me saucer dans une eau ou les bactéries se multiplient par milliards à cause de l'eau chaude... même si vous respectez les règles d'hygiènes et de santé à la lettre qui dit que l'inconnu(e) qui se sauce à côté de vous a aussi respecté les règles???

     9
  • Par THERESE BABEU
    03 Février 2014

    Article intéressante, nous ne sommes jamais trop prudent
    D'ailleurs avez vous dejà remarquez dans les camping l'eau du spa est toujours brouillé, on m'a déjà dit que ceux-ci devaient maintenir l'eau à une température de 102 F afin d'éviter les bactéries étant donné que beaucoup de personnes y circulent . La plupart des campings ont des spas que l'on utilise dans notre cour ou sur notre terrasse pour usage personnel et eux s'en servent presque pour un village. Rappelez-vous l'importance de toujours voir le fond du bain avant d'embarquer dans un spa au camping.
    Cet article devrait être re-publier au printemps et à l'été afin de rejoindre le plus de gens possible.
    La santé c'est important. Vaut mieux prévenir que de guérir.
    Merci pour cet article, il confirme que l'on est jamais trop prudent et que l'hygiène ce n'est pas seulement de se laver les mains . L'été il y a assez de moustiques évitons les bactéries.

     4
  • Par LOUIS PERRON
    03 Février 2014

    L'hygiène des baignoires à tourbillon dans les chambres d'hôtel constitue le même genre de risque. Les tubes ne se vident pas complètement, les femmes de chambres ne les désinfectent pas avec du chlore et l'eau chaude en fait un milieu de culture et risque ainsi de vous transmettre les problèmes des clients qui s'y sont baignés. Par contre au Québec, on a dérèglementé les hôtels et c'est le prix à payer pour avoir enlevé les irritants aux tenanciers. Il n'y a aucune surveillance ni directives. Le personnel n'est pas formé à l'hygiène. Je prend donc ma douche, s'est plus sur.

     2
  • Par Paule Mongeau
    16 Février 2013

    Je trouve cela bien d'aviser les membres de PV concernant les risques associés aux bains chauds offerts par différentes entreprises spécialisées dans la détente. Mon conjoint, qui collabore avec l'Alliance des Spas Relais Santé, m'a parlé de l'importance accordée par les Relais Santé à la qualité et la propreté de l'eau de leurs bains. Vous pourrez d'ailleurs lire leur réponse à cette étude qui a été également soulignée dans Le Fil, le journal de la communauté universitaire, Univertsité Laval et intitulé : Une alliances contre les bactéries!- http://www.lefil.ulaval.ca/articles/une-alliance-contre-les-bacteries-34556.html