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Pfizer perd… et gagne

Par Jean-François Gazaille

Le géant pharmaceutique mondial Pfizer devra verser 1,5 million de dollars US à une Américaine qui affirme que le Provera, un traitement hormonal de la ménopause, est à l’origine de son cancer du sein.

Il s’agit d’une sixième rebuffade judiciaire pour Pfizer aux États-Unis. Depuis 2006, la société pharmaceutique a perdu six des neuf procès devant jury mettant en cause l’un ou l’autre de ses traitements de la ménopause. Le 31 décembre 2009, la Cour supérieure de Pennsylvanie a confirmé le verdict rendu en mai 2007 par un jury devant la Cour de première instance de Philadelphie. Les jurés avaient alors conclu que Upjohn, filiale de Pfizer et fabricant du Provera, avait omis de renseigner adéquatement la plaignante, Merle Simon, des risques de cancer liés à l’utilisation du médicament qu'elle a pris entre 1992 et 1996.

La Cour a enjoint le fabricant à lui verser une indemnisation de 1,5 million de dollars US. Or, quatre mois plus tard, la juge qui avait présidé le procès renversait cette décision, estimant que Mme Simon aurait dû poursuivre Pfizer plus tôt. La Cour supérieure de Pennsylvanie, devant laquelle l’affaire a été portée en appel, a donc rejeté ce jugement en expliquant qu’il était «entièrement déraisonnable» de croire que les femmes puissent connaître les risques liés aux hormones substitutives avant la publication, en 2002, d’une étude indépendante qui établissait clairement un lien entre ces traitements et le cancer du sein.

Le Provera est une hormone substitutive destinée à atténuer certains symptômes de la ménopause comme les bouffées de chaleur, les sautes d’humeur et les sueurs nocturnes. Deux semaines plus tôt, Pfizer a cependant remporté une victoire devant les tribunaux. Le 14 décembre, la Cour suprême de l’État de New York a rejeté une requête en recours collectif intentée par 23 femmes qui accusaient Pfizer et plusieurs autres sociétés pharmaceutiques d’avoir induit en erreur les médecins et les patientes en commercialisant des médicaments insuffisamment testés. Les plaignantes avaient toutes contracté un cancer du sein après avoir utilisé des traitements hormonaux de la ménopause comme le Provera, le Premarin et le Prempro.

Source: Bloomberg

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