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Regain d’intérêt pour les soins dentaires et l’orthodontie

Par Johanne David
soins-dentaires

Les visites chez le dentiste et les professionnels des soins dentaires ont repris graduellement depuis l’été dernier avec l’implantation de mesures sanitaires additionnelles. Et pas que pour le détartrage et le plombage des dents : les coquilles, implants et autres traitements d’orthodontie gagnent en popularité. Pourquoi?

«En temps normal, les adultes représentent environ 25 % de notre clientèle. Mais, depuis le début de la pandémie, on enregistre une forte demande provenant de cette tranche de la population, une hausse de près de 10 %», indique la Dre Manon Voyer, orthodontiste et présidente de l’Association des orthodontistes du Québec (AOC).

Investir dans sa santé

Selon la Dre Voyer, cet engouement est dû en partie au fait qu’avec les restrictions imposées depuis le début de la crise sanitaire, les Québécois ont réduit leurs dépenses. Ils entendent maintenant consacrer une partie de leurs économies à leur santé.

«Ce que j’entends, c’est que les gens ont décidé de prendre soin d’eux-mêmes. Leurs priorités ont changé: ils choisissent d’investir dans leur santé et dans leur bien-être, et ils veulent améliorer leur estime d’eux-mêmes. Ils se disent : ‘’J’ai des sous, je suis à la maison et j’ai le temps – c’est le bon moment!’’, explique la Dre Voyer. Il faut dire qu’aujourd’hui, avec les coquilles (aligneurs) transparentes, plus discrètes que les broches, les adultes sont plus disposés à recourir à l’orthodontie.»

Améliorer son sourire et sa santé

Mais n’allez pas croire que les consultations ne portent que sur des problèmes d’esthétique. «Les traitements d’orthodontie permettent d’améliorer votre sourire, mais aussi votre santé», insiste la présidente de l’AOQ. En effet, les traitements visent à aligner les dents pour en améliorer l’apparence, mais aussi parce que la malocclusion (lorsque les dents du haut ne sont pas bien alignées avec celles du bas) peut rendre difficile la mastication et entraîner l’usure de certaines dents. Les dents désalignées sont plus difficiles à brosser, ce qui augmente la possibilité de caries et de maladies des gencives.

Rattraper le temps perdu

Les autres dentistes spécialistes disent aussi avoir plus de visites, sans pouvoir évaluer la hausse. Cette dernière pourrait être attribuable au fait que les cliniques dentaires ont été fermées pendant plus de trois mois (seules les urgences étaient traitées) et que les professionnels des soins dentaires sont en mode rattrapage depuis l’été dernier.

C’est le cas, entre autres, du Dr Philippe Martineau, parodontiste (spécialiste qui diagnostique et traite les maladies et affections de la gencive et de l’os et des implants dentaires) et président de la Fédération des dentistes spécialistes du Québec. «Bien qu’on ait fait de la télédentisterie au début de la pandémie, il a fallu reprendre le retard accumulé. Imaginez, on a dû annuler plus de 600 rendez-vous au printemps! Notre liste d’attente ne désemplit pas depuis l’été dernier. Cela dit, il est vrai qu’on enregistre une certaine hausse des demandes de traitements en implantologie dentaire», explique le Dr Martineau.

Selon le parodontiste, cette popularité pour les implants dentaires pourrait s’expliquer par le fait qu’ayant réduit leurs dépenses, les gens ont plus d’argent à leur disposition et se permettent de remplacer leur prothèse partielle amovible par un implant dentaire (plus coûteux). «D’autant que ça n’embête plus le patient d’avoir une ou plusieurs dents manquantes [la pose d’implant se fait en plusieurs étapes] puisqu’il reste à la maison!», explique le Dr Martineau.

Filtration, dépistage et désinfection

La reprise des activités a demandé une certaine réorganisation dans les cabinets de dentistes. «On a installé des panneaux de verre pour diviser nos salles et un système de filtration pour contrôler les aérosols», explique la Dre Manon Voyer. «J’ai dû rallonger mes heures de travail cet été et j’ai engagé un employé pour coordonner la salle d’attente, car, avec les mesures additionnelles – questionnaire de dépistage, désinfection des lieux, etc. –, on n’arrivait pas. Mais tout est bien organisé aujourd’hui», soutient la Dre Voyer.

Un peu de taponnage

À la coordination de la salle d’attente, s’ajoute la coordination des communications. «Il faut savoir que les parents ne peuvent pas accompagner leurs enfants dans la salle d’attente et doivent rester dans leur véhicule. Ils nous appellent lorsqu’ils [les enfants] sont arrivés et les font monter à la clinique. Nous les prenons en charge dès leur arrivée. Après le traitement, on leur donne les infos d’usage – date du prochain rendez-vous, mesures à prendre dans l’intervalle, etc. Sachant que le message risque de ne pas se transmettre en totalité (surtout chez les petits de 7 ans!), on communique avec les parents pour leur dire comment ça s’est déroulé et faire le suivi. C’est un peu de taponnage, mais on ne se plaindra pas, les clients sont contents», précise la Dre Voyer.

En toute sécurité

Des clients contents et pas du tout inquiets, selon un récent sondage de l’Ordre qui indique que 9 patients sur 10 affirment n’avoir aucune crainte de contracter le virus lors de leur visite chez le dentiste. «Nos membres font preuve de vigilance et de rigueur pour appliquer les protocoles et les activités se poursuivent en toute sécurité», tient à préciser le président de l’Ordre des dentistes du Québec, le Dr Guy Lafrance.

>> À lire aussi : Retour chez le dentiste au temps de la pandémie

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