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Homéopathie: inefficace, selon un rapport britannique

Par Frédéric Perron

Un comité scientifique et technologique a déposé lundi un rapport accablant sur l’homéopathie.

D’après le Science and Technology Committee, l’homéopathie ne repose sur aucune base scientifique plausible et son efficacité n’a pas été démontrée au-delà de l’effet placébo. Le Collège des médecins du Québec (CMQ) partage l’avis du comité britannique. «Selon nous, l’efficacité de l’homéopathie se limite à l’effet placébo», affirme le Dr Yves Lamontagne, président du CMQ. Dans son rapport de 275 pages, le Science and Technology Commitee recommande au gouvernement britannique de cesser de financer les cliniques et les produits homéopathiques. Il conseille aussi à l’État de ne plus accorder de licences pour les produits homéopathiques.

Efficace sur les animaux?

Selon Ginette Beaulieu, présidente du Syndicat professionnel des homéopathes du Québec, l’homéopathie va au-delà de l’effet placébo car elle permet de soigner des animaux et des plantes. Or, dans une note adressée au comité britannique, Edzard Ernst, professeur de médecine complémentaire à l’Université Exeter (Royaume-Uni) et ancien homéopathe, souligne que les études sur les animaux ne sont pas plus concluantes que celles menées sur les humains. «Ce n’est pas parce qu’on ne prouve pas l’efficacité de l’homéopathie avec les méthodes traditionnelles de recherche qu’elle ne fonctionne pas, affirme Mme Beaulieu. L’homéopathie tient compte de l’ensemble des facteurs physiques, psychologiques et sociaux de la personne. Avec la façon dont les études sont menées, on ne tient pas compte de ces facteurs. Dans ma clinique, je vois des résultats.»

«Aujourd’hui, nous n’arrivons pas à démontrer le mécanisme d’action des produits homéopathiques avec exactitude, mais nous avons des pistes qui nous permettront de le faire un jour», croit pour sa part Majid Djoudi, président de l’Association pharmaceutique homéopathique du Canada. Au pays, les fabricants de produits homéopathiques doivent démontrer l’innocuité, la qualité et l’efficacité de leurs produits pour obtenir un numéro d’identification de médicament homéopathique (DIN-HM) de Santé Canada. Toutefois, compte tenu du nombre élevé de demandes, certains produits n’ont pas encore obtenu ce numéro.

Similitudes et grandes dilutions

L’homéopathie repose sur quelques grands principes. Selon celui des similitudes, un produit qui cause des symptômes chez une personne en bonne santé peut faire disparaître ces mêmes symptômes chez un malade s’il est administré à petite dose. Un autre grand principe est celui des hautes dilutions. Selon l’homéopathie, le fait de diluer une substance dans l’eau ou dans un mélange d’eau et d’alcool jusqu’à la disparition complète ou quasi complète des molécules de cette substance augmenterait son potentiel curatif.

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