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Le couple Obama veut des enfants moins gros

Par Nicolas Mesly
Antibiotiques et obesite pas de panique

Le régime Obama pour enrayer l’épidémie d’obésité infantile aux États-Unis consiste à manger sainement à peu de frais. La recette n’est pourtant pas si simple.

Photo : iStockphoto

Washington - Le tiers des enfants américains sont obèses et la première dame des États-Unis, Michelle Obama, vient de lancer, en février 2010, sa campagne «Let’s Move». Objecfif : mobiliser parents, médecins, directeurs d’école et leaders de communautés pour enrayer le fléau de l’obésité infantile… en une génération.

Comment? Grâce à la promotion et à l’accès à une alimentation saine et peu dispendieuse. Le coût engendré par les maladies liées à l’obésité telles que le diabète, les maladies cardiaques et le cancer s’élève à plus de 147 milliards US $ par année.

Au moment où la réforme de la santé végète au Congrès américain, le président Barack Obama met aussi son grain de sel dans l’engagement de son épouse en créant ce mois-ci un Comité spécial bipartisan sur la lutte contre l’obésité infantile doté d’un budget de 350 millions US $.

Programmes inefficaces

Si le manque d’exercice physique, les heures passées devant la télé et l’excès de junk food sont facilement pointés du doigt pour expliquer cette maladie endémique au pays de l’abondance, «la très grande majorité des programmes de prévention de l’obésité chez les enfants ne fonctionnent pas. Et nous ne comprenons pas pourquoi», explique le professeur de pédiatrie et expert en comportement alimentaire Tom Baranowski, du Baylor College of Medecine au Texas.

«Les enfants provenant de foyers où l’insécurité alimentaire est élevée sont moins portés à faire du surpoids. Tandis que les enfants qui proviennent d’un foyer où la sécurité alimentaire est élevée vont manger de la crème glacée en quantité pour diminuer leur stress. Nous sommes loin de tout comprendre des mécanismes psychologiques liés à l’alimentation», explique Elta Saltos, chef du programme d’alimentation humaine et de programmes concurrentiels au tout nouvel Institut national de l’alimentation et de l’agriculture (NIFA).

Créé en octobre 2009, l’établissement vise entre autres à promouvoir la recherche en nutrition et en santé. Il dispose d’un budget de 25 millions $ US à cet effet pour financer des recherches échelonnées sur cinq à 10 ans.

Le directeur exécutif du NIFA, Rajen Anand, croit pour sa part que les Américains vont devoir changer radicalement de culture pour vaincre l’obésité en changeant l’alimentation dans les écoles, en construisant plus de trottoirs dans les villes et des marchés de fruits et légumes frais à portée des consommateurs.

Outre les institutions, quelque 200 entreprises privées accompagnent les Obama dans leur lutte contre l’obésité infantile, dont le YMCA et General Electric. Cette dernière entend commercialiser au printemps prochain un four à micro-ondes capable de donner le temps de cuisson des aliments et leur valeur calorifique. Mais il faudra certainement plus qu’un gadget pour enrayer ce fléau de l’obésité infantile.

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