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Votre parfum est-il dangereux?

Par Mise en ligne : 23 juin 2011

Shutterstock

Parfum dangereux Shutterstock

La Fondation David Suzuki dénonce un manque de transparence dans la composition des cosmétiques, dont certains produits chimiques pourraient s’avérer dangereux.

Les parfums, shampoings et autres crèmes de soin contiennent-ils des produits nocifs pour la santé ou pour l’environnement? Selon la Fondation David Suzuki, qui a récemment mené une étude sur le sujet, certaines fragrances chimiques contenues dans ces produits de grande consommation pourraient avoir une incidence sur la santé.

En effet, phtalates, muscs synthétiques et autres ingrédients irritants peuvent déclencher des allergies, de l’asthme ou des migraines. 

Une faille dans la loi

Problème: il est difficile, voire impossible, de repérer ces substances. Et c’est bien là ce qui inquiète la Fondation Suzuki. Lisa Gue, analyste des politiques de santé environnementale, explique que les fabricants de cosmétiques «refusent de fournir la liste complète des ingrédients chimiques utilisés pour “parfumer” leurs produits». 

Selon elle, c’est une faille dans le Règlement sur les cosmétiques du gouvernement fédéral qui serait à l’origine de ce manque de transparence: «Les fabricants peuvent classer sous le nom générique de “parfum” n’importe quel ingrédient utilisé dans la fabrication d’un cosmétique pour “produire ou masquer une odeur”.» 

D'après la Fondation, près de 3 000 produits chimiques sont utilisés comment ingrédients de fragrance, et ce dans des centaines de combinaisons.

Santé Canada réfute cette interprétation et soutient qu'il «réglemente les cosmétiques de manière très rigoureuse». Leslie Meerburg, du service des relations avec les médias au ministère, confirme que dans le cas des fragrances «les entreprises peuvent soit énumérer chaque ingrédient qui compose la fragrance, soit employer le mot “parfum” pour représenter ces groupes d’ingrédients». Une approche conforme aux conventions internationales, précise Ottawa.

Secret commercial

Par l’intermédiaire de ses sympathisants, la Fondation Suzuki a demandé à 44 entreprises de cosmétiques et à leurs filiales si elles accepteraient de fournir la liste complète des produits chimiques utilisés dans leurs différentes gammes de produits. Les fabricants ont refusé en mettant en avant le secret commercial, ou même leur ignorance (lorsque les fragrances sont fournies par des sous-traitants).

Certaines, comme Unilever ou Procter & Gamble, ont même fait savoir qu’elles n’aborderaient la question des ingrédients dans les fragrances «que si le médecin de famille d’un consommateur en faisait la demande». 

De son côté, Santé Canada explique que, «dans la plupart des cosmétiques contenant des fragrances, les ingrédients parfumés sont présents à des concentrations qui seraient qualifiées de “négligeables” dans le produit final».

La Fondation Suzuki ne conteste pas le fait que les compagnies respectent les exigences de la législation canadienne. Mais elle recommande, précisément, de renforcer cette législation. Pour une plus grande transparence et dans l’intérêt des consommateurs.

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