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Régime sans gluten: pas pour tout le monde

Par Catherine Crépeau

Le régime sans gluten suivi sans supervision pourrait être dangereux pour votre santé selon le Collège des médecins et l’Ordre professionnel des diététistes.

Suivre un régime sans gluten sans avoir obtenu un diagnostic de maladie coeliaque pourrait entraîner des complications graves et provoquer des carences alimentaires, préviennent les médecins et les diététistes du Québec dans l’édition d’été 2013 du bulletin du Collège des médecins.

Pourtant, de plus en plus de gens disent souffrir d’intolérance au gluten et coupent pain, gâteau et pâtes de leur alimentation. «Le régime sans gluten est devenu une mode. De plus en plus de gens l’adoptent sans supervision et sans trop savoir ce que ça exige», déplore Bernard Lavallée, nutritionniste chez Extenso.

Face à cet engouement, l’Ordre des diététistes et le Collège des médecins du Québec ont senti le besoin de sensibiliser leurs membres et la population aux risques que présente l’adoption du régime sans gluten lorsqu’il est suivi sans la supervision d’un médecin ou d’un nutritionniste.

Un régime sévère

Seules les personnes ayant reçu un diagnostic de maladie coeliaque devraient se restreindre au régime sans gluten, car il est très restrictif. Il consiste à éliminer de son alimentation toutes les céréales contenant du gluten, les sous-produits de ces céréales et les produits fabriqués à partir de ces sous-produits, soit bon nombre de charcuteries, de sauces et d’assaisonnements. «C’est un régime monotone, très difficile à suivre. On finit par toujours manger la même chose. Je ne le recommande à personne, à moins d’être malade», souligne Bernard Lavallée.

De plus, des études ont montré que les aliments sans gluten étaient moins nutritifs que leur équivalent contenant du gluten, ce qui peut entraîner des carences nutritionnelles (fibres, vitamines et minéraux) ainsi que des risques de surconsommation alimentaire par compensation (sucre, gras, sel).

Dangereux sans diagnostic

Décider de couper le gluten de son alimentation sans l’avis d’un médecin parce qu’on a des crampes, des gaz ou des ballonnements après en avoir consommé peut avoir des conséquences sur la santé, et ce, même si on souffre réellement d’une maladie coeliaque. Car si vous ne respectez la diète qu’à moitié en ne coupant que les céréales et leurs sous-produits pour diminuer la quantité de gluten ingéré, vous réduisez vos chances d’obtenir un diagnostic. En effet, celui-ci s’obtient grâce à la présence d’anticorps réagissant au gluten.

En réduisant votre apport en gluten, les crampes et autres symptômes peuvent disparaître, mais la maladie continuera de progresser et d’endommager votre système digestif, entraînant des problèmes de malabsorption, une perte de poids involontaire, de l’anémie, une dénutrition, de l’ostéoporose ou des problèmes de fertilité.
Pour les personnes intolérantes au gluten, mais non diagnostiquées, suivre un régime sans gluten à l’aveugle présente en plus un risque de choc à la gliadine, la partie toxique du gluten, lors de sa réintroduction dans l’alimentation. Une maladie grave qui se manifeste d’abord par une aggravation des symptômes d’intolérance.

La tentation de la perte de poids

Plusieurs adoptent le régime sans gluten pour perdre quelques livres, car ils croient dur comme fer à l’idée fausse selon laquelle les féculents font grossir. «Les féculents ne font pas engraisser. Comme pour tout ce que l’on mange, c’est toujours la quantité qui est en cause. Manger trop fait grossir, mais il est évident qu’en coupant le pain et les pâtes, on mange moins, donc on perd du poids. Mais dès qu’on les réintroduit, on reprend les livres perdues, et même plus! Il y a des façons plus efficaces de maigrir, comme de diminuer les portions et de bouger davantage», rappelle Bernard Lavallée.

Consultez notre article sur les maladies inflammatoires

Le régime sans gluten a aussi beaucoup d'adeptes dans la communauté scientifique, notamment chez plusieurs nutritionnistes. Le débat est donc loin d'être terminé. Pour en savoir plus, consultez le dossier complet que nous avons publié sur ce sujet: Soigner les maladies inflammatoires par l'alimentation.

CORRECTION 27/08/2013: contrairement à ce que nous avions préalablement écrit, le riz ne fait pas partie des aliments à problème.

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  • Par LÉO LAJOIE
    12 Septembre 2013

    Il est mentionné dans l'article «Pourtant, de plus en plus de gens disent souffrir d’intolérance au gluten et coupent pain, gâteau, pâtes et riz de leur alimentation». C'est mal connaitre la présence de gluten car de nombreuses farines comme la farine de riz, de maïs et autres peuvent faire d'excellents gâteaux, pâtes et pains. Quant au riz, je ne pense pas qu'il ya du gluten dans cet aliment.
    Il est aussi mentionné ««C’est un régime monotone, très difficile à suivre. On finit par toujours manger la même chose» Ma conjointe est intolérante au gluten et je peux dire que je ne m'ennuie jamais avec la variété de nourriture qu'elle prépare. Il s'agit de connaitre les produits qui peuvent être utilisés et ils sont très nombreux et de plus en plus disponible dans les épiceries de grandes chaînes.
    Léo Lajoie

     27
  • Par JACQUELINE LAGACE
    12 Septembre 2013

    Quelques lecteurs me demandent de répondre à Catherine Crépeau suite à son article mis en ligne dans "Protégez-vous", le 22 août 2013.
    http://www.protegez-vous.ca/sante-et-alimentation/regime-sans-gluten-pas-pour-tout-le-monde.html
    L’article de Catherine Crépeau démontre que cette journaliste ne comprend pas la problématique du gluten et qu’elle mélange tout. Je suis surprise que la revue « Protégez-vous » ait accepté de publier un article si mal documenté.
    Pour tous ceux qui sont intéressés à bien comprendre pourquoi l’article de Mme Crépeau intitulé « Régime sans gluten: pas pour tout le monde » induit les gens en erreur, lisez sur mon blogue (en inscrivant dans « Recherche articles » les articles suivants : 1) Réponse de Jacqueline à Isabelle Huot; 2 : l’alimentation hypotoxique peut mettre en rémission….pourquoi ». Il s’agit d’articles documentés scientifiquement sans aucune affirmation gratuite.
    Voici quelques réponses à des interrogations de lecteurs suivant certaines affirmations de Mme Crépeau :
    1)Selon Mme Crépeau « En réduisant votre apport en gluten, les crampes et autres symptômes peuvent disparaître, mais la maladie continuera de progresser et d’endommager votre système digestif… »
    Réponse de Jacqueline : Justement, lorsque l’on a une sensibilité au gluten, il ne s’agit pas de réduire les apports de gluten mais de l’éliminer complètement (je ne parle pas ici de quelques incartades). Si le régime est bien suivi, la maladie est mise en rémission et cessera de progresser et d’endommager non seulement le système digestif mais également les autres organes et tissus affectés par le gluten. Encore une fois, si vous lisez les deux articles que je recommande, vous comprendrez que la maladie coeliaque n’est pas le seul problème de santé causé par le gluten.

    2)Selon Mme Crépeau « Pour les personnes intolérantes au gluten, mais non diagnostiquées, suivre un régime sans gluten à l’aveugle présente en plus un risque de choc à la gliadine, la partie toxique du gluten, lors de sa réintroduction dans l’alimentation. »
    Réponse de Jacqueline : la gliadine α a la propriété, comme certains lipopolysaccharides de la paroi de bactéries de faire en sorte qu’il y aura sécrétion de protéines appelées Zonulin, qui ont comme conséquence de déséquilibrer le bon fonctionnement de la paroi de la muqueuse intestinale, ce qui permet le passage dans le sang et les tissus, de molécules mal digérées, donc trop grosses, antigéniques et possiblement immunogéniques qui peuvent causer des maladies chroniques selon nos prédispositions génétiques. Vous comprendrez que le fait qu’il y ait eu diagnostic ou pas, si une personne est sensible au gluten, le fait d’enlever cet aliment de son alimentation sera bénéfique alors que le fait de le consommer lui causera des ennuis.
    3)On me demande : est-ce que le fait de couper le gluten et les produits laitiers peut faire en sorte que je devienne réellement intolérante à ces aliments lors de leur réintroduction?
    Réponse de Jacqueline : Si une personne n’est pas sensible au gluten et aux produits laitiers, le fait de cesser la consommation de ces aliments ne la rendra pas sensible à ces aliments lorsqu’elle les réintroduira dans son alimentation. Par contre, même si sans le réaliser, le gluten lui causait certains problèmes de santé, et qu’elle cesse de le consommer, elle va ressentir des bienfaits sur sa santé. Si par la suite, elle réintroduit le gluten dans son alimentation, elle va constater alors que le gluten lui occasionne des malaises, parce que son système s’étant désintoxiqué, il sera en mesure de manifester son opposition. Par exemple, lorsque je consommais des produits laitiers et des céréales contenant du gluten, je ne me rendais pas compte que ces aliments me faisaient du tort. J’étais affectée par de l’eczéma et avec l’âge j’avais développé des maux de dos. Je ne pensais pas qu’il pouvait y avoir un lien entre mes problèmes de santé et les aliments que je consommais. Lorsque j’ai commencé à souffrir gravement d’arthrite rhumatoïde, cela a débuté brusquement dans la soixantaine. Je me souviens qu’un ostéopathe m’a dit en manipulant mes articulation metacarpo-phalangiennes que le problème avait débuté depuis longtemps. Ceci parce que les maladies d’inflammation chronique sont habituellement précédées par de longues périodes d’inflammation silencieuse qui se situent sous le seuil de la douleur. Vous connaissez la suite de mon histoire relatée dans mon livre. Il est certain que le fait de cesser de consommer les aliments qui sont pro-inflammatoires permet de nettoyer (désintoxiquer) l’organisme et celui-ci est alors capable de manifester par une sensibilité accrue, la douleur que lui cause l’aliment en question.
    Pour rédiger son article, Mme Crépeau s’est inspirée de l’article intitulé « Le régime sans gluten : une mise en garde s’impose » publié par l’Ordre professionnel des diététistes du Québec (l'équipe de la permanence de l’OPDQ et plus particulièrement Mme Ginette Caron qui en a assuré la coordination lors de son intérim à la direction générale) et la Direction générale du Collège des médecins du Québec, grâce à la collaboration de Patrick Godet, M.D., gastroentérologue. Voici le lien pour ceux qui désirent lire cet article : http://www.opdq.org/extranet/manuel/OPDQ/pdf/ArticleGluten_2013.pdf
    Je dois malheureusement dire que cet article démontre avant tout que ses auteurs (ici, je n’inclus pas un très grand nombre de médecins et un petit nombre de nutritionnistes à l’esprit ouvert qui apprécient et encouragent leurs clients dont la santé s’améliore avec un changement d’alimentation) se sentent menacés par le fait que des gens qui ont des problèmes de santé, qui n’ont pas pu être diagnostiqués et soignés par la médecine traditionnelle, se prennent en main généralement avec un succès surprenant en modifiant leur alimentation.
    Je trouve contreproductif pour ne pas dire plus, qu’en 2013 des médecins et des nutritionnistes refusent encore d’admettre que certains aliments, tels les céréales contenant du gluten, les produits laitiers et les viandes cuites à hautes température, puissent agir en tant que facteurs environnementaux susceptibles de permettre l’expression de maladies d’inflammation chronique chez des personnes prédisposés génétiquement à ce genre de maladies. Cela est d’autant plus surprenant que l’article mentionné ci-haut, fait mention dans sa bibliographie, des articles suivants qui exposent clairement la réalité du problème:
    Sapone, A. et coll. «Spectrum of gluten-related disorders: consensus on new nomenclature and classification», BMC Medicine, vol. 10, 2012, p. 13. Cet article faisait suite à “Sapone A et coll. “ Divergence of gut permeability and mucosal immune gene expression in two gluten-associated conditions: celiac disease and gluten sensitivity. BMC Medicine 2011,Mar 9;9:23.
    El-Chammas, K. et E. Danner. «Gluten-free diet in nonceliac disease», Nutrition in Clinical Practice, vol. 26, n° 3, juin 2011, p. 294-299.
    Biesiekierski, J.R. et coll. «Gluten causes gastrointestinal symptoms in subjects without celiac disease: a double-blind randomized placebo-controlled trial», American Journal of Gastroenterology , vol. 106, n° 3, mars 2011, p. 508-515.
    Il faut savoir que les deux articles de Sapone et al, publiés par un regroupement de 16 spécialistes du domaine, démontrent clairement que les personnes qui souffrent d’une intolérance au gluten, (maladie différente de la maladie coeliaque) qu’ils qualifient de « Gluten Sensitivity (GS)», ont toutes les raisons d’éviter cet aliment. Ils concluent, tout comme Biesiekierski et collaborateurs et bien d’autres auteurs, que les individus qui souffrent de GS sont difficiles à diagnostiquer et que le retrait du gluten améliore la santé, et que la réintroduction de l’aliment en question provoque à nouveau une détérioration de la santé. Selon ces derniers, c’est la seule façon fiable de diagnostiquer cette maladie.
    Quelles personnes pensez-vous sont les plus à même de vous donner une information objective et précise concernant les problèmes reliés au gluten? Les scientifiques et médecins chercheurs, spécialisés dans ce domaine qui cherchent constamment à approfondir leurs connaissances sur la pathogénèse des maladies d’inflammation chronique ou des médecins praticiens et des nutritionnistes qui croient que consommer du gluten est indispensable au maintien d’une bonne santé? Ne pas oublier que plusieurs peuples tels les Japonais consomment peu ou pas de gluten.
    Jacqueline Lagacé, Ph.D.

     26
  • Par GAETAN LORD
    31 Août 2013

    ""C’est un régime monotone, très difficile à suivre. On finit par toujours manger la même chose. Je ne le recommande à personne, à moins d’être malade», souligne Bernard Lavallée.""

    Ma fille de 14 ans a ete diagnostique il y a 7 ans. Toute notre petite famille (2 adultes et 3 enfants) mangeons sans gluten les diners et soupers sauf pour les pates. Lorsque l'on se donne la peine, ce regime n'est pas restrictifs, et loin d'etre monotone. Je suis d'accord qu'il pourrait y avoir carence, et c'est pourquoi nos dejeuners demeurent a base de cereales. Par contre je suis fortement en desaccord avec le commentaire de monotonie.

    J'invite les gens a visiter le site soscuisine.com qui offre des equivalents de recettes sans gluten.

     21
  • Par MARC PARÉ
    02 Septembre 2013

    C'est incroyable que l'on puisse qualifier un régime sans gluten de "monotone, difficile à suivre". Comment peut-on dire que l'on sacrifie le goût lorsque l'on coupe les pâtes, le pain et les aliments transformés pour les remplacer par davantage de légumes, de fruits, de viande et de produits d'origine animale (lire : de vrais aliments) ?
    Évidemment, si les gens remplacent les barres tendres avec gluten par des barres tendres sans gluten, ils sont perdants, d'autant que les produits sans gluten ne sont pas toujours fortifiés avec les mêmes vitamines et minéraux. Mais on peut choisir de manger différemment plutôt que de substituer des aliments industriels par d'autres aliments industriels sans gluten. Il ne faut surtout pas penser que l'on mange "santé" lorsque l'on mange du pain "brun", qui contient souvent beaucoup de farine blanche, et dont même la farine de blé entière est hypermoulue. On a beau ajouter des minéraux à de telles farines, ce ne sont pas des aliments comparables à la viande, aux légumes et aux fruits du point de vue de la densité nutritionelle.

    J'ai perdu 50 livres en un an et demi (et je maintiens ce poids depuis quelques mois déjà) en réduisant puis éliminant les aliments transformés et la plupart des céréales et je mange mieux que jamais, sans jamais avoir faim. L'article dit bêtement : "Manger trop fait grossir, mais (...) en coupant le pain et les pâtes, on mange moins, donc on perd du poids". Comme si la simple élimination d'une catégorie d'aliments entraînait magiquement la réduction de l'appétit et ne pouvait mener à manger davantage d'autres aliments. L'alternative suggérée pour perdre du poids est encore plus désarmante : "Il y a des façons plus efficaces de maigrir, comme de diminuer les portions et de bouger davantage". Il est absolument époustouflant que des nutritionnistes puissent encore penser que les gens sont gros parce qu'ils décident de trop manger et de ne pas assez bouger. Comme s'il n'y avait pas de facteurs métaboliques qui expliquaient le manque d'énergie ou l'appétit déréglé des gens en surpoids. On passe sous silence l'importance des problèmes métaboliques, dont certains sont directement liés à la surconsommation d'aliments transformés (incluant les produits à base de farine) et on répète la bonne vieille formule culpabilisante : vous êtes gros parce que vous êtes paresseux et glouton. Pathétique !

    Marc Paré, Montréal

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  • Par LYNDA FAVRON
    12 Septembre 2013

    Je ne comprends pas cette nouvelle "attaque" pour l'alimentation sans gluten, surtout de la part du Collège des médecins ! Ce n'est pas sérieux ! Si on suit cette alimentation, ce n'est pas pour maigrir, c'est pour redevenir en santé en évitant les produits que notre corps accepte mal tout simplement! De plus en plus de nutritionnistes et diététistes s'entendent pour dire que le blé et ses dérivés ainsi que les produits laitiers ne sont pas bons pour la santé. De plus, on ne coupe pas les pâtes et le pain, on les remplace par leur équivalent fabriqué avec d'autres produits. Quelle carence ? comment peut-on honnêtement parler de carence ? Avec quelle preuve ? Je suis cette alimentation depuis presque deux ans et mes problèmes inflammatoires ont disparu et cela m'avait été recommandé par une physiothérapeute ! Monotone ? si c'est le seul danger, on ne fera pas de procès là-dessus, c'est juste un manque d'imagination comme pour les personnes qui mangent toujours la même chose parce qu'elles n'osent pas essayer. On évite les aliments tout préparés car maintenant on lit les étiquettes et on constate qu'il y a énormément de produits chimiques, des fois plus que les ingrédients ! J'aimerais que le Collège des médecins fasse une étude plus approfondie avant de sortir une telle ineptie, pour rester polie. Cela ressemble plus à un commentaire sans fondement, exprimé vite fait par une personne, qui est malheureusement à la tête du Collège des médecins. Est-il spécialisé dans l'étude des aliments et des conséquences sur la santé ? Je respecte énormément les médecins mais ils n'ont pas la science infuse sur tout, sinon il n'y aurait pas de spécialistes. Serait-ce du lobbying de la part des compagnies dont les revenus commencent à s'en ressentir...

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