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Fin du gaspillage dans les supermarchés?

Par Céline Montpetit

Un nouveau Programme de récupération en supermarchés, déployé par les Banques alimentaires du Québec, permettra de récupérer les denrées invendues, y compris la viande, dans les supermarchés participants, soit Provigo, Maxi, Metro, Super C et IGA, et ce, à travers le Québec.

Première initiative du genre au Canada, ce programme de récupération «est né d’un projet pilote qui avait déjà permis de récupérer plus de 2,5 millions de kilos de denrées auprès de 177 magasins en 2016», précise Annie Gauvin, directrice générale du réseau des Banques alimentaires du Québec.

Ce projet pilote a permis de définir la meilleure façon de procéder pour répondre aux besoins, qui diffèrent selon les régions. Le projet a notamment été testé en Mauricie, en Beauce et en Estrie.

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Selon Annie Gauvin, grâce à une subvention de 395 200 $ accordée par Recyc-Québec dans le cadre de la lutte contre le gaspillage alimentaire, le projet peut maintenant être déployé à plus grande échelle. «L’objectif est de réussir à récupérer 8 millions de kilos de denrées annuellement d’ici 5 ans, avec la participation de 611 magasins», explique la dirigeante de l’organisme.

Il s’agit d’aliments devant être retirés des étalages parce qu’ils sont sur le point d’être périmés. Au lieu d’être jetés, ils sont immédiatement congelés puis acheminés vers les 19 banques alimentaires «Moisson» réparties à travers le Québec.

La subvention servira notamment à organiser la logistique entourant la récupération et la distribution des denrées. «Il s’agit par exemple de s’assurer qu’il y a partout des congélateurs pour entreposer la nourriture.

Et d’en planifier le transport, ce qui signifie, notamment, d’envisager l’achat d’un camion réfrigéré et de réaliser des partenariats avec des entreprises de camionnage qui peuvent nous prêter leur véhicule en dehors de leurs heures de service. Le transport représente un défi dans certaines régions, comme l’Abitibi, où il y a de longues distances à parcourir», explique Annie Gauvin.

Tout le monde sera gagnant dans ce projet, soutient la directrice. À commencer par les 400 000 personnes, dont 150 000 enfants, qui font appel aux banques alimentaires chaque mois et pour qui les denrées sont actuellement insuffisantes.

De plus, la récupération de ces aliments permet de contribuer à la réduction du gaspillage alimentaire, un enjeu auquel sont sensibles un nombre grandissant de dirigeants dans l’industrie alimentaire, croit Annie Gauvin.

La récupération de ces denrées a aussi un impact environnemental, car elle permet de réduire les gaz à effet de serre à raison de 7 000 tonnes d’eq Co2 par année. Cela correspond au retrait de 1 499 voitures sur la route, estime l’organisme.

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