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Greenpeace presse Clover Leaf de «changer de thon»!

Par Lise Bergeron
Greenpeace vs Clover leaf

En ciblant la principale marque de thon en boîte au Canada, l’organisme dénonce le saccage de la vie marine qu’entraine la pêche industrielle.

La plus récente campagne de Greenpeace vise particulièrement le géant du poisson en boîte Clover Leaf. L'organisme écologiste accuse notamment l'entreprise de s’approvisionner auprès de pêcheries utilisant des techniques qui menacent la survie de plusieurs espèces, comme les tortues de mer, les requins et les raies.

Pourtant, sur son site Internet, Clover Leaf dit prendre des mesures pour minimiser son impact sur les ressources de la mer, admettant du même souffle qu’aucune technique n’est parfaite. En fait, dit Greenpeace, derrière les conserves de thon vendues à bas prix et le discours rassurant de l’entreprise se cachent des pratiques aux conséquences désastreuses.

«La pêche à la senne effectuée à l’aide de DCP (dispositifs de concentration de poissons, qui sont des objets flottants qui attirent plusieurs espèces marines dans les filets) menace des thons dont les stocks sont en déclin, tels le thon obèse et le thon albacore, qui figurent sur la Liste rouge de Greenpeace. À un stade juvénile, ils sont souvent confondus avec du thon listao très prisé par l’industrie, ce qui empêche ces espèces de se régénérer», écrit Greenpeace dans un communiqué publié le 26 mai 2011.

>> À lire aussi: Évaluation de plus de 100 thons en conserve

Des pratiques désastreuses

Ainsi, même si les tablettes des supermarchés regorgent de produits, les stocks mondiaux de thon et d’autres poissons sont en train de s’effondrer. «Clover Leaf dit attendre les résultats de recherches pour changer ses pratiques, mais pendant ce temps, des milliers de tonnes d’espèces marines sont tuées chaque année pour remplir les conserves de Clover Leaf, explique Virginie Lambert Ferry, responsable de la campagne Océans chez Greenpeace. C’est inacceptable».

L’édition 2011 de son classement des 14 principales marques de thon en conserve vendues au Canada révèle en effet que les entreprises ne mettent pas vraiment leurs politiques de pêche durable en application. Si bien que certaines techniques entrainent tellement de prises accessoires (poissons non ciblés, mais empêtrés dans les filetsou bycatch) que celles-ci pourraient remplir l’équivalent de près de un milliard de conserves de thon chaque année, ajoute la porte-parole de Greenpeace.

Un courriel au pdg de Clover Leaf

Pour faire pression sur l’industrie de la mise en conserve, Greenpeace invite les consommateurs à envoyer un courriel au pdg de Clover Leaf afin de lui demander d’opter pour le thon durable.

>> À lire aussi: Pêche au thon, existe-t-il des choix responsables ?

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  • Par SYLVIE LAPOINTE
    05 Janvier 2012

    Que serait l'industrie sans les consommateurs qui la fait vivre grassement? Le pdg de Clover Leaf est certainement mort de rire puisque les produits de cette compagnie sont couramment achetés par les consommateurs avides de thon, le tout soutenu par toutes sortes d'espèces d'experts en nutrition voulant sauver la santé du bon monde et faire maigrir tout ce beau monde également, largement publié dans les journaux, y compris ceux gratuits dans le métro de Montréal, et diffusé partout où c'est possible. Dans le fond, qui sont les vrais coupables? La compagnie qui raconte des histoires de pêche durable à qui veut bien l'entendre, vrai pas vrai, ou les gens qui ne demandent pas mieux que de la croire afin de profiter de ses produits, beaux, bons, pas chers? Concrètement, beaucoup de gens s'en fichent de l'environnement! Pas besoin d'être pdg.

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  • Par Odette Palardy
    26 Février 2013

    C'est simple il faut boycotter le thon Clover Leaf. Par contre il faut bien comprendre que l'alimentation éthique coûte plus cher. Sans vouloir excuser la soif de profits pour les multinationales, lorsque comme consommateur on recherche toujours les prix les plus bas, nous faisons aussi partie du problème.

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  • Par SYLVIE LAPOINTE
    05 Janvier 2012

    Je reviens sur ce sujet et les consommateurs de thon. Justement, avez-vous lu le journal gratuit 24 Heures publié par Québécor le 3 juin dernier? Recette au thon frais. Voyez-vous, pour eux autres, ce n'est pas un problème, le thon. Bonnes gens, dépêchéz-vous d'en bouffer avant qu'il n'en reste plus. Après, on s'en fiche. Les thons et leur disparition, c'est pas notre problème. Un petit journal comme le 24 Heures n'est pas soutenu par les thons et autre espèces menacés, ni par les environnementalistes, mais par des commanditaires commerciaux. Donc, ne pas encourager la consommation des thons, le journal 24 Heures (et probablement d'autres du même genre) a d'autre chose à faire que de s'en soucier.