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Noël en famille et le Jour de l’An dans votre bulle

Par Marie-Eve Shaffer
noel

Oubliez les grandes fêtes de Noël au cours desquelles vous faites la bise à toute la parenté. Québec vous autorise à célébrer sobrement pendant seulement quatre jours cette année, sous réserve de l’évolution de la pandémie de COVID-19 dans les prochaines semaines.

Si le système de la santé demeure en mesure de soigner les patients atteints de la maladie jusqu’au 17 décembre – date limite à laquelle Québec pourrait renverser sa décision –, vous pourrez organiser des rassemblements d’au plus dix personnes du 24 au 27 décembre, peu importe le nombre de familles réunies. Au Jour de l’An, vous devrez rester dans votre bulle familiale. Aucun party de bureau ne sera permis.

Si vous avez des symptômes de la COVID-19, pas question de réveillonner. Vous devrez rester isolé.

«Ce n’est pas parce qu’on donne une permission pendant quatre jours qu’il faut fêter pendant quatre jours», a insisté le directeur national de la santé publique, le Dr Horacio Arruda. Il vous recommande de participer à une ou deux fêtes de Noël tout au plus pour éviter une grande propagation du virus. 

Les mesures sanitaires maintenues

Pendant les rencontres de Noël, vous devrez régulièrement vous laver les mains, éviter de partager des objets avec les autres et conserver vos distances avec les membres de votre famille, particulièrement les personnes âgées. Si vous vous approchez d’un aîné, assurez-vous que ce contact soit de courte durée – moins de 15 minutes – et portez un masque.

«Ça se peut que des grands-parents aient peur, trouvent que c’est trop risqué et préfèrent annuler ces rassemblements. Il faut que tout le monde au Québec respecte ça», a indiqué le premier ministre François Legault.

Les déplacements entre les régions ne sont pas recommandés. Si vous décidez de visiter votre parenté dans une autre région que la vôtre, redoublez d’efforts pour minimiser les risques de propagation du virus.

Isolement préventif

Une semaine avant et une semaine après les festivités de Noël, le gouvernement du Québec vous demande de réduire au maximum les contacts. Il presse d’ailleurs les entreprises à préconiser le télétravail, sinon à ralentir leurs activités.

Dans les écoles primaires et secondaires, les cours seront donnés à distance à partir du 17 décembre. Les élèves du primaire seront de retour derrière leur pupitre au cours de la première semaine de janvier, comme le prévoit le calendrier scolaire, alors que les jeunes du secondaire reviendront sur les bancs d’école à partir du 11 janvier. «Ce ne sont pas des vacances, dit le premier ministre. Il y aura un contact [entre les enseignants et les enfants] par visioconférence ou par téléphone tous les jours.»

Pendant ces journées où les élèves poursuivront les apprentissages à distance, les services de garde seront ouverts pour les enfants des travailleurs des services essentiels, soit ceux œuvrant dans les milieux de la santé et de l’éducation. Les écoles spécialisées continueront d’accueillir leurs élèves.

Sophie, une mère de famille de Rimouski, a poussé un soupir de soulagement à la suite de l’annonce du gouvernement du Québec. Jacob, son fils, a accumulé du retard en français pendant le grand confinement du printemps. «Il s’est repris, mais c’est fragile», souligne-t-elle.

La réflexion était tout autre chez Jessica, une mère de deux enfants qui fréquentent une école primaire de la Rive-Nord de Montréal. Avant même l’annonce du gouvernement, elle songeait à retirer ses enfants de l’école à la mi-décembre dans l’espoir de pouvoir visiter les grands-parents pendant le temps des fêtes. Ils sont tous à risque de développer des complications s’ils contractent la COVID-19.

«Si mes enfants avaient des difficultés, je n’y penserais même pas, mais ça va assez bien», confie-t-elle en précisant qu’elle approuve la décision de Québec d’imposer l’école à distance pendant quelques jours. Seulement, elle aurait aimé que la période de confinement volontaire avant Noël compte au moins dix jours.

Le gouvernement du Canada souligne en effet que la majorité des personnes atteintes de la COVID-19 développent des symptômes 11 jours après avoir été exposées au virus.

«[Dans ces circonstances], je trouve qu’il y a un risque quand on s’apprête à côtoyer des personnes vulnérables, dit Jessica. Et la famille qu’on voit en deuxième devient aussi plus à risque, il me semble.»

Un test de dépistage avant Noël?

Pour éviter tous les risques de propagation, vous planifiez de subir un test de dépistage dans les jours précédant Noël? Mauvaise idée. «C’est très dangereux de se fier à un test qui est négatif et de penser qu’on ne peut pas contaminer quelqu’un. Avant que le test devienne positif, ça prend un certain temps», a mentionné le Dr Arruda.

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, indique que vous devez vous présenter dans un centre de dépistage pour un test si vous avez des symptômes, si vous avez été en contact avec une personne qui en ressent ou qui est atteinte de la COVID-19, ou si un enquêteur épidémiologique vous contacte. «On ne va pas se faire tester juste pour s’assurer qu’on n’a pas la COVID», rappelle M. Dubé.

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