Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Les remèdes chinois remplaceront-ils les recettes de grand-mères?

Par Rémi Leroux
Remedes chinois remplaceront-ils les recettes de grandmeres

Ottawa a annoncé la création d’un comité consultatif sur les remèdes traditionnels chinois dans le but de permettre une mise en marché plus rapide.

Ces dernières années, les Canadiens ont largement augmenté leur consommation de produits de santé naturels. Parmi ceux-ci, les remèdes traditionnels chinois (RTC) occupent une place de choix, les pharmacies individuelles se garnissant de plus en plus de diverses herbes, plantes et préparations issues de cette pharmacopée millénaire. Réglisse, verveine, rhizome de curcuma, jaune d’œuf ou encore racine de rhubarbe carbonisée… la liste des produits utilisés dans l’élaboration des médications chinoises traditionnelles est longue. La vente de plus de 1 400 remèdes traditionnels est déjà autorisée au Canada. 

Les RTC sont assujettis au Règlement sur les produits de santé naturels et font l’objet d’une autorisation de mise en marché émise par Santé Canada. Afin «d’alléger le fardeau réglementaire associé à l’introduction de produits à faibles risques sur le marché», Santé Canada envisage diverses options.

L’une de ces options, récemment confirmée par le gouvernement fédéral, concerne la création d’un comité consultatif national, qui «devrait constituer un guichet unique permettant au milieu de la médecine traditionnelle chinoise d’interagir avec Santé Canada et de faire connaître son point de vue», indique Olivia Caron, du service des communications de Santé Canada. Ce comité devrait ainsi permettre d’accélérer l’homologation des RTC.

Un contrôle irréprochable?

Mais l’augmentation du nombre de remèdes mis en vente permettra-t-elle de maintenir des niveaux de contrôle et d’évaluation irréprochables? «En vertu du Règlement sur les produits de santé naturels, assure Olivia Caron, Santé Canada veillera à ce que les RTC qu’utilisent les Canadiens soient sans danger, efficaces et de première qualité.» 

Toutefois, certains risques associés à l’utilisation de remèdes traditionnels chinois existent bel et bien et la toxicité de certaines plantes est connue. «Certaines études font par exemple état de produits contaminés par des métaux lourds ou des pesticides, note Pierre-André Dubé, pharmacien en toxicologie clinique à l’Institut national de santé publique du Québec. Ce n’est pas parce qu’il est naturel qu’un produit ne sera pas toxique. Tout est question de quantité et de durée du traitement.»

Pour la ministre fédérale de la Santé, Leona Aglukkaq, la création de ce comité est avant tout une reconnaissance de «la nature particulière» des remèdes traditionnels chinois.

Naturels mais pas inoffensifs

Diane Lamarre, présidente de l’Ordre des pharmaciens du Québec, rappelle qu’à partir du moment où «de réelles allégations thérapeutiques ont été démontrées, un potentiel d’effets indésirables ou d’interactions avec d’autres produits existe». De plus, avec les produits de santé naturels, on parle souvent d’automédication. «La création du comité de consultation devrait en effet permettre d’élargir l’arsenal thérapeutique mis à la disposition des patients, explique Diane Lamarre. Mais ceux-ci devront s’assurer auprès de leur médecin ou de leur pharmacien qu’il n’existe pas de contre-indication à l’utilisation de tel ou tel remède.».

Lire l'article
La RBQ veut mieux protéger les Québécois : trop peu trop tard ?

Avec les nombreuses histoires d’horreur liées à la construction et à la rénovation et les critiques de la vérificatrice générale du Québec envers la Régie du bâtiment (RBQ), vous êtes en droit d’être méfiant si vous vous apprêtez à acheter une maison neuve ou à faire des travaux. Et ce, malgré les promesses de l’organisme d’améliorer sa gestion des licences d’entrepreneurs et le soutien aux propriétaires.

Lire l'article
Construction : doit-on imposer des inspections de chantier ?

Imposer la surveillance de tous les chantiers de construction et de rénovation est-elle la réponse aux histoires d’horreur qui laissent les propriétaires devant des travaux mal exécutés, des maisons inachevées ou des entrepreneurs en faillite ? Pour plusieurs, la réponse est oui. Et il faudrait agir dès maintenant.

Lire l'article
Les garages manquent de main d’œuvre et de pneus d’hiver

Si vous n’avez pas encore pris rendez-vous pour chausser votre véhicule de ses pneus d’hiver en prévision de la date limite du 1er décembre, faites vite : les garages manquent d’installateurs et les stocks de pneus sont en baisse.

Lire l'article
Québec se prépare pour la saison de la grippe

Le virus de l’influenza a été très peu présent au Québec en 2020. Est-ce que ce sera encore le cas cette année ? Les autorités de santé publique demeurent à l’affût et préparent la campagne de vaccination annuelle pour le 1er novembre.

  Ajouter un commentaire

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

  • Par GERARD LESSARD
    08 Mars 2012

    Je ne suis pas trop confiant avec la médecine chinoise sachant combien empirique elle peut être !!!

    Comme par exemple, attribuer des vertus aux glandes de certains animaux, aux cornes de rhinocéros , aux différentes parties du tigre mettant ces animaux en grave danger d'extinctions et j'en passe.

    C'est à mon avis, une médecine qui met en danger non seulement les animaux mais aussi les humaines qui se fient à ces sornettes croyant que de la poudre d'os de tigre par exemple, peut les guérir de tel ou telle affection.
    Ou même des interactions entre ces remèdes et les remèdes occidentaux comme au Japon où il existe des comptes rendus sur le décès de patients, survenu après la prise simultanée de Xiao Chai Hu Tang (petite décoction de Bupleurum) et d'Interferon.

    Il est évident que certains remèdes peuvent être valables ou même bon, [comme le gingembre contre la grippe également reconnu par notre médecine ] mais ces vrais remèdes semblent une minoritée parmi cette médecine archaïque et souvent subjective

     3
    Par GERARD LESSARD
    04 Octobre 2013

    Mon commentaire date de un an et demi mais ne change pas , car même si pour toutes sortes de raisons plus ou moins valables certains décès sont dûs à la pharmacopée occidentale ( et je ne suis pas un chercheur pour vous les citer ) ,,,

    Reste qu'au pro-rata, ils sont généralement plus sûr lorsque bien employés que beaucoup de remèdes empiriques de la pharmacopée chinoise qui extermine de nombreux animaux pour des vertus illusoires ou placebo !!!!
    Juste ce fait, commande de la fuir car souvent on ne connais pas la composition de leurs produits !!!

    Perso, pour en avoir essayer certains, aucun d'entre eux figurent dans ma phamacie actuelle vu leur efficacité douteuse dans beaucoup de cas. Seul un sirop pour la toux était efficace mais on ne le trouve plus !!!

    Par Michel Jodoin Michel
    25 Septembre 2013

    Il es dommage monsieur Lessard que vous n'ayez pas pris la peine de nous illustrer également les milliers cas de décès et de complications liés à la consommation de produits pharmaceutiques certifiés et aaprouvé par Santé Canada...

    Vos exemples ne reflètent que certains produits parmi les milliers de formules et de plantes chinoises dont l'action et l'efficacité n'a cessé de se démontrer depuis près de 4000 ans...

  • Par Michele Chartier
    03 Février 2012

    Ces médicaments devraient être accessibles mais pas en vente libre. Ils devraient être prescrit par des personnes ressources qui ont une connaissance en médecine chinoise afin d'éviter les problèmes d'interaction avec les autres médicaments que la personne prend déjà, et aussi afin d'être efficace. La médecine chinoise se traite par les signes cliniques et non par le diagnostic comme tel


    Dr Michèle Chartier MV, en train de faire un cours surr les herbes chinoises pouir les animaux.