Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

Des Québécois s’attaquent aux géants de la livraison de repas

Par Catherine Crépeau
livraison-repas

Des entreprises québécoises ont décidé de concurrencer les géants de la livraison de repas à domicile comme Uber Eats, DoorDash et SkipTheDishes en diminuant les frais pour les restaurateurs qui font appel à leurs services. Elles souffrent toutefois d’un manque de notoriété auprès des consommateurs.

La pandémie a fait que les restaurants sont devenus dépendants de la livraison et des grosses plateformes qui l’assure, comme Uber Eats, SkipTheDishes, Foodora, DoorDash et À la carte express (ALCE). Mais la facture est lourde. Pour les restaurateurs… et les clients.

Des frais qui font grimper la facture

Les restaurateurs qui utilisent ces services pour livrer des repas à leurs clients doivent payer des commissions qui peuvent atteindre 30 % de la commande, d’après l’Association Restauration Québec (ARQ). S’ajoutent souvent des frais de service et de livraison, généralement payés par le client, qui varient de 2 à 6 $. Ceux-ci dépendent du montant de la facture et du restaurant concerné.

Ces frais grugent les profits des restaurateurs qui demandent depuis quelques mois aux géants de diminuer leurs commissions. Le gouvernement du Québec songe d’ailleurs à légiférer pour limiter les frais imposés par les services de livraison.

Des services de livraison moins chers et québécois

Il existe toutefois des solutions de rechange à ces géants de la livraison. Des applications et plateformes québécoises proposent aux restaurateurs des services similaires, mais avec des frais de commission beaucoup moins élevés.

Par exemple, la plateforme de paiement et de livraison Chk Plz, basée à Montréal, réclame 30 $ par mois aux restaurateurs et des frais de livraison de 6 à 10 $ par commande. Ueat, une plateforme québécoise qui livre un peu partout dans la province, elle, ne prend pas de commission en pourcentage sur la valeur des repas; le restaurateur a un forfait et paie moins de 1 $ de frais sur chaque commande. Les services de Pizzli, pour leur part, coûtent aux restaurateurs 3 % du prix des commandes taxes comprises. Les frais de livraison, qui s’ajoutent à la facture, peuvent être payés par le client ou par le restaurateur. Quant à RestoLoco, qui dessert des restaurants du Grand Montréal, de Québec et du Saguenay, elle facture 13 % des frais de chaque commande à livrer.

À l’instar des géants de la livraison, les plateformes et applications québécoises permettent de commander auprès des restaurants pour lesquels la livraison est offerte dans votre secteur. Même plus besoin d’aller sur le site de votre restaurant!

C’est d’ailleurs un aspect qui incite les restaurateurs à utiliser les services des Uber Eats et compagnie. La notoriété de ses plateformes est propice à attirer de nouveaux clients qui ne connaissent pas leur établissement, ce que les entreprises québécoises, moins connues, ne peuvent pas encore faire. Le défi des restaurateurs est de fidéliser ces nouveaux clients et ainsi les encourager à commander directement sur le site transactionnel du restaurant afin d’éviter les commissions.

En fait, pour avoir un accès direct à son restaurateur préféré, il n’y a rien de mieux que d’aller vérifier les options de livraison sur son site Web… ou de téléphoner, selon l’ARQ.

>> À lire aussi : Comment encourager les restaurants pendant le confinement?

CORRECTION 17/02/2021: Les services de Pizzli coûtent près de 3 % du prix de la commande aux restaurateurs et non 6% comme nous l'avions écrit dans la première version du texte. 

  Ajouter un commentaire

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier à commenter.