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Les 4 principaux risques pour la santé en avion

Par Danielle Verville
Les 4 principaux risques pour la santé en avion

L’environnement confiné de la cabine d’un avion peut avoir un effet néfaste sur votre santé. Voici les précautions à prendre pour vous protéger.

1. La déshydratation

L’air de la cabine provient à 50 % de l’extérieur. L’autre moitié est recyclée 20 fois par heure par des filtres HEPA qui éliminent 99,9 % des particules, ce qui constitue une protection efficace contre les virus. «L’air que vous respirez en avion est plus propre que celui de la plupart des bureaux, où l’air est recyclé 12 fois par heure, précise le Dr Vincent Poirier, spécialiste en médecine aéronautique et conseiller médical principal pour les passagers à Air Canada. Par contre, le bas taux d’humidité, qui se situe entre 10 et 20 %, affaiblit vos barrières naturelles microbiennes et vous rend plus apte à contracter un virus par les yeux ou le nez.»

Conseils. Hydratez-vous bien avant et pendant le vol: un litre d’eau dans les heures qui précèdent le départ et deux verres d’eau par heure pendant le vol. Évitez l’alcool et le café, qui déshydratent. Portez des lunettes plutôt que des verres de contact, car ceux-ci assèchent l’œil. Apportez dans votre bagage à main une solution saline ou un vaporisateur nasal (à utiliser au besoin), de la crème hydratante et un baume pour les lèvres.

>> À lire aussi: Palmarès des 5 meilleures compagnies aériennes

2. La propagation des virus

Les virus du rhume et de la grippe peuvent vivre jusqu’à 72 heures sur une surface en plastique. Ainsi, le Norovirus, qui provoque une gastroentérite sévère, peut vivre jusqu’à sept jours. «Malheureusement, dans l’avion, certaines personnes déposent leurs mouchoirs souillés et des déchets dans la pochette qui est devant eux… En fait, ce n’est pas tant l’avion qui est dangereux, mais bien vos gestes, comme de porter les mains à votre visage sans les avoir lavées. Avant le vol, vous êtes allé aux toilettes, avez pris un taxi, avez ouvert des portes, touché des boutons d’ascenseur… autant d’occasions d’être contaminé», dit le Dr Poirier.

Conseils. Apportez des lingettes désinfectantes et du liquide antiseptique pour les mains. Avec les lingettes, essuyez votre plateau rétractable et vos accoudoirs. Lavez-vous régulièrement les mains et évitez de les porter à vos yeux, votre nez ou votre bouche, en vous rongeant les ongles, par exemple.

3. Les risques de thrombophlébite
Le risque de souffrir d’une thrombophlébite, c’est-à-dire une inflammation d’une veine due à un caillot sanguin, augmente lors des vols de plus de huit heures.

Conseil. Essayez de marcher toutes les deux heures; dans cette optique, il est avisé de choisir un siège près de l’allée. En position assise, faites des exercices avec les mollets et les jambes et ne portez surtout pas de vêtements trop serrés. Si vous êtes plus à risque, par exemple parce que vous avez déjà souffert d’une phlébite ou d’une embolie pulmonaire, si vous avez subi une chirurgie importante, si vous êtes atteint d’un cancer, d’une maladie de la coagulation du sang, si vous êtes obèse ou en fin de grossesse, enfilez des bas de soutien et parlez-en à votre médecin, qui pourrait au besoin vous prescrire des anticoagulants.

4. Les problèmes liés à l’hypoxie
En cabine, la pression de l’air équivaut sensiblement à celle enregistrée au sommet d’une montagne de 1 525 à 2 440 mètres. L’air qu’on respire au sol contient 21 % d’oxygène, mais, plus on monte, plus la pression atmosphérique distancie les molécules d’oxygène les unes des autres. «On est tous soumis à un stress hypoxique en vol, affirme le Dr Poirier. Par contre, si vous avez des problèmes respiratoires ou cardiaques, une anémie sévère ou une maladie pulmonaire chronique, vous avez besoin d’un pourcentage d’oxygène bien précis pour ne pas développer de nouvelles pathologies, comme de l’angine ou un infarctus.»

Conseils. Discutez avec votre médecin afin de vous assurer que vous êtes apte à prendre l’avion. Dans le cas où vous auriez besoin d’un apport d’oxygène supplémentaire à bord, vous devez réserver vos bonbonnes auprès de votre compagnie aérienne de 48 à 72 heures avant le vol.

Photo: Shutterstock

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  • Par MARIE-CLAUDE BLOUIN
    05 Janvier 2015

    solution saline, crème hydratante, liquide antiseptique... tous des liquides qui risquent de rester à la barrière! Vous devez bien savoir qu'il y a de strictes règles en ce qui concerne les liquides qu'on apporte à bord.

     3
  • Par Richard Lemay
    05 Janvier 2015

    La qualité de l’air y est généralement bonne mais comme vous le mentionnez, l’air y est plus sec. De plus, les vols au dessus des régions polaires et les vols à haute altitude rencontrent de l’air avec une plus forte quantité d’ozone qui est très irritant pour les voies respiratoires. Certains avions peuvent reconvertir l’ozone en oxygène. Les conseils que vous donnez sont fort judicieux. Les quantités de liquide permises étant limitées il faut prévoir des contenants plus petits. Une autre suggestion est de porter un masque d’hôpital dans lequel on place un petit tampon démaquillant imbibé d’eau.

     2
  • Par Rejeanne Magnan
    05 Janvier 2015

    Si on apporte des liquides de 100 ML et moins il faut les placés dans un sac style Ziploc et pas de problème a bord...