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Mettre fin au chaos de l’étiquetage alimentaire

Par Lise Bergeron Mise en ligne : 18 Mars 2010 Shutterstock

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Les informations affichées sur les produits alimentaires sont souvent trompeuses. Un urgent ménage s’impose, estime le Center for Science in the Public Interest (CSPI).

Allégations non fondées, malhonnêtes, exagérées, confondantes, etc., la liste des bêtises qu’on peut lire sur les produits alimentaires est longue. C’est du moins le constat du CSPI dans son rapport Food Labeling Chaos publié ce mois-ci. Selon l’organisme américain de défense des consommateurs, les multinationales de la bouffe comme Kellogg, Nestlé, Kraft et General Mills, utilisent des allégations santé à tort et à travers pour vendre leurs produits.

Par exemple, un jus dont la présentation laisse entendre qu’il prévient l’arthrite parce qu’il est additionné de glucosamine ou un gruau prétendument bon pour les artères parce qu’il renferme du thé vert. Or, le thé vert n’est pas en lien avec la santé cardiaque, mais plutôt avec la prévention du cancer, selon la Food and Drug Administration (FDA).

Jeter de la poudre aux yeux

Le CSPI a relevé des dizaines d’exemples où les fabricants contreviennent à la réglementation en mettant de l’avant certains avantages de leurs produits afin de mieux en cacher la piètre qualité générale. Par exemple, des pâtes au poulet et au brocoli qui contiennent plus de sel que de brocoli (déshydraté de surcroît), et des friandises dont l’emballage présente une variété de fruits, mais qui renferment surtout du sirop de maïs et du sucre.

Les mots «naturel» et «grains entiers» sont aussi apprêtés à toutes les sauces. Comment un produit qui contient du sirop de maïs à haute teneur en fructose peut-il prétendre être naturel, questionne le CSPI. Et comment un fabricant de muffins anglais peut-il clamer haut et fort qu’ils sont faits de grains entiers, alors qu’ils contiennent davantage de farine blanche et d’eau que de blé entier? Même chose avec le fameux «0 gras trans» écrit bien en évidence sur nombre d’étiquettes, mais qui cache parfois un taux élevé de gras saturé.

Le rapport pointe également les allégations qui lient certains nutriments au renforcement du système immunitaire. Or, un seul ingrédient peut-il vraiment aider à combattre les infections et tenir la grippe à distance?, demande le CSPI, qui presse par ailleurs la Food and Drug Administration (FDA) américaine d’accélérer sa révision de l’étiquetage nutritionnel et de sévir auprès des entreprises délinquantes.

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