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Trop d’antibiotiques dans la viande: risque sérieux pour la santé humaine

Par Lise Bergeron
Trop dantibiotiques dans la viande iStockphoto

Les producteurs de bœuf, de porc et de volaille utilisent trop d’antibiotiques. Ce qui crée une résistance accrue des bactéries et un risque sérieux pour la santé humaine.

Aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) estime que l’utilisation des antibiotiques pour accélérer la croissance des animaux de boucherie constitue une sérieuse menace pour la santé humaine.

Au fil des 50 dernières années, les producteurs se sont rendu compte que les antibiotiques avaient pour effet non seulement de traiter et de prévenir la propagation des infections, mais également de favoriser la croissance des animaux.

C’est ainsi que certains agents anti-infectieux largement utilisés en médecine humaine – la pénicilline et la tétracycline, notamment – se sont retrouvés sur une base quotidienne dans la nourriture donnée aux bêtes.

Or, la surutilisation de cette classe de médicaments favorise la résistance des bactéries pathogènes. Résultat: il devient de plus en plus difficile, tant chez les animaux que chez les humains, de traiter les infections qui répondaient auparavant très bien à ces antibiotiques.

«Il faut utiliser ces médicaments très judicieusement si on veut en préserver l’efficacité et minimiser la résistance des bactéries», estime Bernadette Dunham, directrice du Center for Veterinary Medecine à la FDA.

L’organisme américain propose de nouvelles lignes directrices pour contrer la menace. Parmi les mesures proposées: limiter les antibiotiques à un strict usage thérapeutique et en permettre l’emploi uniquement sous la supervision d’un vétérinaire.

Et au Canada?

De ce côté-ci de la frontière, le Comité canadien sur la résistance aux antibiotiques explique que «les bactéries et les gènes, y compris les gènes de résistance, peuvent se transmettre entre les écosystèmes humains, animaux et autres», et que cela peut entraîner, notamment, «une augmentation de l’incidence d’infections causées par des agents pathogènes résistants chez l’être humain et des possibilités d’échec thérapeutique auprès des animaux et des êtres humains».

Santé Canada estime que le problème est sérieux, mais remet la responsabilité de le régler aux... consommateurs. En effet, parmi les conseils du ministère sur son site Internet, on trouve cette perle: «Incitez les agriculteurs à ne donner des antibiotiques à leurs animaux qu’en cas de nécessité.»

Plus réalistement, la seule solution pour contourner le problème consiste à choisir de la viande certifiée biologique, qui est aussi exempte d’hormones de croissance et de résidus de pesticides. Outre la filière bio, quelques rares producteurs québécois ont mis sur le marché des produits issus d’animaux élevés sans antibiotiques. Protégez-Vous consacre un article à la question: Choisir sa viande: les options possibles.

L’Union européenne, pour sa part, bannit déjà l’usage des antibiotiques et des hormones de croissance chez les animaux de boucherie. Pour en savoir plus, consultez le site Internet du Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA)

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  • Par MARC DESJARDINS
    05 Janvier 2012

    Santé Canada dit de faire pression aux agriculteur.... hahaha Santé canada à toujours dit qu'il ne restait plus de trace dans la viande des antibiotique, etc... et la ils nous disent que c'est sérieux et que l'on fasse leur travail à leur place.... pauvre eux, depuis les années 80 que je ne les trust pas, quand je les voyais répondre tout croche et n'importe quoi à l'émission Tout le monde en parle de Télé-Québec, et aujourd'hui ils veulent obligé l'étiquetage SANS la mention sans OGM, et veulent surtout pas obligé d'indiquer qu'il y a de l'OGM dans ce que l'ont achète et la même chose pour les produits Irradié (produit morts par radiation) qui nous font bouffé en cachette et la ils veulent que cela soit nous qui fassent de la pression aux agriculteur après 50 ans de laissé faire et avoir favorisé cette démarche... Je suis morts de rire et en même temps fâché de se faire avoir par les fonctionnaire et politiciens à la soldes des grandes compagnies...

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  • Par ANNE SANTERRE
    05 Janvier 2012

    Ne dispose-t-on pas de données comparées entre l'union Européenne, les États-Unis et le Canada, relatives à l'incidence de cancers de toutes sortes ainsi qu'à la résistance aux antibiotiques de certaines bactéries? Il me semble que c'est un outil puissant pour faire changer des règlements en adoptant des mesures appropriées pour protéger la santé publique et réduire nos coûts de santé... qui sont faramineux et en croissance inquiétante!

    Anne Santerre
    Montréal

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  • Par Cristine Cloutier
    05 Janvier 2012

    Pour être impliqué de près dans la filière de la production bovine, je voudrais soulever la complexité entourant le problème de l'utilisation d'antibiotiques dans l'élevage des bovins à l'engraissement. L'utilisation préventive de certains produits antibiotiques est nécessaire pour éviter la perte d'animaux en début d'élevage par certaines maladies respiratoires. Ces maladies sont fortement liées au stress impliquant le transport des animaux sur de nouveaux sites d'élevage. Pourquoi l'utilisation préventive est nécessaire? C'est que souvent lorsque les signes de maladie sont apparents, il est soit trop tard pour sauver l'animal ou il sera tellement mal en point par la maladie que ses performances seront réduites et aucun profit ne pourra en être tiré.
    Personnellement, je ne recommande pas d'utiliser des antibiotiques à longueur d'élevage, mais à des moments précis où les stress sont importants. Je crois qu'il est primordial d'apporter cette nuance de gris sur un sujet qui n’est ni noir ni blanc.
    Pour terminer, les animaux certifiés Biologique ou de créneau spécial ne sont pas nécessairement le miracle environnemental et social espéré. Les performances de ces animaux sont souvent moindres, apportant des coûts en aliments supplémentaires, des délais d'élevage plus long, des carcasses moins grosses, etc. Donc, il devra y avoir plus d'animaux à engraisser en même temps pour répondre aux mêmes besoins de consommation.
    Cela dit, il est important que le consommateur persiste à faire part de ses attentes envers l'industrie agro-alimentaire. C'est de cette façon que l'on fait avancer des dossiers et que les choses finissent par s'améliorer.
    Encore une fois, chaque chose est colorée d'une teinte de gris et il faut être très très attentif pour discerner laquelle est la plus blanche et laquelle est la plus noir.

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  • Par Cristine Cloutier
    14 Mars 2012

    Il est toujours plus dificile de regarder dans notre cours et de se trouver en parti responsable que de pelter les problèmes chez les voisins.
    En fait on pourrait exigé n'importe quelle normes aux producteurs du Québec et au canada. Seulement, les consommateurs devraient être cohérents et n'acheter que des produits du Québec et du Canada. Mais l'appat du gain est forte surtout devant une étale de bouché etre du boeuf en sold des état-unis ou du Brésil.

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  • Par Lucie robitaille
    12 Juillet 2012

    Encore l'argent passe avant la santé des humains....pourquoi permettre toutes ses injextions....ce n'est pas normal que l'agence de surveillance des aliments laisse faire ça il sont surement payer en bonus....

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