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Pêche durable: les épiceries s’améliorent!

Par Rémi Leroux
Peche durable epiceries sameliorent

Le classement 2012 de Greenpeace montre que les supermarchés améliorent leurs pratiques en matière de pêche durable. Mais ces efforts sont-ils suffisants?

Greenpeace a passé au crible huit chaînes de supermarchés au pays afin de vérifier leur mode d’approvisionnement en produits de la mer. En 2011, trois seulement avaient obtenu la note de passage décernée par l’organisation écologique, qui souligne les efforts consentis par les grands épiciers pour se ravitailler en produits plus durables. «Cette année, sept chaînes ont reçu la note de passage. La compagnie Overwaitea Food Group (OFG) est même la première à entrer dans la catégorie "verte"», relève Charles Latimer, responsable de la campagne Océans de Greenpeace.

Cette mention honore non seulement les prises de décision en faveur du développement durable, mais également la mise en œuvre concrète d’actions auprès des fournisseurs et des consommateurs. «Pour obtenir un bon pointage, les chaînes de supermarchés doivent établir un plan d’action précis et l’appliquer à tous les produits contenant des poissons et des aliments de la mer», souligne Charles Latimer.

Les supermarchés doivent par ailleurs éviter de vendre des espèces menacées figurant sur la Liste rouge de Greenpeace. Cependant, les épiciers rechignent encore à ne plus offrir les «gros vendeurs» comme le saumon de l’Atlantique ou les crevettes tropicales.

Palmarès de Greenpeace - Classement 2012 des supermarchés 

1. Overwaitea 72 %
2. Loblaw 68 %
3. Safeway 63 %
4. Metro 56 %
5. Walmart 55 %
6. Sobeys 54 %
7. Co-op 54 %
8. Costco Wholesale 43 %

>> À lire aussi: Pêche au thon, existe-t-il des choix responsables ?

À l’épicerie, comment s’y retrouver?

Sur les tablettes des supermarchés, l’information à l’intention des consommateurs a été renforcée. Le groupe Metro a, par exemple, établi un programme d’étiquetage pour ses produits issus de la pêche et de l’aquaculture, y compris pour les produits surgelés. «Sont indiqués le nom scientifique de l’espèce, le lieu d’où elle provient ainsi que la façon dont elle a été pêchée, détaille Marie-Claude Bacon, directrice principale aux affaires corporatives chez Metro. Des affiches ont également été installées dans les magasins pour présenter ce nouvel étiquetage et apporter l’information nécessaire au client.»

La traçabilité des produits est un critère important de l’évaluation de Greenpeace. Safeway travaille aussi à la mise en place d’un «projet pilote d’étiquetage qui permettra d’afficher des informations au sujet de la méthode de pêche ou d’élevage de certaines espèces», souligne Greenpeace.

De son côté, le groupe Co-op a lancé un programme éducatif qui comporte plusieurs volets: une meilleure signalisation en magasin, des brochures d’information et un étiquetage spécifique pour afficher la durabilité des produits.
Charles Latimer estime qu’il reste encore beaucoup de travail à faire. «Il faut encourager les supermarchés et sensibiliser la population, car les océans sont toujours en danger», dit-il.

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  • Par FRANCE MAICE
    05 Juillet 2012

    Bravo pour le suivi à ce sujet. Plus nous en parlerons, plus nous serons bien informés, mieux se porteront nos océans. Les consommateurs de poissons ont une grande part de responsabilité et doivent laisser savoir à leurs détaillants, leur préoccupation à l'égard de ce qui se trouvent "sur les tablettes".

    Le client doit aussi exigé d'être bien informé, par des étiquettes qui mentionnent la provenance du produit et la façon dont il a été pêché.

    Soyons vigilants.

    France Maice