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Télésanté : pharmaciens, médecins, dentistes et autres professionnels répondent à vos questions en ligne

Par Marie-Eve Shaffer
telesante

Les plateformes de télésanté vous permettant de poser des questions à un pharmacien gagnent en popularité, incitant leurs instigateurs à développer des services dans d’autres langues ou à accueillir d’autres professionnels de la santé, comme des infirmières, des médecins et des physiothérapeutes.

D’ici le milieu de l’été, une quinzaine de nouveaux professionnels de la santé répondront aux interrogations des internautes sur la plateforme web Question pour un pharmacien, qui sera rebaptisée Question pour un pro.

Des médecins, psychologues, nutritionnistes, optométristes, kinésithérapeutes, et même des vétérinaires se joindront aux pharmaciens pour éclairer les Québécois sur leur état de santé ou celui de leur animal de compagnie.

Comme c’est le cas présentement, les réponses seront rendues publiques, mais l’identité des personnes qui les posent demeurera anonyme.

Le pharmacien et fondateur de la plateforme, Alexandre Chagnon, réfléchissait à la possibilité d’ajouter d’autres professionnels du milieu de la santé depuis les premières semaines de la mise en ligne du portail web, il y a cinq ans.

«On s’est rapidement rendu compte qu’il y avait une question sur cinq qui serait mieux traitée par un autre professionnel [qu’un pharmacien]. Avec la pandémie de COVID-19, c’est encore vrai», mentionne M. Chagnon.

La crise sanitaire a entraîné une hausse significative du nombre d’utilisateurs de la plateforme Question pour un pharmacien. Pas moins de 4000 Québécois posaient des questions toutes les semaines avant mars 2020. Le même flot de demandes d’informations médicales déferle désormais tous les jours.

Pour faciliter l’attribution des questions au bon spécialiste, la plateforme de télésanté est dotée d’un système d’intelligence artificielle. «Il catégorisera les questions en fonction des mots qui seront utilisés par le patient pour expliquer sa situation afin de les rediriger vers le bon professionnel, explique Alexandre Chagnon. S’ils sont disponibles, ils vont répondre dans la journée.»

La localité où vit l’internaute influencera aussi le choix du professionnel à qui la question sera acheminée. Parce que si des infirmières, dentistes, sexologues et podiatres ont accepté de participer au service de la plateforme, c’est qu’ils espèrent élargir leur clientèle. Poser une question peut en effet déboucher sur une consultation privée. Le taux de conversion se situe à environ 33 % si des réponses sont données rapidement. C’est-à-dire que les deux tiers ne se dirigent pas vers la prise en charge d’un patient.

Un service multilingue

L’entrepreneur Don Nguyen, qui a lancé la plateforme Télépharma avec son frère pharmacien Van il y a à peine un an, souhaite pour sa part rendre le service encore plus multilingue qu’il ne l’est déjà.

Depuis le mois de mai 2020, les consommateurs peuvent poser des questions en toute confidentialité à un pharmacien, renouveler une ordonnance et se faire livrer des médicaments, que ce soit par courriel, messagerie texte, clavardage ou vidéoconférence. Ils peuvent communiquer en français, en anglais, en espagnol et en vietnamien.

«On cherche d’autres pharmaciens qui parlent des langues couramment utilisées à Montréal, comme l’italien ou l’arabe», mentionne Don Nguyen en soulignant qu’une à deux questions sur 100 sont posées dans une langue particulière.

Les deux frères veulent ainsi éliminer les obstacles qui empêcheraient un consommateur de consulter un pharmacien en ligne. Reprenant le concept de «pharmacie de quartier», le service de Télépharma est ainsi accessible gratuitement à toute heure.

Lui-même père de quatre enfants, Don Nguyen comprend l’importance d’obtenir les conseils d’un pharmacien rapidement, comme lui avec son frère Van.

Il ajoute qu’à la suite d’une consultation, il n’y a aucune obligation de faire affaire avec le pharmacien pour obtenir des médicaments, en cas de besoin.

Si la plateforme s’appuie pour le moment sur l’expertise des 12 pharmaciens qui travaillent dans les deux établissements appartenant à Van Nguyen, l’objectif est de créer un réseau de pharmacies au Québec qui supporterait Télépharma afin d’avoir des points de services physiques, en plus du service en ligne. «Le fait que [les patients] peuvent venir dans une pharmacie et rencontrer le pharmacien, ça peut les réconforter. En ligne, ça peut paraître froid, parfois.»

Par contre, les consommateurs sont plus loquaces derrière un écran, à la maison, qu’en pharmacie, à proximité des oreilles indiscrètes, rapporte Don Nguyen.

>> À lire aussi : Télémédecine : se faire soigner à distance

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  • Par FRANCINE LAMBERT
    21 Mai 2021

    C’est du beau pour l’integration linquistique en français au Québec.