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Malaria: les demi-vérités de la pub

Par Lise Bergeron
Malaria publicite

Une pub incite les vacanciers qui iront dans les Antilles cet hiver à prendre un médicament contre la malaria. Mais cette publicité est loin de dire toute la vérité!

Photo: publicité parue dans La Presse, samedi 6 février 2010

 

La publicité ci-contre fait partie de l’arsenal de l’industrie pharmaceutique qui, faute de pouvoir faire de la publicité directe au Canada, prend des détours pour «informer» sa clientèle.

Dans ce cas-ci, on nous renvoie à un site Internet pour en savoir plus sur la malaria.

Or, une fois sur le site, rien n’indique d’où émanent les conseils; il faut fouiller sous «Information juridique» pour constater que c’est GlaxoSmithKline, le fabricant de l’antipaludique Malarone, qui nous informe des risques de cette maladie transmise par certains moustiques.

«Ah bon? La malaria n’est pas réservée aux pays africains? Si je vais à Cuba cet hiver, je devrai suivre un traitement préventif?», s’inquiète-t-on.

Pas si vite! Une petite recherche sur le site de l’Agence de la santé publique du Canada nous apprend que très peu de régions des Antilles sont touchées par la malaria: la région de La Altagracia (incluant Punta Cana et Bavaro) et les régions rurales de la République Dominicaine bordant Haïti, l’île de Great Exuma aux Bahamas (où deux cas sporadiques sont survenus entre janvier et avril 2008) ainsi que la capitale de la Jamaïque, Kingston (où la malaria, éradiquée depuis 41 ans, a resurgi de façon très limitée, selon l’Agence).

Il faut savoir aussi que le moustique porteur de la malaria agit seulement du crépuscule à l’aube et que plusieurs cas de résistance aux antipaludiques ont été signalés dans le monde au cours des dernières années. L’Organisation mondiale de la santé invite d’ailleurs les instances médicales à utiliser judicieusement ces médicaments afin d’endiguer la résistance.


Conseils

Alors, comme le conseille la publicité, vous pouvez toujours en parler à un médecin (préférablement spécialisé en santé voyage, car il est plus susceptible de connaître les foyers d’éclosion actuels), mais vous pouvez aussi adopter certaines précautions simples comme porter des manches longues et des pantalons le soir, dormir avec un moustiquaire autour de votre lit et mettre un bon chasse-moustique à base de DEET.

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