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Retour chez le dentiste au temps de la pandémie

Par Marie-Eve Shaffer Mise en ligne : 20 Mai 2020 Shutterstock.com

dentiste Shutterstock.com

Détartrage des dents, remplacement d’un plombage ou traitement de blanchiment: les dentistes reprendront du service le 1er juin après dix semaines au cours desquelles ils n’ont pu que répondre aux urgences.

La vice-première ministre Geneviève Guilbault a annoncé que les cabinets de dentistes pourront recommencer à faire des examens et à traiter tous les maux de dents, quelle que soit la région du Québec où ils se trouvent.

«On est habitué de travailler avec les microbes»

L’Ordre des dentistes du Québec s’est entretenu régulièrement avec le gouvernement du Québec dans les dernières semaines pour expliquer comment ses membres sont en mesure de respecter les règles d’hygiène devenues incontournables depuis le début de la pandémie de COVID-19.

«On est habitué de travailler avec les microbes et les virus. Il n’y a pas tant de changements à faire parce qu’on a déjà des protocoles très élevés», soutient le président de l’Ordre des dentistes du Québec, le Dr Guy Lafrance.

En plus du masque dont ils ont déjà l’habitude, les dentistes devront désormais porter des blouses et des visières pour examiner un patient. Les cliniques ont une réserve d’équipements de protection individuelle, qui devra être réapprovisionnée à moyen et long terme, souligne l’Ordre des dentistes du Québec.

Pendant les examens ou les traitements, l’utilisation des appareils produisant des aérosols (gouttelettes) sera limitée. «S’il y a deux techniques qu’on peut utiliser, on va choisir celle qui génère le moins d’aérosols», dit le Dr Lafrance.

Pour les consommateurs, le plus grand changement qui sera apporté dans le fonctionnement des cabinets dentaires ne sera pas pendant la consultation, mais plutôt dans les salles d’attente, d’après le Dr Guy Lafrance.

Les allées et venues seront réduites au minimum pour favoriser une distanciation physique entre les patients, qui devront se présenter sans accompagnateur dans la mesure du possible. Certains d’entre eux pourraient devoir attendre leur tour à l’extérieur ou dans leur véhicule, suggère la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST). Le port du masque sera chaudement recommandé dans les salles d’attente, qui seront désinfectées régulièrement.

 

Diagnostic positif ou négatif?

Avant même que le patient se rende à la clinique dentaire, il devra l’aviser par téléphone s’il ressent des symptômes de la COVID-19 ou s’il a reçu un diagnostic positif. Le cas échéant, le rendez-vous sera reporté.

Dans le cas où une personne atteinte de la COVID-19 a absolument besoin de consulter un dentiste pour une urgence, elle doit communiquer avec le professionnel qui la traite habituellement. Il la dirigera vers l’un des six établissements de santé désignés par le ministère de la Santé pour la recevoir.

Augmentation des prix?

Puisque les cliniques sont fermées depuis que le gouvernement a mis le Québec sur pause, est-il possible que les prix des soins dentaires soient révisés à la hausse? Le président de l’Ordre des dentistes du Québec n’a pas répondu à cette question. Il nous a suggéré de consulter l’Association des chirurgiens dentistes du Québec, qui a précisé ne pas souhaiter une augmentation des tarifs.

«Toutefois, les mesures à mettre en place ont un coût. C’est pour cette raison que nous ferons appel au gouvernement», indique l’Association dans un échange de courriels.

Seulement les urgences d’ici le 1er juin

D’ici le 1er juin, les dentistes devront uniquement procéder à des traitements urgents, comme cela a été le cas depuis le début de la pandémie de COVID-19, ce qui signifie qu’un patient a accès à un dentiste seulement s’il ressent une douleur aiguë dans la bouche, s’il saigne, s’il souffre d’une infection ou s’il a subi un traumatisme buccodentaire.

«On traite souvent les gens avec des médicaments pour éviter les déplacements, surtout pour les personnes de 70 ans et plus, [mais] les médicaments, ce n’est pas un traitement», souligne le Dr Guy Lafrance.

Plus les semaines s’écoulent, plus le nombre d’urgences augmente. «Plus on reporte un traitement, plus le temps joue contre nous », explique le président de l’Ordre des dentistes du Québec, qui n’exclut pas la possibilité que des patients souffrent de séquelles en raison des restrictions de services imposées depuis le début de la pandémie.

Traitement d’orthodontie

Comme les dentistes, les orthodontistes ont limité leurs activités au cours des dernières semaines pour répondre seulement aux urgences. La fermeture des cliniques d’orthodontie fera en sorte que les patients ayant commencé un traitement pour corriger la disposition de leurs dents risquent d’être suivis sur une plus longue période, d’après la présidente de l’Association des orthodontistes du Québec, la Dre Broula Jamal. «Pour un traitement de deux ans, ça va plutôt prendre deux ans et deux mois», illustre-t-elle.

Quant au coût des traitements, les cliniques d’orthodontie sont tenues d’honorer les contrats que les clients ont signés. «Nous respectons nos contrats», insiste la Dre Jamal.

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