Votre navigateur n'est plus à jour et il se peut que notre site ne s'affiche pas correctement sur celui-ci.

Pour une meilleure expérience web, nous vous invitons à mettre à jour votre navigateur.

COVID-19: quelles sont les activités de votre quotidien les plus risquées?

Par Marie-Eve Schaffer
party-jeunes-covid

Aller au cinéma ou rencontrer des amis dans un bar? Visiter des parents à l’intérieur ou faire un coucou à grand-maman à l’extérieur? Alors que la deuxième vague de la pandémie de COVID-19 est déclenchée au Québec, comment évaluer le risque associé à vos activités?

Le risque zéro n’existe pas pendant la pandémie, indique le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) sur son site internet. D’après l’agence fédérale américaine, trois critères, qui sont aussi mis de l’avant par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), déterminent si votre activité est risquée:

  • elle se déroule à l’intérieur, dans un lieu où il y a peu de ventilation venant de l’extérieur;
  • l’endroit est bondé de gens;
  • la distanciation physique est difficile à maintenir et les participants ne portent pas de masque.

«Quand les trois critères sont réunis, c’est plus dangereux», avise Benoît Mâsse, professeur en médecine sociale et préventive à l’École de santé publique de l’Université de Montréal.

Le CDC ajoute que lorsque vos interactions sociales sont plutôt longues, les risques d’infection augmentent. Le niveau de propagation du virus dans votre région doit aussi être considéré, d’après l’agence américaine. Plus le virus circule, plus vous êtes à risque de l’attraper.

Les risques accrus

Manger dans un restaurant et aller dans un bar font partie des activités les plus risquées puisque les trois critères avancés par les autorités de santé publique s’appliquent.

«En plus, dans un bar bondé, on ne connaît pas le niveau de risque de chacun. On ne sait pas si une personne est allée dans trois partys dans la dernière semaine. Avec l’alcool, c’est plus difficile de maintenir une distance et les masques ne sont pas toujours portés», explique M. Mâsse.

Le CDC a rapporté, dans une analyse des résultats de 314 tests de dépistage à la COVID-19, que les personnes infectées étaient deux fois plus susceptibles d’avoir visité un bar ou un restaurant que celles qui n’avaient pas contracté la maladie.

Le système d’alerte conçu par le gouvernement du Québec impose d’ailleurs des restrictions à ces établissements commerciaux quand la propagation du virus s’intensifie dans une région. Les fêtes privées et les grands rassemblements, qui se tiennent à l’occasion d’un mariage, de funérailles, d’un spectacle ou d’une cérémonie religieuse, sont également visés si la courbe des infections est à la hausse.

«Lorsque vous faites un party avec 20 personnes, votre maison est généralement petite pour un tel groupe. Elle n’est pas bien ventilée parce qu’elle ne laisse pas de l’air entrer de l’extérieur et sortir. Et souvent, personne ne porte le masque. C’est pour cela que ces fêtes mènent à des éclosions», illustre Benoît Mâsse.

Les risques faibles

A contrario, vous êtes moins à risque de contracter la COVID-19 pendant une balade dans un parc, en disputant un match de tennis ou en faisant du camping dans votre véhicule récréatif. Ces activités se déroulent à l’extérieur, elles n’entraînent pas de grand rassemblement et la règle de distanciation peut être facilement respectée.

«Faire une ronde de golf, ce n’est pas une activité risquée, mais aller manger dans un club house, c’est une autre histoire», nuance Benoît Mâsse.

Des échelles de risques

Entre les activités les plus hasardeuses et celles qui ne le sont pas du tout, il y a tous les loisirs et toutes les tâches du quotidien, comme aller se faire couper les cheveux, faire l’épicerie ou s’entraîner dans un gymnase, qui comportent un certain danger.

Des échelles détaillant le niveau de risque des occupations les plus communes ont notamment été produites par l’Association médicale du Texas et les consultants américains en santé publique réunis au sein de la firme de services-conseils COVID-19 RECoVERY Consulting.

Vous êtes ainsi plus susceptible de contracter la COVID-19 en allant travailler au bureau qu’en allant à l’épicerie, d’après l’équipe de consultants. Les médecins du Texas avancent pour leur part que vous courez davantage de risque pendant une visite à la plage que pendant un séjour de deux nuits à l’hôtel.

Au Québec, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) refuse d’évaluer la part de risque que comportent les activités quotidiennes. «Le fait de faire une échelle d'activités peut créer un faux sentiment de sécurité, indique-t-il dans un échange de courriels. L’idée, c’est que les gens soient vigilants idéalement en tout temps et en se rappelant que les mesures qui fonctionnent le mieux sont la distanciation et la limitation des contacts.»

Benoît Mâsse estime pour sa part que de départager les activités risquées de celles qui ne le sont pas, selon les mesures sanitaires mises de l’avant au Québec, est souhaitable.

Faute d’une échelle de risques conçue selon les mesures sanitaires mises en place au Québec, le professeur de l’Université de Montréal vous conseille de réduire vos contacts sociaux et d’évaluer vos activités selon les critères énoncés par les autorités de santé publique afin d’éviter celles qui présentent le plus de risque. Par exemple, plutôt que de rassembler des amis à la maison trois fois par semaine, il est préférable d’organiser une seule rencontre, le samedi, à l’extérieur, dans le respect des règles de santé publique.

>> À lire aussi: COVID-19: un employé sur quatre autorisé à retourner au bureau

  Ajouter un commentaire

L'envoi de commentaires est un privilège réservé à nos abonnés.

Il n'y a pas de commentaires, soyez le premier à commenter.