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La grippe circule très peu encore cette année

Par Marie-Eve Shaffer
grippe Shutterstock.com

Le virus de l’influenza se transmet davantage cette année qu’en 2020-2021, mais moins qu’avant la pandémie de COVID-19. Les habitudes acquises pendant la crise sanitaire – le port du masque, le lavage des mains et la distanciation physique – freinent encore une fois la propagation de l’infection à l’influenza.

Selon les données publiées le 15 janvier 2022 par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), 56 cas d’influenza A et à peine 13 cas d’influenza B ont été répertoriés depuis le mois de septembre dans les laboratoires sentinelles. Le virus s’est davantage propagé au mois de décembre, où un pic a été atteint dans la semaine précédant la fête de Noël, avec une vingtaine de cas signalés. L’an dernier, moins d’une dizaine de cas ont été rapportés.

Pour la Dre Rodica Gilca, médecin-conseil à l’INSPQ, les mesures sanitaires mises en place pour freiner la transmission de la COVID-19 ont permis de minimiser le nombre de personnes atteintes de la grippe, particulièrement à la fin du mois de décembre et au début de janvier alors qu’elles ont été renforcées.

«Quand on resserre les mesures sanitaires, il n’y a plus de transmission de la COVID-19 et il n’y a plus de transmission d’influenza», résume-t-elle.

La saison de la grippe est-elle terminée pour autant? Non, d’après la médecin-conseil de l’INSPQ, car le virus risque de circuler encore pendant les mois de février, mars et avril. «Tout dépend de ce qu’on va faire, avise la Dre Gilca. Il y a un relâchement des mesures sanitaires avec le retour des enfants à l’école. Cela pourrait faire augmenter la transmission du virus de la grippe.»

Vaccination contre la grippe

Il est d’ailleurs toujours possible de recevoir le vaccin contre la grippe, même si la campagne de vaccination a pris fin le 15 janvier dernier. Il suffit d’en faire la demande dans le portail Clic Santé.

Rappelons que la vaccination contre la grippe est gratuite pour les enfants de 6 à 23 mois, les femmes enceintes au deuxième et troisième trimestre, les aînés âgés de 60 ans et plus, les travailleurs de la santé ainsi que les personnes souffrant d’une maladie chronique.

«Les vaccins [contre la grippe] peuvent être administrés jusqu’à la date de péremption ou jusqu’à ce que la formulation pour la nouvelle saison soit disponible», indique le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS).

Entre le 1er octobre 2021 et le 15 janvier 2022, pas moins de 1,46 million de personnes ont reçu le vaccin contre la grippe, selon les données du MSSS. C’est un peu moins qu’en 2020-2021 (1,64 million de personnes vaccinées) et un peu plus qu’en 2019-2020 (1,19 million de personnes vaccinées).

«On a vacciné sans trop savoir ce qui nous attendait, avance la Dre Gilca. C’était la bonne chose à faire parce qu’on voulait prévenir les cas de grippe chez les personnes plus vulnérables.»

Co-infection grippe-COVID-19

Même si l’influenza circule moins, une personne peut contracter la maladie simultanément avec la COVID-19, dont le variant Omicron qui se propage rapidement, mais une telle co-infection est «très peu probable», selon la Dre Rodica Gilca.

L’INSPQ a détecté un seul cas de double infection influenza-COVID-19 au cours de la surveillance qu’il effectue depuis le début de la saison de la grippe.

Comme l’indiquent les Centres pour le contrôle et la prévention des infections aux États-Unis, les symptômes des deux maladies sont pratiquement les mêmes – fièvre, toux, difficultés respiratoires, fatigue, douleurs musculaires, maux de tête, etc. –, ce qui fait qu’il est impossible de les distinguer, à moins de subir un test de dépistage.

Une personne atteinte de la COVID-19 et de la grippe risque-t-elle des complications plus sévères? Une étude américaine rendue publique en 2021 par le National Jewish Health et l’Université du Colorado avance que le virus de l’influenza A fait en sorte qu’un individu atteint est plus susceptible de contracter la COVID-19 et de développer des lésions aux poumons.

Le taux de mortalité des personnes combattant une co-infection serait 19 % plus élevé, indique par ailleurs une étude de l’Université du Wisconsin publiée en 2021. Ses auteurs se sont intéressés aux gens infectés à la COVID-19 qui souffraient au même moment d’une maladie virale ou bactérienne.

>> À lire aussi: Rhume, grippe, COVID-19... comment distinguer les symptômes? et 6 choses à savoir sur la troisième dose de vaccin contre la COVID-19

 

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