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Se sucrer le bec en temps de pandémie

Par Marie-Eve Shaffer
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Tradition oblige, avec l’arrivée prochaine du printemps, vous avez envie de vous sucrer le bec? La cabane à sucre que vous avez l’habitude de fréquenter, si elle est encore ouverte, propose sans doute des repas à emporter, peut-être par le biais de l’initiative Ma cabane à la maison.

Depuis le début de la pandémie de COVID-19, 14 % des cabanes à sucre ont fermé leurs portes, d’après l’Association des salles de réception et érablières du Québec (ASEQC). Pour savoir si celle que vous visitez en temps normal poursuit ses activités, consultez son site internet et, en cas de doute, téléphonez.

Si elle cuisine toujours l’eau d’érable, malgré les contraintes sanitaires, vous pouvez commander directement des plats à emporter ou des produits sucrés et les récupérer sur place, selon un horaire préétabli.

C’est le cas de l’érablière Jean Parent, à Saint-Ambroise-de-Kildare, qui propose des boîtes-repas remplies de mets typiques du temps des sucres : jambon fumé à l’érable, fèves au lard, saucisses dans le sirop, oreilles de crisse, etc. Ces plats sont offerts déjà chauds, ou alors à réchauffer à la maison. Il n’y a toutefois pas de plats congelés.

«J’ai des réservations comme je n’ai pas vu souvent pour du take-out», lance Francine Parent, copropriétaire de la cabane à sucre familiale.

La femme d’affaires souligne qu’il est difficile de recruter du personnel pendant la pandémie de COVID-19, ce qui fait que l’érablière Jean Parent offrira des repas à emporter seulement du 12 mars au 12 avril, à raison de trois jours par semaine.

Mieux vaut vous y prendre à l’avance si vous commandez directement auprès d’une cabane à sucre.

Ma cabane à la maison

Pour obtenir un repas sucré, vous pouvez aussi passer par le site internet Ma cabane à la maison. Plus de 70 érablières participent à ce projet.

Quelle est la différence entre cette initiative et faire affaire directement avec une cabane à sucre? Est-ce que le prix est le même? Oui, assure Stéphanie Laurin, présidente de l’ASEQC.

«Ma cabane à la maison est un projet qui implique plusieurs entrepreneurs québécois qui se sont mobilisés bénévolement, mentionne-t-elle. Il n’y a aucuns frais supplémentaires pour la cabane participante, que la personne passe par la plateforme ou pas. Il y a seulement des frais transactionnels, comme pour toute boutique en ligne.»

En consultant le site internet de l’initiative, vous trouverez des cabanes à sucre qui livrent à votre domicile – parfois avec des frais de transport – ou dans une épicerie Metro à proximité. Vous pourrez y récupérer vos plats à une date convenue. Certaines érablières vous proposent aussi de visiter leurs installations.

Généralement, vous pouvez déguster votre repas dans un délai de 24 à 48 heures après avoir passé une commande. Tous les plats sont congelés pour assurer leur conservation.

Le Bistro La dent sucrée, situé à Saint-Eustache, achemine des boîtes-repas gastronomiques contenant, entre autres choses, de la crème à la citrouille, du jambon fumé, des saucisses au veau et du pouding chômeur dans sept épiceries Metro de la région de Montréal, en plus d’offrir la livraison et la cueillette sur place.

«Ça va bien, mais il ne faut pas que ça lâche», affirme la copropriétaire du Bistro La dent sucrée, Patricia Daoust. Elle vous recommande de choisir l’option de ramassage à la cabane à sucre dans la mesure du possible puisque les épiceries Metro ont fixé une limite de boîtes-repas qu’elles peuvent recevoir chaque jour.

«Des propriétaires de Metro allouent plus d’espace que prévu, mais il y en a qui ne peuvent pas parce qu’ils n’ont tout simplement pas l’espace», explique Mme Daoust.

Elle ajoute qu’en se rendant à sa cabane à sucre, il y a moyen de faire une promenade sur le site, en respectant certaines consignes, et de visiter la boutique. «Je préfère le contact humain», avoue la femme d’affaires, qui accepte aussi les commandes passées directement à la cabane à sucre.

Des menus concoctés par chaque cabane

Dans le cadre du projet Ma cabane à la maison, les menus ont été composés par chacune des cabanes à sucre participantes pour deux, quatre, et même huit personnes. Rien n’a été prévu pour les personnes seules.

«Un repas de cabane à sucre comprend jusqu’à une vingtaine de mets. En portion individuelle, ça aurait été très complexe», explique Stéphanie Laurin.

Si vous n’êtes pas friand des plats de cabane à sucre, mais que vous appréciez les produits de l’érable, vous pouvez également trouver votre compte avec le site de l’initiative Ma cabane à la maison. Vous devez toutefois choisir les options de livraison ou de cueillette à la cabane à sucre. Les épiceries Metro permettent seulement le ramassage de repas.

Déjà, l’ASEQC prévoit renouveler l’expérience l’an prochain. Au début du mois de mars, plus de 20 000 commandes ont été passées sur le site internet de Ma cabane à la maison. «On a reçu une vague d’amour incroyable des Québécois», se réjouit Mme Laurin.

Patricia Daoust, qui est aussi très heureuse des efforts consentis pour soutenir les cabanes à sucre, avoue qu’elle devra revoir son fonctionnement pour à la fois confectionner des boîtes-repas et accueillir des clients dans la salle à manger si le projet Ma cabane à la maison est relancé en 2022.

«Mais, au moins, on sera préparé», dit-elle, en expliquant qu’elle a dû réorganiser rapidement ses activités pour participer à cette initiative.

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