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Prendre soin de la santé mentale des enfants pendant la pandémie de COVID-19

Par Marie-Eve Shaffer
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Faute de pouvoir fréquenter ses amis à l’extérieur de l’école et de pratiquer ses activités préférées, votre enfant déprime pendant la pandémie de COVID-19? Des moyens simples existent pour l’aider à traverser cette période difficile.

Comme les adultes, les jeunes subissent les impacts des nombreuses consignes sanitaires imposées pour freiner la propagation du virus. «C’est tout à fait normal qu’un enfant soit plus anxieux et qu’il éprouve de la difficulté à dormir. Ça va de soi avec la situation dans laquelle on vit», souligne Geneviève Fecteau, directrice générale de l’Association canadienne pour la santé mentale de Montréal (ACSM) - filiale de Montréal.

«Il faut parler de ces émotions, poursuit-elle. Il ne faut pas les encapsuler dans un cadre clinique ou médical. Ça peut donner à l’enfant le signal que, dès qu’il se sent mal, ce n’est pas normal, alors que c’est normal.»

Voici ce que vous pouvez faire, comme parent, pour aider votre enfant.

Être à l’écoute

Au-delà des consignes de base pour prendre soin de sa santé mentale – bien manger, bouger, dormir suffisamment, etc. –, il est nécessaire que votre enfant s’exprime. «Il faut être à l’écoute de son anxiété, indique Geneviève Fecteau. Comment imagine-t-il l’avenir? L’écoanxiété était déjà présente chez plusieurs jeunes avant la pandémie. Comment se sent-il maintenant par rapport aux enjeux environnementaux et sanitaires?» Une bonne discussion peut aider votre enfant à faire la part des choses.

Normaliser les émotions

Votre enfant a peut-être l’impression d’être le seul à ressentir un mal-être pendant la pandémie. Il doit comprendre qu’il n’en est rien. N’hésitez pas à lui confier que, tout comme lui, vous vivez du stress et que vous êtes bouleversé par la tournure des événements. «Il ne faut pas aller trop loin pour éviter de déstabiliser l’enfant, prévient Mme Fecteau. Mais lui expliquer que tout le monde subit les effets de la pandémie et qu’il est normal de se sentir ainsi l’aidera à accepter ses émotions.»

Encourager la socialisation, même virtuelle

Une exposition prolongée aux écrans est néfaste, tant au niveau physique que mentale. Malgré tout, Geneviève Fecteau vous conseille de faire preuve de souplesse puisque votre enfant peut communiquer avec ses amis grâce à l’ordinateur, la tablette ou le téléphone intelligent. «C’est primordial qu’il socialise pendant qu’il se développe émotivement et physiquement. Il faut qu’il reste en contact comme il le peut [avec ses semblables].» Elle ajoute que ces relations virtuelles doivent demeurer saines et équilibrées, d’où l’importance de parler de cyberintimidation, de sextage et de sextorsion avec votre enfant.

Faire preuve de créativité

La pandémie a chamboulé la routine et remis en question certains rituels sociaux. Toutefois, avec un peu d’imagination, il est possible de les recréer. La directrice générale de l’ACSM de Montréal donne l’exemple des bals de finissants organisés avec les moyens du bord en juin dernier. «Ce n’est pas juste un party anodin, mentionne-t-elle. C’est un passage qui permet de mettre un terme à une période de la vie.» Défilé des finissants, tapis rouge virtuel et bal dans un cinéparc: des enseignants ont fait preuve d’une grande créativité. «Ils ont eu un effet très positif sur la santé mentale des jeunes», note Geneviève Fecteau.

Demander de l’aide

Si la déprime empêche votre enfant de vaquer à ses occupations, de faire des projets et de profiter de la vie, il y a lieu de s’inquiéter, surtout si son état s’aggrave. «Dans le cas où il manifeste une humeur dépressive, des troubles alimentaires ou qu’il s’automutile, il faut aller consulter un professionnel», insiste Mme Fecteau.

N’hésitez pas à faire appel à un psychologue ou à un organisme communautaire. Sur le site de Tel-Aide, des ressources communautaires sont proposées. «Il y a des intervenants qui ne sont pas des psychologues, mais qui peuvent vous aider», assure Geneviève Fecteau. S’il y a une liste d’attente, inscrivez votre nom. Vous pourriez être appelé plus rapidement que prévu.

Quelques ressources

• Coffre à outils pour accompagner les jeunes dans leurs besoins émotionnels et relationnels en contexte de pandémie de la Fondation Jasmin Roy

• Dossier coronavirus de Jeunesse J’écoute

• Dossier Pandémie de la COVID-19: conseils psychologiques et informations au grand public de l’Ordre des psychologues du Québec

• Programme Adap.t de l’Association canadienne de santé mentale, filiale Montréal

Les lignes d’écoute

• Association québécoise de prévention du suicide: 1 866-277-3553

• Jeunesse J’écoute: 1 800-668-6868

• Ligne Parents: 1 800-361-5085

•  Tel-Jeunes: 1 800-263-2266

• Tel-Aide: 514 935-1101

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