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Québec se prépare pour la saison de la grippe

Par Marie-Eve Shaffer
vaccin-grippe

Le virus de l’influenza a été très peu présent au Québec en 2020. Est-ce que ce sera encore le cas cette année ? Les autorités de santé publique demeurent à l’affût et préparent la campagne de vaccination annuelle pour le 1er novembre.

Le confinement décrété en mars 2020 ainsi que l’implantation de mesures sanitaires sévères (fermetures de commerces, interdiction des rassemblements, etc.) ont provoqué une baisse radicale de l’activité grippale, qui comprend l’influenza et les infections respiratoires virales. À tel point qu’entre la fin du mois d’août et le 5 décembre 2020, seulement quatre cas d’influenza ont été repérés au Québec, d’après l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ). Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec (MSSS) avait même mis fin prématurément à sa campagne de vaccination, en janvier 2021.

Cette année, cinq cas ont été répertoriés en date du 9 octobre. À quoi peut-on s’attendre pour la saison ? «C’est très difficile de répondre parce que ce qu’on connaissait des virus avant la pandémie a complètement changé. Tout est transformé du côté de la circulation saisonnière», admet la Dre Rodica Gilca, médecin-conseil à l’INSPQ.

Le port du masque, le lavage fréquent des mains et la distanciation physique, qui font désormais partie du quotidien, brouillent les pistes des épidémiologistes. À cela, s’ajoute la diminution des voyages à l’étranger, qui favorisent la transmission de virus. 

Qui plus est, la saison de l’influenza dans l’hémisphère sud, analysée pour prévoir l’activité grippale au Québec, a été calme. En Australie, 534 infections ont été détectées cet été (leur hiver). «C’est très peu. Habituellement, il y en a des milliers», rapporte la Dre Gilca en précisant que l’État australien contrôle rigoureusement la circulation intérieure, mais aussi celle venant de l’extérieur du pays. Il vient d’ailleurs de mettre fin à un confinement de quatre mois visant à freiner la transmission du variant Delta de la COVID-19.

«Probablement que l’influenza ne va pas se propager comme avant [au Québec], mais c’est une hypothèse. On a parfois de grandes surprises», mentionne la Dre Gilca. Elle évoque le virus respiratoire syncytial, qui s’attaque aux jeunes enfants pendant l’automne et l’hiver. Il était absent en 2020, mais, depuis le début du mois de septembre, il revient en force. «On ne sait pas pourquoi ça arrive, mais c’est un phénomène mondial», dit la médecin-conseil de l’INSPQ.

La vaccination se prépare

Malgré l’incertitude, la campagne de vaccination contre l’influenza se mettra en branle le 1er novembre. Vous pouvez déjà prendre rendez-vous dans la plateforme Clic Santé. Le ministère de la Santé souhaite que le vaccin contre la grippe diminue le nombre de co-infections. «Les symptômes semblent plus sévères si vous contractez les deux virus au même moment», précise la Dre Gilca.

Si vous faites partie des personnes à risque de développer des complications dans le cas où vous contractez le virus de la grippe, vous pourrez obtenir le vaccin gratuitement dans une pharmacie, un CLSC, un centre médical, une clinique médicale ou une clinique de vaccination mise en place pendant la pandémie de COVID-19.

Le vaccin est recommandé aux personnes âgées de 75 ans et plus, à celles qui sont atteintes d’une maladie chronique, aux femmes enceintes (deuxième et troisième trimestre), ainsi qu’à leur entourage, aux parents, frères et sœurs d’un enfant de moins de six mois et aux travailleurs de la santé.

Les personnes âgées de 60 à 74 ans ainsi que les enfants de 6 à 23 mois peuvent aussi être vaccinés sans débourser quoi que ce soit.

Si vous ne faites pas partie des groupes jugés prioritaires, vous pouvez quand même obtenir le vaccin dans une pharmacie, un CLSC, un centre médical ou une clinique de vaccination, mais vous devrez acquitter des frais, qui varient selon les endroits.

Les aînés en résidence

Les aînés qui habitent dans un centre d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD) ou dans une résidence privée recevront le vaccin contre l’influenza à partir de la mi-octobre, précise Marie-Louise Harvey, porte-parole du ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). «Cette année, la vaccination contre l’influenza sera offerte simultanément avec la vaccination contre la COVID-19 (3e dose) chez les clientèles visées en CHSLD, RPA, RI-RTF», précise-t-elle par courriel.

Les vaccins

Le MSSS fournira quatre vaccins aux cliniques de vaccination : le Flulaval Tetra, le Fluzone Quadrivalent, le Fluzone Haute dose Quadrivalent et le Flumist Quadrivalent, qui doit être vaporisé dans le nez.

«La composition des vaccins contre la grippe est ajustée annuellement en fonction des souches de virus de l’influenza qui circuleront probablement au Canada au cours de l’automne et de l’hiver», précise le MSSS sur son site internet.

L’efficacité des vaccins varie de 30 à 60 %, selon la souche de l’influenza qui se propagera.

Comme pour les vaccins contre la COVID-19, il faut s’attendre à ressentir des effets secondaires, comme de la douleur au bras et l’apparition d’une rougeur ou d’un gonflement. Des douleurs musculaires, la perte d’appétit, un mal de tête et de la somnolence sont aussi possibles.

À l’occasion, les personnes vaccinées font de la fièvre, ont la nausée ou éprouvent de la difficulté à respirer. Si les symptômes s’aggravent, il est recommandé de consulter un professionnel de la santé.

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